Lien vers ce message 04 Juillet 2014, 19:53
Les dirigeants des pays de la région des Grands Lacs et de l'Afrique australe réunis au sommet à Lunda en Angola ont convenu, jeudi 3 juillet, de donner un délai supplémentaire de six mois aux FDLR pour qu'ils désarment volontairement.

http://scd.rfi.fr/sites/filesrfi/imagecache/rfi_16x9_1024_578/sites/images.rfi.fr/files/aef_image/FDLR-fighters-in-eastern-DRC.jpgSelon RFI, ce moratoire pourrait empêcher toute intervention militaire, y compris onusienne, contre eux dans les six prochains mois.

Selon le communiqué final des ministres de la CIRGL et de la SADC, la réunion ministérielle conjointe a « pris acte de la décision des FDLR de se rendre et de déposer les armes volontairement ».

« La reddition et le désarmement volontaires doivent être effectués dans les six mois environ à compter du 2 juillet 2014, une évaluation vérifiable étant menée à mi-parcours », précise ce communiqué.

http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/a/a5/Sadc_2008.pngAutre recommandation : « Exiger des FDLR d'effectuer leur reddition complète dans le délai fixé et les avertir des conséquences militaires qui découleront de leur non-respect du délai convenu ».

La réunion ministérielle appelle également à un renforcement du mécanisme créé pour l'évaluation et la mise en œuvre du processus de désarmement et de rapatriement vers le Rwanda.

Aucune autre solution n'est envisagée, notamment pas l'option évoquée par la Monusco et le gouvernement congolais d'un autre pays d'accueil pour ceux qui ne souhaiteraient pas rentrer chez eux.

Ce communiqué a été arraché après de longues heures de discussions, mercredi à Luanda.

Il s’agit d’une véritable bataille rangée, selon l’un des participants, autour de la question du délai accordé aux FDLR. Certains pays comme le Rwanda et l’Angola souhaitaient un délai beaucoup plus court. La durée de trois mois a été évoquée. Finalement, c’est un moratoire de six mois avec une évaluation à mi-parcours « vérifiable » qui a été retenu, comme le souhaitaient surtout les délégations congolaises, sud-africaines et tanzaniennes.

« Le terme vérifiable est très vague et on parle d’environ six mois », regrette un observateur étranger. »

Autre point inquiétant, selon plusieurs sources onusiennes, y compris le groupe d'experts des Nations unies, même s'ils affirment qu'ils ont déposé les armes, les FDLR continuent de recruter et de s'entraîner. Alors comment présumer de leur bonne foi ? Sur quels critères sera faite l'évaluation de mi-parcours prévue par la CIRGL et la SADC qui doit avoir lieu dans les trois mois ? Et comment va réagir la Monusco dont le mandat est de neutraliser ce groupe armé ?

Politiquement, comme militairement, ce communiqué pourrait empêcher toute intervention militaire onusienne dans les six prochains mois. Notamment parce que la brigade d'intervention de l'ONU est composée de militaires issus des pays de la SADC.

Or, le patron de la mission, Martin Kobler, avait fait de la « question FDLR » sa priorité pour 2014.

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Message édité 1 fois, dernière édition par root, 29 Mars 2015, 12:40  
 

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