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Par Marc de Boni Publié le 02/12/2014 à 21:48
LeFigaro


LE SCAN POLITIQUE - Menés par Yann Galut, ces députés estiment que Nicolas Sarkozy est désormais aux commandes d'une organisation «partisane» et ne doit plus être rémunéré par la République.

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Selon le député du Cher Yann Galut, le nouveau président de l'UMP doit choisir entre sa nouvelle carrière et ses anciennes fonctions. Dans une tribune cosignée par les responsables du collectif de parlementaires PS La Gauche forte, il s'indigne des revenus et moyens dont dispose aujourd'hui le chef de l'opposition. «Il bénéficie, en plus de son salaire d'ancien président et de l'ensemble de ses indemnités d'ancien élu, d'un certain nombre d'avantages, et notamment d'un cabinet conséquent payé par le contribuable», relève l'élu. Une situation que connaissent également Jacques Chirac et Valéry Giscard d'Estaing, qui bénéficient d'avantages semblables. Ils sont notamment régis par une décision de Laurent Fabius en 1985, sans qu'aucun plafond ni limite de durée n'aient été fixés.

«Nicolas Sarkozy touche aujourd'hui un salaire en tant qu'ancien chef de l'État et est membre de droit du Conseil constitutionnel. Ces dispositions d'un autre temps s'adressent aux anciens présidents devenus observateurs de la vie publique. À la suite de son élection à la tête de l'UMP, l'ancien président perd sa neutralité. Il ne peut être à la fois arbitre et acteur de la vie politique nationale.» Yann Galut estime que la victoire samedi soir de l'ancien président est en partie imputable à ces avantages dont il bénéficie encore: «C'est probablement cette disproportion des moyens et leur utilisation à des fins personnelles qui est la plus gênante. Au nom de quoi le contribuable français doit-il être le complice du retour caricatural du chef en manque de reconnaissance et d'actions?», s'interroge-t-il.

Une dotation de 6000 euros par ancien président

Une situation que le socialiste n'hésite pas à qualifier de «financement détourné» de sa campagne pour la présidence de l'UMP avec de l'argent public. «La République ne peut plus entretenir les fastes d'un ex-président qui n'est visiblement plus que guidé par des ambitions personnelles. Arrêtons là la schizophrénie délirante: l'ancien président doit devenir pleinement et uniquement candidat. C'est un impératif démocratique!», proclame encore la tribune.

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Selon une enquête de l'Obs, les appartements de la rue de Miromesnil (11 pièces pour 320 mètres carrés) qui servent de permanence de fonction à Nicolas Sarkozy sont loués 15.000 euros par mois sur les deniers publics. Il faut y ajouter environ 6000 bruts euros par mois, une dotation annuelle d'un montant égal au traitement d'un conseiller d'État ordinaire, comme le requiert la loi du 3 avril 1955. A ceci viennent s'ajouter «des primes de sujétion» dont le montant reste inconnu. L'État assume également la rémunération d'une équipe de sept personnes autour de l'ancien président, ainsi qu'un service de sécurité d'au moins deux officiers.
 

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