Lien vers ce message 11 Mai 2015, 6:45
Par Loïc Chauveau Publié le 09-05-2015 à 17h00 sciencesetavenir.fr

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Analyse d'un échantillon de sol "exotique" à l'université Rockefeller, à New York. Le but : trouver des bactéries rares. © The Rockefeller University


L'humus regorge de centaines de milliers d'espèces de bactéries qui pourraient cacher des vertus thérapeutiques insoupçonnées.

NUMÉRIQUE. Cet article est extrait du magazine Sciences et Avenir n°819, en vente en mai 2015. Le magazine est également disponible à l'achat en version numérique via l'encadré ci-dessous.

Sur 100.000 à un million d’espèces de bactéries, il y a de grandes chances que certaines cachent des vertus thérapeutiques. L’humus a ainsi déjà produit deux antibiotiques célèbres, la pénicilline et la vancomycine. D’autres découvertes devraient intervenir, notamment grâce à l’augmentation de la puissance des outils génomiques qui permet d’élargir le nombre des espèces décrites dont on pourrait synthétiser la structure. Avec son programme "Drugs from dirt" ("médicaments de la terre") lancé
en janvier 2015, l’université Rockefeller (États-Unis), pousse une autre idée.

L’équipe de Sean Brady lance un appel aux citoyens du monde entier pour qu’ils envoient des échantillons provenant de lieux particuliers (voisinages de volcans, grottes, îles) qui pourraient contenir des bactéries adaptées à ces lieux rares. Les chercheurs annoncent déjà quelques espoirs sérieux.
Un échantillon provenant de l’État du Nouveau-Mexique a livré des composés similaires à l’epoxomicine, molécule utilisée dans des anticancéreux. Et du sud-ouest des États-Unis pourrait émerger une molécule similaire à la rifamycine, un antibiotique efficace notamment contre la tuberculose ou la lèpre. Les brevets sont en cours.
 

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