Lien vers ce message 27 Novembre 2014, 21:09
Créé le 27.11.2014 à 18:28
20 Minutes avec agences


Le dernier modèle de «robot chirurgical» da Vinci, plus précis, va «exercer» dans le centre de lutte contre le cancer de Villejuif...

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Gilles Pasticier, urologue, avec le robot Da Vinci du CHU de Bordeaux. - S.Ortola / 20 minutes


Quatre bras articulés munis d'une caméra et d'instruments chirurgicaux, un chirurgien assis devant une console avec pédales et joysticks, à quelques mètres de la table d'opération: la chirurgie robot-assistée part à la conquête de la cancérologie.

Déjà largement utilisée aux Etats-Unis et dans une série d'hôpitaux français, elle vient de faire une entrée remarquée à Gustave-Roussy, le premier centre de lutte contre le cancer en Europe, situé à Villejuif (Val-de-Marne).

Le chirurgien garde la main

Et ce, la grâce au dernier modèle de robot chirurgical baptisé da Vinci par la firme américaine Intuitive Surgery, qui en a le quasi-monopole. Il ne s'agit toutefois pas d'un véritable «robot», le chirurgien ayant constamment la main en commandant la caméra et les différents instruments insérés dans le patient.
Il bénéficie de surcroît d'une image tridimensionnelle en haute définition, tandis que les joysticks permettent des gestes chirurgicaux d'une grande précision, sans tremblement.

Les séquelles esthétiques sont réduites

«Par rapport à la chirurgie conventionnelle, le robot diminue les complications pendant et après l'opération tandis que les séquelles fonctionnelles et esthétiques liées à l'intervention sont réduites » explique le Pr Philippe Morice, chef du service de chirurgie gynécologique et responsable du projet de chirurgie robotique à Gustave Roussy.

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Lancé au début des années 2000, le robot da Vinci est aujourd'hui principalement utilisé dans l'ablation de la prostate (80% des interventions aux Etats-Unis) et dans divers types d'interventions gynécologiques (notamment hystérectomies). Mais le robot a aussi été testé avec succès dans d'autres indications allant de l'ablation de la glande thyroïde à une intervention sur un cancer de la langue en passant par une greffe de rein et une greffe de foie.

«Aller dans des endroits difficiles d'accès»

Pour le Dr Charles Honoré, chirurgien digestif à Gustave Roussy qui a suivi une formation spéciale de six semaines pour apprendre à manipuler le robot, les bras articulés «vont permettre d'aller dans des endroits difficiles d'accès» et «faciliter certaines chirurgies difficiles à réaliser par cœlioscopie», comme la chirurgie du rectum, du foie ou du pancréas.

Les premières interventions débuteront à la mi-décembre à Gustave-Roussy qui espère effectuer, à terme, quelque 450 interventions par an, en chirurgie gynécologique et digestive, mais également dans le domaine ORL et dans la reconstruction mammaire.

Environ 2.000 robots da Vinci (toutes générations confondues) ont à ce jour été vendus à travers le monde, parmi lesquels 80 «exercent» en France.
 

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