Lien vers ce message 19 Février 2015, 4:55
Poste 7 Fevrier 2013 par Charlie M. gabonenervant.blogspot.co.uk

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Chers lecteurs, ces derniers jours, les nouvelles macabres d’encore plus de crimes rituels au Gabon, ne sont pas très encourageantes quant à la direction du pays. Tout est en train de s'effondrer. Il y a quelques jours, un citoyen camerounais a été pris dans une embuscade et ses organes ont été prélevés. Ensuite, il y a 2 jours, les corps de 3 enfants ont été retrouvés dans une voiture, probablement stockés là pour être transportés plus tard dans la nuit et disséqués. Ces meurtres absolument horribles se produisent dans l'impunité totale dans un pays où Ali Bongo met l'armée à chaque coin de rue tous les soirs. Que se passe-t-il? Pourquoi les populations Gabonaises n’arrivent pas à dire assez, que ces tueries doivent cesser? Il y a un silence retentissant de tout le monde, sauf quelques ONG qui tentent de porter ces crimes à la lumière, malgré l'antipathie qu’a pour elles le régime censé protéger tous les citoyens. Pourquoi le régime est silencieux et incapable de mettre un terme à ces tueries? Pourquoi les Gabonais sont apathiques au sujet de cette terreur? A qui profitent le plus, ces meurtres?

Il est clair que ces atrocités sont commises par un nombre relativement restreint de personnes, car ce sont des crimes spécialisés. Alors, pourquoi est-il impossible pour le régime d’arrêter et punir les coupables? Ce petit nombre de personnes qui commanditent ces meurtres et leurs exécutants doivent être connus des autorités. En fait, ce blog peut même s’avancer et affirmer que ceux qui commanditent ces meurtres sont en fait les mêmes qui ont l’autorité de les stopper et c'est pour cela que ces crimes ne sont jamais résolus. Comment des crimes à cette échelle de l’horreur, continuent d'être impunis? La réponse est parce que les criminels qui sont derrières, sont les mêmes qui dirigent le pays. Que peut-on attendre d'un acteur politique qui s'appuie sur des crimes rituels pour augmenter ses chances de rester dans le gouvernement? Ce n'est pas en gardant le silence que nous allons mettre un terme à ces pratiques barbares. Qui est responsable? Les féticheurs? Les politiciens? Les gens ordinaires qui ne disent rien? Les populations ont le droit de vivre dans la sérénité. Ils ont droit à la protection de l'Etat. Les gouvernements ont l'obligation de protéger leurs citoyens et de faire respecter la primauté de la loi. Pour mettre fin à ces crimes, étant donné la nature léthargique des autorités gabonaises à régler cette question, la population peut tout simplement décider de mettre en œuvre la justice populaire, parce que si le gouvernement est incapable protéger les enfants, leurs parents doivent faire le nécessaire pour les garder en vie.

A lire :

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http://www1.rfi.fr/actufr/images/118/bongo_161009_432.jpgAli bongo, président du Gabon

Il est odieux et regrettable que la classe intellectuelle au Gabon ne prête pas une attention plus grande au phénomène des crimes rituels. Les gabonais instruits ont certainement trop honte pour en parler parce qu'ils pensent que cela ferait mal à l’image du Gabon aux yeux des étrangers. Eh bien oui, le Gabon devrait avoir une mauvaise image parce qu'il tolère de telles atrocités. Comment le Gabon peut-il être respecté quand il est gouverné par des gens qui croient que les organes génitaux, la langue et d'autres organes ont des pouvoirs surnaturels qui font que la possession de ces organes mène à la richesse? Comment un pays gouverné par des gens qui croient en des pouvoirs irrationnels occultes peut-il résoudre des problèmes réels nécessitant la réflexion logique et rationnelle? Comment briser ce cycle? En tant que citoyens consciencieux, il est de notre devoir collectif de briser le silence autour de la pratique négative des crimes rituels qui devient de plus en plus répandue dans la société gabonaise et viole profondément le droit fondamental et universel à la vie. Nous avons le choix: nous pouvons embrasser le relativisme éthique et de dire que tant que les victimes ne sont pas membres de nos familles, voire nous-mêmes, nous choisissons de ne pas nous mouiller, ou nous pouvons admettre qu'il y ait quelque chose de sacré dans la vie humaine, même dans sa plus vulnérable d'expression et dénoncer ces atrocités, de sorte que vienne un jour où elles ne se reproduiront plus. Si nous ne sommes pas capables de nous «imaginer» nous-mêmes en victimes, alors nous n'avons pas la capacité de compassion et ne pouvons éradiquer ce problème.

Les crimes rituels sont notre honte collective, parce que nous préférons détourner nos regards de cette horreur, plutôt que d'évaluer notre société en toute franchise et reconnaître que la société gabonaise est profondément superstitieuse et que ne nombreuses croyances font encore appel à la déraison, aux dogmes, aux mythes et à la pensée ésotérique. Nous ne devons pas accepter l'idée qu'il soit normal que des gens de pouvoir puissent faire kidnapper des jeunes gens afin de les tuer et utiliser des parties de leur corps pour d’absurdes cérémonies de sorcellerie. C'est au moment où le peuple gabonais décidera de s’impliquer pour que cette absurdité s'arrête et demander un vrai châtiment pour les auteurs et commanditaires, que ces pratiques barbares s'arrêteront.
Message édité 1 fois, dernière édition par root, 19 Février 2015, 4:59  
 

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