Lien vers ce message 18 Mars 2015, 13:58
Publié le 18-03-2015
Par RFI


http://scd.rfi.fr/sites/filesrfi/imagecache/rfi_16x9_1024_578/sites/images.rfi.fr/files/aef_image/radio%20Okapi_0.JPG
Des membres de la police d’intervention rapide (PIR) de RDC.
Radio Okapi/John Bompengo


À Goma, dans l'est du pays, dix membres du mouvement Lutte pour le changement (Lucha) ont été arrêtés, après s'être rendus devant les locaux de l'Agence nationale de renseignement pour réclamer la libération immédiate de l'un des leurs, détenu depuis dimanche à Kinshasa.

À peine le temps de brandir quelques banderoles : « un citoyen engagé n'est pas un terroriste ». La manifestation à Goma aura duré quelques minutes à peine. Car très vite, des policiers en civils ont encerclé les militants et entraîné de force une dizaine d'entre eux vers les locaux de l'Agence nationale du renseignement. L'interpellation est brutale, selon plusieurs témoins. Une chercheuse belge a même été blessée à l'épaule.

Lire :

>> Egypte signe un contrat de 10 milliards d'euro avec Siemens

>> Pakistan: attentat meurtrier contre la minorité chrétienne

>> RDC: réactions après l’arrestation des activistes africains

>> #RDC - LETTRE OUVERTE AUX RESSORTISSANTS DU KASAI ORIENTAL

Au final, les 2 ressortissants belges sont rapidement libérés, mais dix manifestants congolais sont arrêtés. Pourquoi ? Le mouvement Lutte pour le changement (Lucha) s'interroge. Ils étaient venus demander la libération de leurs amis activistes congolais, sénégalais et burkinabè détenus à Kinshasa depuis dimanche. La mairie avait été informée de l'organisation de leur manifestation pacifique. Il n'y avait donc pas de raison de procéder à des arrestations, selon eux.

Du côté des autorités, aucune explication n'avait été donnée, tard ce mardi soir, à ces nouvelles interpellations.

Enfin à Kinshasa, les quelque trente militants pro-démocratie, arrêtés depuis dimanche, ont passé une nouvelle nuit en détention. Mais la veille, le consul du Sénégal a pu rendre visite aux trois activistes de Y'en a marre et constater leur bon état de santé. Reste à voir maintenant quel sort les autorités congolaises vont leur réserver. Les renvoyer dans leur pays comme le réclame le président du Sénégal et du Burkina Faso, ou les juger pour atteinte à la sécurité de l'Etat.
 

Commentez sur Facebook