Lien vers ce message 17 Mars 2015, 3:43
Publié le 15-03-2015
Par RFI


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A chaque saison des pluies, les quartiers pauvres d'Antananarivo risquent l'inondation (Ici en 2007).
AFP PHOTO/GREGOIRE POURTIER


A Madagascar, dans la capitale, Antananarivo, quelques habitants des bas quartiers tentent de faire changer leur quotidien avec l’aide d’ONG. Après deux mois de pluies et d’inondations, ils veulent prendre les choses en main : nettoyer les ordures qui bouchent les canaux d’évacuation et faire évoluer les mentalités dans ces quartiers pauvres car chaque année, à la saison des pluies, l’eau monte, puis stagne. Et des maladies se déclarent.

Cela fait deux mois que les habitants de Antohomadinika vivent les pieds dans l’eau. Scène inhabituelle ce matin-là : une équipe, armée de fourches et de grands bidons, se charge d’enlever les ordures qui empêchent l’évacuation des eaux usées. Lamine Sarr est volontaire permanent d’ATD Quart Monde, l’ONG qui a lancé l’initiative de ce nettoyage : « On fait le curage des canaux. On fait enlever les ordures aussi. Le souci maintenant, c’est les maladies. Et chaque année, c’est le même cas qui revient. Donc dans un premier temps, il faut déboucher, il faut nettoyer, mais sensibiliser aussi la population pour ne pas mettre des ordures. »

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L’odeur est pestilentielle. Ramariarisoa porte un cache-nez. Elle est l’une des 45 bénévoles mobilisées et habite le quartier. Elle témoigne des mauvaises habitudes dans le voisinage : « Ici, ils jettent leurs ordures devant leurs portes, ils disent que c'est pour empêcher la montée des eaux. Je ne peux pas les empêcher. Et quand les parents demandent à leurs enfants d’aller jeter les poubelles, les enfants jettent les ordures partout dès que personne ne les voit. C’est plus simple que d’aller au bac à ordures. »

Changer les mentalités n’est pas le seul enjeu. Les habitants réclament aux pouvoirs publics des rues pavées au lieu de la terre battue qui se transforme en boue, et surtout un système d’assainissement car les bennes à ordures sont toujours pleines et seulement un quart de la population a accès à des toilettes. Les autres jettent simplement leurs déjections dans la rue.

 

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