Lien vers ce message 04 Février 2015, 0:29
Publié le 03-02-2015
Par RFI


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A la moindre rumeur d'enlèvement, certains parents réagissent de manière violente.
AFP PHOTO / SIA KAMBOU


Un millier d'interpellations, des cybercafés fermés à partir de 21 heures, cinq numéros de téléphones verts mis en place et 1 500 hommes supplémentaires disposés aux abords des écoles ou près des zones jugées à risques… Le gouvernement ivoirien semble vouloir se donner les moyens de lutter contre un phénomène de rapts et de meurtres d'enfants qui se développe depuis quelques mois en Côte d’Ivoire. Mais ce qui est moins facile à endiguer, c'est le phénomène de psychose qui saisit certains parents d'élèves.

Le gouvernement ivoirien se bat désormais sur deux fronts : la chasse aux kidnappeurs et meurtriers d'enfants d'une part et d'autre part la lutte contre la rumeur et la psychose qui gagnent certains Ivoiriens. Depuis quelques jours en Côte d’Ivoire, on parle plus de lynchages ou de mouvements de foule consécutifs à une rumeur ou une suspicion que de cas avérés d'enlèvements suivis de meurtres.

Ce lundi 2 février, sans nier la gravité de la situation concernant ces kidnappings, le ministre de la Défense, Paul Koffi Koffi, est revenu sur les mesures d'urgence prises par les autorités tout en appelant chacun, y compris la presse, à ne pas propager de fausses rumeurs qui peuvent parfois conduire à des lynchages en règle. « On compte 33 cas de fausses rumeurs, ce nombre est même plus élevé que les cas d’enlèvement, a déclaré le ministre. Donc je voulais vous inviter à vraiment faire beaucoup de tri dans le traitement des informations pour aider les populations [et] éviter que la psychose prenne. »

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Aux côtés du ministre de la Défense, Anne Désiré Ouloto, ministre de la Solidarité, de la famille, de la femme et de l’enfant : « L’Etat fait face à une situation, prend ses responsabilités et essaie d’apporter des réponses. Malheureusement face à cette psychose aujourd’hui, il y a quelque part des personnes mal intentionnées qui ont essayé d’envenimer cette situation et nous devons donc développer une bonne approche de sensibilisation, de mobilisation des masses. »

Afin de mener à bien ce travail de sensibilisation, la ministre doit recevoir ce mardi l'ensemble des femmes des partis politiques ainsi que les responsables des communautés religieuses ou laïques afin que chacun reste serein pendant que les forces de l'ordre travaillent à arrêter les coupables de ces rapts.
 

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