Lien vers ce message 11 Mars 2015, 5:12
Publié le 11-03-2015
Par RFI


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Greenpeace dénonce la déforestation incontrôlée en RDC
Greenpeace/DR


Selon l’organisation de défense de la nature Greenpeace, le secteur du bois en RDC qui est toujours en train de se reconstruire après des décennies de guerre est particulièrement peu réglementé. Selon l’ONG Transparency International. En 2014, la RDC se classait 152e sur 175, parmi les plus mauvais élèves dans le secteur.

Le bois illégal est légion dans ce pays qui manque cruellement de réglementation, et où 90% du bois produit l’est en dehors de tout cadre légal. En 2002, la République démocratique du Congo a réformé son code forestier. À l’intérieur, un certain nombre de règles de bonne conduit, mais le texte est incomplet. Tout un tas de mesures d’application en sont toujours absentes. L’Etat congolais manque de capacité, mais aussi de volonté politique pour réglementer le secteur du bois.

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Résultat : les infractions, même de la soixantaine d’entreprises forestières qui ont pignon sur rue, ne sont que rarement détectées. Et si elles le sont, les sanctions ne sont pas assez dissuasives. Des faiblesses dont profitent certaines compagnies, selon les experts.

Plus de 90% de l’économie du bois est informelle

Mais surtout, à l’heure actuelle, plus de 90% de l’économie du bois est informelle. Elle se fait sans réglementation, ni aucune perception de taxe - si ce n’est sous forme de corruption -. Aujourd’hui, les concessions industrielles ne représentent par exemple que 10% de l’exploitation forestière du pays, soit 300 000 m3 de bois par an.

Or entre 3 et 4 millions de m3 de grumes, soit 10 fois plus sont produits et vendus au Congo, sans aucune réglementation. Enfin, environ 1 million de m3 de bois part chaque année de l’est du Congo vers les pays voisins de façon totalement clandestine. Un business qui continue de profiter à des groupes armés et certains notables. L’Etat est d’ailleurs le grand perdant, selon le Think Tank Africa Progress Panel, puisque 17 milliards de dollars échapperaient ainsi aux économies de la région à cause du trafic de bois, au détriment de l’Etat, donc, mais aussi et surtout de la forêt.
 

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