Lien vers ce message 03 Septembre 2014, 13:30
Le prince héritier Salman a entamé une visite officielle de trois jours à Paris, dominée par le danger que fait planer l'État islamique.

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François Holland et le prince heritier Saoudien,
Salman Ben Abdelaziz à l'Elysée en Juin,
(photo, Dominique Faget/ AFP)


Menace djihadiste, nucléaire iranien, Syrie, contrats: les sujets de discussion ne manquent pas entre le prince héritier saoudien Salman Ben Abdelaziz, qui a entamé sa visite de trois jours en France lundi par un entretien suivi d'un dîner avec François Hollande et des industriels à l'Élysée. Officiellement, la convergence est quasi-totale entre Riyad et Paris. Il n'y a guère que le dossier égyptien sur lequel les deux partenaires n'épousent pas les mêmes vues, Paris s'opposant à l'ostracisme contre les Frères musulmans, prôné par les Saoudiens. Mais François Hollande, qui a fait de l'Arabie un «partenaire de référence», attend des retombées commerciales de son rapprochement avec le premier pays producteur mondial de pétrole et poids lourd du Golfe.

«Les Saoudiens ont trouvé les positions de la France très courageuses, contrairement à celles des États-Unis, l'an dernier au moment de la crise sur le chimique en Syrie»

Fatiha Daezi-Heni, chercheur à l'Irsem


Déçu de ne pas avoir arraché un important contrat de défense aérienne au profit de la société Thalès lors de sa dernière visite fin décembre dans le royaume, François Hollande a reporté ses espoirs sur une autre négociation: celle concernant la fourniture par DCNS de six frégates Fremm armées de missiles d'une valeur totale de 15 milliards d'euros étalée sur une dizaine d'années. Deux vice-ministres de la Défense s'étant succédé ces six derniers mois et le prince Salman ne disposant pas de toutes les clés pour conclure ce genre de contrats, il n'est pas sûr que les frégates tombent cette fois encore dans l'escarcelle de DCNS.
Des dossiers régionaux, la menace de l'État islamique (EI) en Irak et en Syrie - c'est-à-dire aux portes de l'Arabie saoudite - dominera les discussions. Après avoir tergiversé au début de la crise syrienne, Riyad a fini par prendre conscience du danger que les jeunes djihadi stes - dont des centaines venus d'Arabie - représenteront à leur retour dans le royaume. La semaine dernière, le grand mufti, Abdelaziz al-Cheikh, a qualifié les djihadistes de l'État islamique d'«ennemi numéro un de l'islam».

L'Arabie devrait appuyer le projet français de réunir prochainement une conférence internationale sur l'Irak. En revanche, Riyad attend «plus de détails» sur ce que les États-Unis pourraient lui demander dans le cadre d'une «coalition» internationale contre l'EI. «Les Saoudiens ont trouvé les positions de la France très courageuses, contrairement à celles des États-Unis, l'an dernier au moment de la crise sur le chimique en Syrie, affirme Fatiha Daezi-Heni, chercheur à l'Irsem. De même, la position française très musclée face à l'Iran ne peut que les satisfaire». Également évoqué, le dossier des 3 milliards de dollars d'aide que Riyad a promis de fournir à l'armée libanaise pour qu'elle se renforce en achetant des équipements français. Lundi soir, l'Élysée faisait savoir que l'accord franco-saoudien sur ce sujet était «presque finalisé».

LeFigaro
Message édité 1 fois, dernière édition par root, 20 Septembre 2014, 9:02  
 

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