Lien vers ce message 15 Mai 2015, 20:32
Publié le 15-05-2015 Par RFI

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Véhicule calciné des Nations unies photographié près de Beni le 5 mai 2015.
AFP PHOTO/KUDRA MALIRO


Les agressions se répètent dans le territoire de Beni, entraînant chaque fois des morts. La population se pose des questions sur l'efficacité des unités de l'armée gouvernementale, positionnées dans la contrée.

Des morts, des centaines de morts en quelques mois. Le territoire de Beni vit une situation tout à fait particulière. On accuse la rébellion ougandaise Allied Democratic Forces (ADF), mais jusqu’ici l’armée congolaise n’a pas réussi à empêcher le massacre à grande échelle, qui se déroule dans toute la contrée, constatent les observateurs.

Présente sur le terrain, la force onusienne Monusco est défiée par les agresseurs, selon les mêmes observateurs. Acculé par la population, le gouverneur du Nord-Kivu Julien Paluku a, il y a quelques jours, mis en cause l’attitude du gouvernement de Kinshasa, qui ne ferait pas assez pour résoudre la situation à l’Est du pays.

A Beni, la société civile ne cesse de demander le changement des responsables locaux de l’armée, qu’elle soupçonne de faire le jeu des agresseurs. Voulant éviter toute polémique, le porte-parole du gouvernement Lambert Mende Omalanga a signifié que des réunions de sécurité se tiennent au jour le jour à huis clos.
 

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