Lien vers ce message 31 Octobre 2014, 2:18
© koaci.com – Jeudi 30 octobre 2014 - Après que la révolte populaire l'ait empêché de modifier la constitution pour briguer un nouveau mandat, après 27 ans au pouvoir, acculé, Blaise Compaoré Search Blaise Compaoré est sorti de son silence ce jeudi soir.

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Alors que l’opposition lui demande de quitter immédiatement le pouvoir et maintient son mot d'ordre de désobéissance civile, Compaoré a indiqué vouloir rester à la tête de l'Etat jusqu'à l'organisation d'une prochaine présidentielle pour laquelle il se refuse d'être candidat sans pour autant donner de date.

"J'ai compris le message et pris la juste mesure des fortes aspirations de changement" a indiqué l'ancien putschiste poursuivant, avant d'annoncer le retrait du projet de loi de modification de la constitution, : "Je reste disponible pour ouvrir avec eux (l'opposition, ndlr) des pourparlers pour une période de transition à l'issue de laquelle je transmettrais le pouvoir au président démocratiquement élu".

http://www.dakaractu.com/photo/art/default/7126673-10922554.jpg?v=1414675090Blaise Compaoré a également confirmé la dissolution du gouvernement et la levée de l'Etat de siège dont l'instauration avait été annoncée plus tôt par l'Etat major. Il reprendrait ainsi toutes ses prérogatives de chef d’Etat.

Ce jeudi soir, des tirs étaient entendu aux alentours de 23H dans la zone du palais présidentiel de Ouagadougou. Selon nos informations, il s'agirait de tirs de gaz pour dissuader les manifestants qui ne veulent respecter le couvre feu.

La Cedeao Search Cedeao contre toute prise de pouvoir anti-constitutionnelle

La crise politique en cours au Burkina et dont le dénouement s'apparente à un Coup d'Etat populaire a fait réagir la Communauté Economique des Etats de l'Afrique de l'Ouest (CEDEAO).

Le Président ghanéen John Mahama par ailleurs le Président en exercice de la CEDEAO a dans une déclaration publiée le jeudi soir que la Communauté ne reconnaîtra pas toute prise de pouvoir qui ne se conformera pas aux dispositions constitutionnelles au Burkina Faso.

La CEDEAO a par ailleurs annoncé suivre la situation de près et qu’elle a pris acte de la décision du gouvernement burkinabé de retirer l'adoption du projet de loi visant une modification constitutionnelle.

En vue de trouver une issue heureuse à la crise qui est née et qui a connu son apogée le jeudi à Ouagadougou, la CEDEAO a appelé toutes les parties concernées à entamer un dialogue pour parvenir à l’organisation des élections libre, juste et crédible conformément aux dispositions constitutionnelles.

http://www.francetvinfo.fr/image/750ntb4h5-f6d4/578/385/5011885.jpgAu regard du développement des évènements sur le terrain au Burkina, l’exhortation de la CEDEAO risquent de ne pas être entendue car bien même que le pouvoir ait fait une marche arrière en retirant le projet de loi visant la modification de la Constitution, les manifestants réclament la démission du Président Blaise Compaoré.

Le représentant spécial du secrétaire général de l’ONU pour l’Afrique de l’Ouest, le ghanéen Ibn Chambas, se rend ce vendredi au Burkina pour une mission conjointe de l’Union Africaine (UA) et de la CEDEAO.

Pour sa part la présidente de la Commission de l’UA, Madame Nkosazana Dlamini s’est dit préoccupée de la situation qui prévaut au Burkina et a appelé à la retenue et au calme de toutes les parties en présence.



Koaci.com Ouagadougou avec Mensah
Message édité 1 fois, dernière édition par root, 31 Octobre 2014, 2:38  
 

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