Lien vers ce message 29 Janvier 2015, 4:22
Publié le 28-01-2015
Par RFI


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Certains opposants se demandent quelles sont vraiment les intentions du président mauritanien Mohamed Ould Abdel Aziz.
REUTERS/Darrin Zammit Lupi/Files


Va-t-on vers un nouveau dialogue politique en Mauritanie ? Après la crise politique qui s’était illustrée par le boycottage de la présidentielle de juin dernier par l’opposition, le contact est semble-t-il renoué entre pouvoir et opposition toutes tendances confondues.

C’est le chef de l’Etat qui a relancé l’idée d’un dialogue début janvier. A Chinguetti où il donnait le coup d’envoi du festival des villes anciennes, Mohamed Ould Abdel Aziz a fait part de sa « disponibilité totale » pour un dialogue général inclusif. Une main tendue nouvelle dans le style et dans la forme, constatent certains opposants, alors que pour d'autres il ne s'agit que d'une démarche liée à la tenue d’élections sénatoriales en mars prochain. Mais le fait est que cet appel du pied ne s’est pas arrêté là. Il s’est concrétisé par des rencontres entre le Premier ministre et différents représentants de l’opposition.

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Il y a quelques jours, le gouvernement a remis aux opposants une liste de 18 points susceptibles d'être discutés. Il y est question entre autres pour la première fois d’organiser une présidentielle anticipée et de supprimer le verrou relatif à la limite d’âge des candidats à la magistrature suprême.

Quelle est la véritable intention du pouvoir ? C'est ce que certains opposants se demandent. Du côté du FNDU (Forum national pour la démocratie et l'unité), la coalition qui avait boycotté la présidentielle de juin, on se dit ouvert au dialogue, à condition qu'il soit sérieux et sincère et que les discussions aient lieu avec le pouvoir directement. Après les dernières rencontres du weekend, l’heure est maintenant aux contacts informels en attendant la désignation d'interlocuteurs chargés de mener un éventuel dialogue.

 

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