Lien vers ce message 04 Juillet 2017, 3:32
CORENEILLE NANGAA FACE À LA JEUNESSE DU RASSEMBLEMENT CE SAMEDI 24 JUIN DANS UN DÉBAT FACE À FACE À LA CENI

PAS D'ÉLECTIONS AVANT LE 25 NOVEMBRE 2018

Sans complaisance ni hypocrisie je ne peux pas promettre ce que je saurais pas réaliser puisque je ne suis pas dans une démarche politicienne entant que Président de la CENI, seule structure technique habilité à organiser les élections en toute liberté et indépendance souligne avec fermeté Monsieur Corneille. NANGAA.

Considérant comme référence l'accord de la Saint Sylvestre, Monsieur NANGAA présente le chapitre 4 alinéa 2 ''Les parties prenantes conviennent de l'organisation des élections en une séquence présidentielle, législatives nationales et provinciales AU PLUS TARD EN DÉCEMBRE 2017. Toute fois, le CNSA, Le gouvernement et la CENI peuvent unanimement apprécier le temps nécessaire pour le parachèvement desdites élections'' comme gage au report car dit-il la date de décembre n'était qu'une convenance avec les évêques pour calmer les ardeurs d'une population surchauffée en décembre 2016; date purement politique et irréaliste.

Ainsi, je publie le calendrier électoral une fois le CNSA installé afin de discuter d'une date réaliste prenant en compte les méandres du processus global.
Poursuivant, Monsieur NANGAA évoque les contraintes sécuritaires notamment la situation dans le Kasaï comme un fait justificatif du retard alors qu'il ne peut pas être organisée les élections sans cette partie du pays évitant que le Président issu desdites élections soit illégitime et que cela ouvre une éventuelle voie à une sécession.

Sur les entraves à la liberté notamment de l'opposition à mobiliser ses bases à l'enrôlement le cas notamment de David MUKEBA arrêté à cause d'une sensibilisation de la base, Mr NANGAA dit être très inquiet pour cette situation qu'il qualifie d'inacceptable et promet de faire un plaidoyer auprès de son partenaire de sécurité pour la libération du Président de la Jeunesse du Rassemblement et Vice-Président de la jeunesse de l'UDPS, mais aussi obtenir un correctif pour la suite du processus.

Aux questions du Président de la ligue des jeunes de la Démocratie Chrétienne (Cedric Mudiantu) notamment celle relative à la neutralité de la CENI sur la procédure du recrutement de ses agents qui se serait fait dans les partis politiques généralement du pouvoir et/ou selon les affinités, Monsieur NANGAA évoque la contrainte budgétaire n'ayant pas permis d'obtenir un personnel issu d'un appel à candidature.

Sur la deuxième question de Monsieur Cedric Mudiantu relative à l'implication de la CENI à obtenir des élections apaisées notamment par la décrispation politique prévue par l'accord avec la libération des prisonniers politiques notamment Monsieur Eugene DIOMI NDONGALA devant être libéré notamment par la décrispation que par sa victoire au procès international l'opposant à la RDC et dont il détient le jugement depuis novembre 2016, NANGAA s'exclut de la politique alors qu'il a le devoir de travailler pour les élections apaisées. Évoquant la relativisation de l'accord par les politiciens, NANGAA dit être préoccupé par le fait car l'absence de DIOMI aux élections serait un déficit et jouerait profondément sur l'issue desdites élections car ajoute-il: la province du Kongo Central sera orpheline car DIOMI est pour le moment le leader de cette partie du pays mais aussi ailleurs par son combat politique, mais je ne suis pas politique peut-être à la limite faire pression conclut-il sur ce registre.

Quant au financement, Monsieur NANGAA n'a reçu qu'une première tranche relative aux opérations d'enrôlement dont les chiffres indiquaient à cette date du 24 juin 29437538 électeurs déjà enrôlés sur l'étendue de la République, chiffres très rassurants pour NANGAA quant à la tenue effective des élections en novembre 2018.

PAS D'ÉLECTIONS AVANT LE 25 NOVEMBRE 2018

Le Président de la CENCO exhorte déjà à un apaisement car il n'y aura jamais d'élections en 2017 au regard du tableau que nous venons de peindre.
Ce qui est à comprendre c'est le fait d'une préméditation par le pouvoir en connivence avec la CENI de reporter les élections à des horizons sans fin notamment par la mise en place d'un gouvernement de complaisance et de la signature de l'arrangement particulier en violation de l'accord afin de mettre en place un CNSA de complaisance et vider de toute sa quintessence le chapitre 4 alinéa 2 de l'accord de la Saint Sylvestre libellé en sus; aussi organiser le climat non propice à la tenue des élections apaisées à savoir:
  • Massacre dans le Kasaï,
  • Évasions à grande échelle des prisonniers,
  • Obstruction à la liberté des opposants dans le processus, suivi des arrestations,
  • Maintenir certains leaders en prison en violation de l'accord et des instruments de la justice internationale sur le droit de l'homme, le cas de Diomi Ndongala...
    Solution: le peuple doit se prendre en charge car en 2017, 2018 comme 2020 Kabila n'a aucune intention d'organiser les élections à la lumière de ce qui précède dit-on: les mêmes effets produisent les mêmes conséquences.

Rapporté par votre serviteur Cédric MUDIANTU 24 JUIN 2017
 

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