Lien vers ce message 05 Février 2015, 10:30
Publié le 05-02-2015
Par RFI


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L'ex-président du Sénégal, Abdoulaye Wade aux côtés de sa femme Viviane, sur la place de l'Obélisque à Dakar, le 4 février 2015.
AFP PHOTO / SEYLLOU


Le rassemblement du PDS (Parti démocratique sénégalais) a été finalement autorisé hier, mercredi. Quelques milliers de militants se sont retrouvés place de l'Obélisque à Dakar en présence de l'ancien président Abdoulaye Wade. Ils protestent contre les interdictions de manifester à répétition et demandent la libération de Karim Wade, le fils de l'ancien président dont le procès se déroule devant la Cour de répression de l'enrichissement illicite.

Ils ne sont pas nombreux mais les militants de l'opposition sont déterminés. « Depuis que Macky Sall est là, la démocratie s’est envolée. » « On a l’impression que l’acceptation d’une manifestation ou d’un meeting politique relève d’une exception dans ce pays. » « C'est une violation flagrante de la Constitution. C’est inacceptable et anti-démocratique. » Voilà les commentaires que l'on pouvait entendre dans le rassemblement du PDS mercredi.

A la tribune, Abdoulaye Wade revient sur ce qui s'est passé samedi dernier, quand il a forcé un barrage de police alors que le sit-in était interdit : « Vous savez pourquoi je suis venu sur cette place ? Je veux apprendre aux Sénégalais à résister lorsqu’ils ont raison et lorsqu’ils ont le droit avec eux », déclare l’ex-président.

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Les militants crient « fipu ». En wolof, cela signifie « résistance à l'oppression ». L'ancien président demande aussi la libération de son fils, Karim : « Celui qui n’intervient pas, qui ne se bat pas, qui ne donne pas sa vie lorsqu’on a arrêté son fils, c’est un lâche ! »

« Je récuse la Cour de répression de l'enrichissement illicite (Crei), ils ont déjà leur jugement », poursuit Abdoulaye Wade demandant au président Mack Sall de transférer les dossiers devant un tribunal correctionnel, à la Haute cour de justice ou même de délocaliser le procès à l'étranger : « Fabriquer son tribunal et dire qu’il va juger Karim, ça ne se produira pas ici au Sénégal. Sinon, qu’il compte que ce jour-là, il me prendra aussi la vie ! »

 

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