Lien vers ce message 02 Mars 2015, 20:11
Par Rédacteur Publié le 02-03-2015 à 14h57 sciencesetavenir.fr

Le bacille de Whitmore a déjà contaminé quatre singes gardés dans des enclos situés à l'extérieur d'un laboratoire d'un centre de recherche américain de haute sécurité.

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La bactérie en question, Burkholderia pseudomallei, peut se transmettre à l'homme et à l'animal par contact avec un sol ou de l'eau contaminés. © HO / AFP


MYSTÈRE. Les autorités de l'État de Louisiane cherchent à savoir comment une bactérie dangereuse, et souvent mortelle, s'est retrouvée à l'extérieur du laboratoire d'un centre de recherche de haute sécurité. Dimanche 1er mars 2015, les autorités se sont voulues rassurantes en assurant au journal USA Today (en anglais) que la population ne courait aucun risque. Néanmoins, l'étendue de la contamination demeure inconnue. L'incident, survenu au National Primate Research Center de Tulane, qui travaille sur un vaccin contre cette bactérie, a sans doute eu lieu en novembre 2014, ou plus tôt.

Difficile à détecter

La bactérie en question est appelée Burkholderia pseudomallei ou bacille de Whitmore. On la trouve principalement en Asie du Sud-Est et dans le nord de l'Australie. Elle peut se transmettre à l'homme et à l'animal par contact avec un sol ou de l'eau contaminés. Elle est classée dans la catégorie des agents pouvant être utilisés pour le bioterrorisme.

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CONTAMINATION. Les autorités ont indiqué que la bactérie n'avait pas été détectée sur les terrains appartenant au centre, même si quatre singes rhésus gardés dans des enclos extérieurs sont tombés malades. Selon le centre de recherche, les singes auraient été infectés lors d'un traitement à l'hôpital vétérinaire du complexe. Deux d'entre eux ont été euthanasiés, selon USA Today. Une inspectrice fédérale est également tombée malade après avoir visité le centre, mais il est possible qu'elle ait été exposée à la bactérie avant sa visite, car elle a effectué plusieurs voyages à l'étranger. Selon USA Today, trop peu d'échantillons ont été testés pour que cette bactérie, difficile à détecter, puisse être trouvée. "Le fait qu'ils ne puissent pas établir comment cette diffusion a pu intervenir est très préoccupant", affirme Richard Ebright, un expert en sécurité biologique de la Rutgers University, dans le New Jersey.
 

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