Lien vers ce message 23 Mars 2015, 13:34
Publié le 23-03-2015
Par RFI


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Quelques semaines avant l'élection présidentielle du 15 avril, les manifestations et les mouvements de grève s'enchaînent au Togo. Ici, dans la capitale Lomé, en décembre 2014.
AFP Photo : Emile KOUTON


La Synergie des travailleurs du Togo (STT) durcit le ton, et le mouvement social s'intensifie dans le pays face au silence et à « l’inaction du gouvernement ». Le mouvement de grève reprend et cette fois, c’est une grève sèche toute la semaine.

La grève reprend de plus belle et cette fois c’est pour cinq jours de la semaine. La Synergie des travailleurs du Togo, initiatrice de la grève, exige un redressement de la grille salariale et le relèvement de la valeur indiciaire.

Sur les 50 000 travailleurs de la fonction publique, plus de 50 % sont issus de l’enseignement. Le mouvement de grève perturbe donc fortement les cours et conduit le gouvernement à fermer certaines écoles temporairement. Les dirigeants de la STT refusent d’aller aux négociations avec les autres centrales syndicales. « Nous voulons des discussions directes avec le gouvernement », confie Gilbert Tsolényanou, le porte-parole de l'organisme.

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Le gouvernement ne partage pas ce point de vue et demande à la centrale syndicale de revenir à la table des négociations. Pour lui, cette grève est sortie de son cadre légal depuis que la STT remet en cause le relevé des conclusions des dernières négociations et a quitté le comité de suivi mis en place pour examiner les autres points de la plateforme de revendication.

Selon Nicoué Octave Broohm, le ministre de l’Enseignement supérieur, le gouvernement vient de procéder à une nouvelle augmentation des salaires dans le cadre des dernières négociations avec une enveloppe d’environ sept milliards de francs CFA qui doit prendre effet à partir de juillet 2015. Visiblement, ce défaut de discussions entre travailleurs et gouvernement risque d'envenimer un conflit social parti pour durer.

 

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