Lien vers ce message 19 Juin 2014, 4:25
Soupçonné d'avoir agressé sexuellement plusieurs jeunes filles, un adolescent de 14 ans a échappé à des poursuites judiciaires grâce au statut diplomatique de son père, selon « Le Parisien ». Une information confirmée au « Figaro » par plusieurs sources policières. Interpellé le 27 mai dernier 2014, il a pourtant été reconnu par ses victimes, agressées dans une rue de Magnanville dans les Yvelines. Dès le lendemain de sa garde à vue, les policiers ont dû le relâcher, sur décision du parquet. L'adolescent a bénéficié de l'immunité diplomatique de son père, un haut responsable de l'ambassade de la République du Congo (RDC). Source : « Le Figaro ».

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Photo Ambassade de la République Démocratique du Congo en France.


Résultats : Aucune charge ne peut être retenue contre lui. Les prélèvements « ADN » ont été détruits. « L'affaire a été classée sans suite, l'enquête s'arrête, les victimes n'auront pas de procès au pénal », a indiqué, non sans regret, une source policière. En effet, l'immunité diplomatique ne peut être levée que dans des circonstances exeptionnelles, tel qu'un crime ou un blanchiment d'argent avec preuves. Il faut par ailleurs que le pays d'origine du diplomate donne son accord. Dans le cas contraire, le pays hôte ne peut pas poursuivre l'agent, selon la Convention de Vienne qui s'applique. Alors qu'il avait gardé le silence jusqu'ici, le ministère des Affaires étrangères a ce jeudi matin 05 juin 2014 demandé la levée de l'immunité diplomatique du jeune homme, selon une information de « BFMTV », dont « Le Figaro » a eu confirmation. « La demande a été transmise aux autorités conglaises, nous espérons qu'elles y répondront favorablement », déclare-t-on au « Quai d'Orsay ».

HÉLÈNE, 18 ANS, UNE DES JEUNES FILLES AGRESSÉES : « FINALEMENT NOTRE STATUT DE VICTIME N'EST PAS RECONNU PAR L'ÉTAT »

L'adolescent est soupçonné d'avoir commis un attouchement et un acte d'exhibitionnisme sur deux jeunes filles, et d'avoir légèrement violenté et menacé deux adolescents qui avaient assisté aux agressions pour ne pas qu'ils témoignent. Pendant la nuit, son père s'est rendu au commissariat et a fait valoir son immunité diplomatique. Dès le lendemain matin, le « Quai d'Orsay » a confirmé l'existence de l'immunité du conseiller congolais et le procureur de la République a pris la décision de ne pas donner de suite à cette affaire. Joint par « Le Figaro », le parquet n'était pas en mesure de répondre à nos questions.

http://www.ambardcparis.com/images/SEM%20ILEKA%20ATOKI.pngCette nouvelle a provoqué la colère des victimes qui avaient déposé plainte. Surtout que quelques jours après sa remise en liberté, l'adolescent a récidivé mardi, s'en prenant de nouveau à une lycéenne de 16 ans et à une personne âgée ce mardi. Les deux femmes n'ont pas porté plainte, sachant que leur agresseur présumé jouissait de l'immunité diplomatique. Au total, il aurait commis au moins cinq agressions sexuelles et menaces sur des mineurs et une exhibition sur une personne âgée. «Tout s'arrête, il n'y a pas de suites, la justice ne fera rien, déplorait Hélène, une des jeunes filles agressées, ce jeudi matin sur + RMC +. Et s'il m'avait violée, ça se serait passé de la

L'Ambassadeur de la République Démocratique du Congo en France.

même façon. Finalement notre statut de victime n'est pas reconnu par l'État », a-t-elle relevé.

LES POLICIERS DÉÇUS

En dehors de toute procédure, le jeune homme, décrit comme « une personne instable », a rencontré un psychologue ce mercredi 04 mai 2014. Son père, conscient de la gravité de la situation, aurait décidé de le rapatrier en RDC pour le placer dans un internat. « Les policiers sont contrits, ce n'est pas la première fois que ça arrive ... », soupire-t-on au commissariat de Mantes-la-Jolie. Un accompagnement psychologique sera prochainement proposé aux victimes.


Source: nerrati.net
Message édité 3 fois, dernière édition par root, 12 Juin 2015, 5:05  
 

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