Lien vers ce message 16 Janvier 2015, 13:12
Publié le 16-01-2015
Par RFI


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Le nouveau Premier ministre Jean Ravelonarivo (G) et son prédécesseur Kolo Roger.
Service de presse de la présidence malgache


Jeudi soir, Andry Rajoelina, ancien président de la transition de 2009 à 2014 s’est indigné devant ses fidèles et la presse, de la méthode de sélection du Premier ministre contraire, selon lui, à l’article 54 de la Constitution qui stipule que c’est le parti ou le groupe de parti politique majoritaire à l’Assemblée nationale qui propose ses candidats au président. Or, sa coalition d’opposition rassemblant quatre partis politiques revendique cette majorité, mais n’a pas été entendue par le président.

La conférence de presse avait une allure de meeting politique. Andry Rajoelina, chef de file de l’opposition, a dénoncé la nomination du nouveau Premier ministre, Jean Ravelonarivo, sous les applaudissements de ses supporters :

« Nous appelons le président à respecter la Constitution. Nous appelons le peuple malgache à être témoin de la situation actuelle. Et nous appelons la communauté internationale à constater les agissements concernant la nomination du Premier ministre. Donc, en conclusion, nous n’acceptons pas la nomination du Premier ministre. »

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Dans la salle, les représentants des quatre partis politiques de sa coalition d’opposition qui selon lui représente la majorité à l’Assemblée nationale. Pourtant, la Plateforme pour la majorité présidentielle qui soutient le gouvernement revendique elle aussi une majorité de députés. Une interprétation de la loi que rejette Andry Rajoelina : « Ce ne sont pas les députés qui proposent le nom du Premier ministre. Il faut lire la Constitution, indique-t-il. C’est le parti ou le groupe de partis. Pour nous, le respect de la Constitution est primordial afin d’éviter la crise cyclique à Madagascar. »

Quant à savoir si cela peut remettre en question pour lui le processus de réconciliation nationale en cours, « nous allons voir la suite, tout est possible », affirme-t-il. Andry Rajoelina attend désormais une réaction du pouvoir et affirme rester ouvert à la discussion.
 

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