Lien vers ce message 02 Décembre 2014, 10:30
02 Decembre 2014

Etant donné que l’échange verbal sous revue remonte à l’année 2005, d’aucuns ne manqueront pas de se demander ce qu’il vient faire en cette fin de l’année 2014. Notre objectif est bien simple, nous aimerions inviter l’internaute qui aura l’occasion d’en prendre connaissance de méditer sur cet échange afin de voir quelle leçon en tirer au jour d’aujourd’hui. Il suffit de jeter un petit regard furtif sur la situation sécuritaire qui prévaut au pays pour saisir la portée de la réédition dudit échange particulièrement par rapport au concept « souveraineté ». Par rapport au concept « indépendance », peut-on affirmer sans crainte d’être contredit que la RDC a fait un pas en avant ?

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Ancien ministre des affaires étrangère belge Karel de Gucht


Le chef de l’Etat congolais a eu jeudi 17 février 2005 un échange verbal à la limite de la vulgarité avec le ministre belge des Affaires étrangères Karel De Gucht. Des Congolais de la diaspora n’en reviennent pas. Intervenant dimanche20 février à l’émission « De Zevende Dag » de la télévision publique flamande (VRTN), De Gucht a réaffirmé que le Congo « a peu d’hommes politiques à la hauteur de la tâche qui les attend ».

« C’est indigne d’un chef d’Etat ». C’est le commentaire qui revient sans cesse après lecture des premiers mots échangés, jeudi 17 février à Kinshasa, entre le Président Joseph Kabila et le chef de la diplomatie belge, Karel De Gucht, qui est décidément en passe de devenir l’homme politique belge, sinon le plus populaire, au moins le plus connu au Congo-Kinshasa. C’est un dialogue surréaliste publié dans l’édition du week-end du quotidien « Le Soir ». La journaliste Colette Braeckman – dont la kabilophilie » sauterait aux yeux d’un aveugle – croyait sans doute rendre un service signalé en rehaussant l’image de son « préféré ».

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Le président de la république démocratique du Congo Joseph Kabila et Karel de Gucht


C’est raté ! Kabila sort diminué de cette joute oratoire. Reçu jeudi au début de la soirée (sans les journalistes de sa suite), alors que l’audience était prévue à 11 heures. De Gucht a commencé par faire savoir à son illustre interlocuteur que les journalistes « ne sont pas contents » car ils n’ont pas été admis. « C’est une résidence privée » a rétorqué Kabila. Et pourtant c’est à partir de cette même « résidence privée » que le numéro un Congolais a accordé une interview à l’envoyée spéciale du « Soir ». Deux poids, deux mesures ? « Vous m’avez fait attendre pendant huit heures. La prochaine fois, je ne viendrai plus », réplique un De Gucht manifestement irrité d’avoir attendu plusieurs heures pour rencontrer le chef d’un Etat-mendiant qui vit grâce à la charité internationale – à cause de l’ineptie d’une pseudo-élite qui demeure malgré tout arrogante.

« Alors vous resterez en Belgique », lance « Joseph ». Du berger à la bergère, le patron de la diplomatie belge tonne : « Et vous, vous resterez au Congo ». Kabila ne trouve pas mieux que de recourir aux arguments creux des années 60 : « Je veux vous dire que le Congo est un pays indépendant et souverain, que nos relations doivent être basées sur le respect mutuel ». « La Belgique aussi est un pays souverain, et nous vous donnons beaucoup d’argent », contre-attaque le Belge.

Le mot est lâché : l’argent ! « Nous préférerons nous en passer, nous aussi nous avons notre dignité », se serait exclamé un proche de Kabila. Le moins que l’on puisse dire est que c’est la-men-ta-ble ! « Joseph Kabila s’est ridiculisé », nous a confié un diplomate européen. « A force de vouloir tout régenter, Kabila a réduit la fonction présidentielle au rang de super-ministère des Affaires étrangère. Devait-il nécessairement recevoir le ministre belge des Affaires étrangères ? Ce rôle ne devait-il pas revenir à Ramazani Baya ? », s’interroge un économiste congolais. Celui-ci se dit « stupéfait » d’apprendre qu’un membre de l’entourage présidentiel s’est cru en droit d’intervenir de « manière intempestive » dans le « colloque singulier » entre le chef de l’Etat et un ministre étranger. « Ce fait démontre que la présidence de la République est devenue une vraie pétaudière où les affaires d’Etat sont confondues avec des questions privées ». Un expert en relations internationales a, pour sa part, regretté que le chef de l’Etat ait invoqué la « souveraineté » et « l’indépendance » du Congo pour exiger de la Belgique des rapports fondés sur le « respect mutuel ».

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Selon lui, le Congo paie en fait le prix de son extrême dépendance vis-à-vis du monde extérieur. « Kabila ignore sans doute que le Congo qui est incapable d’envoyer des troupes dans sa province du Nord Kivu n’est plus souverain sur son propre territoire », ajoute l’expert qui souligne au passage que la RDC est devenue en 2003, le pays le plus assisté au monde. Il a détrôné le Pakistan. « Un Etat est-il indépendant quand il recourt à l’assistance internationale pour financer ses propres élections ? », a-t-il enchaîné.

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Message édité 1 fois, dernière édition par root, 18 Mars 2015, 5:06  
 

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