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Par Figaro Etudiant Publié le 14/10/2014 à 18:40

Avec l’abandon la semaine dernière des frais de scolarité en Basse Saxe, dernier Land où l’université était encore payante, les étudiants allemands comme étrangers pourront étudier à moindre frais outre-Rhin.

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«L’éducation n’a jamais été aussi chère» constatait la banque HSBC, en publiant un classement des pays où faire ses études coûte le plus cher. Ce constat n’est pas applicable à l’Allemagne, car la Basse-Saxe, dernier «land» où les frais de scolarité étaient encore en vigueur à l’université, vient de les abolir à nouveau. Désormais, l’accès à l’enseignement supérieur est gratuit outre-Rhin, excepté dans certaines (rares) écoles privées, pour les étudiants allemands autant que pour les étudiants internationaux.

Pour comprendre comment cela est possible, «deux choses sont à prendre en compte» explique Barbara Kehm, professeur à l’université de Glasgow et membre de l’association allemande de la recherche en enseignement supérieur, dans un article sur le site spécialisé dans l’éducation The Conversation .«Premièrement, l’Allemagne est un état fédéral». Ce constat implique que les 16 états qui constituent le pays, les «länder», sont responsables de la politique en matière d’éducation. «Deuxièmement, poursuit le professeur Kehm, le système de l’enseignement supérieur allemand - soit 379 établissements et près de 2.5 millions d’étudiants est un système public qui est financé publiquement.»

Les universités allemandes n’ont pas toujours été gratuites. Plusieurs lois, à partir des années 70, se sont succédées pour les permettre et finalement les interdire à la fin des années 80. En 2006, une loi les autorise à nouveau, tout en les limitant à une somme de 500 euros maximum. Très impopulaire, la loi n’a pas été suivie par la plupart des länder. La Basse-Saxe était le seul état résistant, avant finalement de céder la semaine dernière.

L’Allemagne bien classée et destination populaire

Les établissements allemands sont maintenant financés par les länder, un budget négocié chaque année. Des fonds supplémentaires peuvent provenir de programmes spéciaux, notamment en provenance de l’Etat fédéral. Si les universités allemandes se plaignent, comme en France, d’un manque criant de moyen, leur financement leur permet tout de même de plutôt bien figurer au classement du Times Higher Education, qui note les 400 meilleures universités mondiales. L’Allemagne en place 28 dans les 400 et 6 dans le top 100 (contre 7 dans le top 200 pour la France), dont l’université de Munich, classée 29e.

De plus, le pays attire les étudiants étrangers. Selon le site topuniversities.com de l’agence de classement QS, le pays est la quatrième destination (une place qu’elle se dispute souvent avec la France) la plus populaire pour les étudiants étrangers après les Etats-Unis, le Royaume-Uni et l’Australie. Mais en Allemagne, contrairement à ces trois concurrents, les frais d’inscriptions ne sont plus un problème pour les étudiants.

LeFigaro
 

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