Lien vers ce message 30 Juin 2014, 5:42
Comme Hillary, Chelsea Clinton est douée d'un phénoménal sens des affaires. En politique, elle se contente pour l'instant de donner un coup de main à sa génitrice. En attendant mieux ?

http://www.jeuneafrique.com/photos/062014/020062014191527000000JA2789p062.jpgTelle mère, telle fille. Après avoir longtemps fui les projecteurs, Chelsea Clinton est devenue en quelques années un personnage public. Et une femme d'affaires très avisée. À 34 ans, la fille unique de Bill et Hillary aurait, selon le New York Post, gagné en 2013 plus de 1 million de dollars.
Ce joli pactole se décompose comme suit. Six cent mille dollars pour ses activités sur la chaîne NBC - la révélation par le journal en ligne Politico du montant de ces émoluments a fait grincer quelques dents. Plus 300 000 dollars de jetons de présence dans les conseils d'administration de plusieurs sociétés. Plus 100 000 dollars pour les cours qu'elle dispense aux étudiants de l'École de santé publique de l'université Columbia - dont elle-même n'est diplômée que depuis 2010. Faites le compte...
Et la jeune femme joue aussi un rôle de premier plan au sein de la Fondation Clinton, récemment rebaptisée Fondation Bill, Hillary et Chelsea Clinton.
Oh ! certes, cette dernière reste encore loin derrière sa mère, actuellement en plein blitzkrieg publicitaire pour la promotion de Hard Choices (en français : Le Temps des décisions), ses Mémoires de secrétaire d'État pendant le premier mandat de Barack Obama. Hillary a en effet reçu de son éditeur un vertigineux à-valoir : 14 millions de dollars.
"Fauchés comme les blés..." Vraiment ?
Interrogée sur la chaîne ABC sur sa manie de facturer entre 200 000 et 1 million de dollars chacun de ses discours publics, elle a froidement rétorqué que son mari et elle avaient quitté la Maison Blanche "fauchés comme les blés". Vraiment ?
Chelsea n'aura probablement jamais ce type de souci. Domiciliée dans le Flatiron District, quartier ultrachic en plein centre de Manhattan, cet archétype de la parfaite petite New-Yorkaise - elle est végétarienne, joggeuse invétérée, mais prend aussi le métro, tient-elle à préciser - est mariée depuis 2010 à Mark Mezvinsky.
La fortune personnelle de ce dirigeant de hedge fund, dont le père a fait de la prison dans les années 2000 pour fraude bancaire et dont la mère vient d'échouer à reconquérir le siège de représentante de la Pennsylvanie qu'elle perdit en 1994, serait de plusieurs millions de dollars. Il y a quelque temps, des rumeurs insistantes avaient couru au sujet d'hypothétiques problèmes conjugaux.
Mais aujourd'hui, les époux Mezvinsky nagent apparemment en plein bonheur. En avril à New York, lors d'un événement de la fondation Clinton en présence de Hillary, Chelsea a annoncé qu'elle était enceinte.
Un bébé comme outil de communication ?
Le bébé le plus attendu d'Amérique - il devrait naître à la fin de l'année - a comblé de joie Bill et Hillary, qui avaient du mal à dissimuler leur impatience. En septembre 2013, Bill avait déclaré sur CBS que Hillary préférerait être grand-mère plutôt que présidente des États-Unis. Mais ce n'est, bien sûr, nullement incompatible !

Le bambin pourrait d'ailleurs donner un coup de main à sa grand-mère - qui n'a pas encore officiellement annoncé sa candidature - pour la campagne présidentielle de 2016. On imagine déjà les ravages que des photos d'une Hillary rayonnante, son petit-fils (ou sa petite-fille) dans les bras, seraient susceptibles de faire chez les électeurs - et les électrices ! - américains !
Chelsea l'a dit, en 2012, dans une longue interview au magazine Vogue : elle entend utiliser sa notoriété et le nom de Clinton - une véritable marque - pour "essayer de rendre le monde meilleur". D'abord, grâce aux initiatives de sa fondation - au sein de laquelle elle a d'ailleurs remis de l'ordre - en faveur des droits des femmes et des jeunes filles dans le monde. Ensuite, par la production de documentaires voués au rapprochement entre les religions. Chelsea est protestante méthodiste - elle va à l'église tous les dimanches -, alors que son mari est juif.
Se lancera-t-elle un jour en politique ? Chelsea, qui déclare avoir eu une sorte de déclic lors de sa participation à la campagne présidentielle de sa mère, en 2008, ne l'excluait pas dans son interview à Vogue. Telle mère, telle fille, on vous dit.

Source: Jeuneafrique.com
 

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