Lien vers ce message 23 Avril 2017, 1:47
RD Congo : UN MORT QUI FAIT PEURDécidément, Joseph Kabila, autorité ( ! ) dite morale ( ? ) de la Majorité présidentielle, n’a de moral que le nom. On ne reviendra pas sur son parcours de faussaire : Fausse identité de Joseph Kabila ; fausse nationalité congolaise ; fausse origine katangaise à Manono ; faux parcours scolaire ; faux parents ; fausses victoires électorales en 2006 et en 2011 ; règne aujourd’hui par défi sur le peuple congolais asservi par des colons rwandais, puisque l’acte de nomination de Bruno Tshibala comme premier ministre ne précise pas à quel accord politique on raccroche cette nomination : à celui de Kodjo du 18/10/2016 ou à celui de la CENCO du 31/12/2016 ?

L’omission volontaire de cette précision sur un acte d’aussi grande importance vaut rejet de l’Accord de la CENCO du 31/12/2016.

Il y a aussi la moralité de nomination qui viole entièrement cet Accord. Le premier Ministre Tshibala n’est pas du Rassemblement. Kabila ou celui qui se fait appeler tel tourne le peuple congolais en dérision. Ce que vient de faire Kabila, le plus grand escroc et tueur du XXIème siècle comme l’était Mobutu au XXème siècle, et par-delà lui, Museveni et Kagame, les « dei ex machina » des carnages en R.D Congo avec de nombreuses fosses communes, c’est à la fois de la provocation et du mépris pour le peuple congolais. Leur message au peuple congolais dans la nomination criminelle du premier ministre en la personne de Bruno Tshibala est le suivant : « Avec un peuple comme vous, on ne peut pas être loyal ; on ne peut pas respecter les règles de jeu démocratiques. Vos institutions, on s’en fiche, car vous n’êtes pas un peuple respectable. Vos divisions, votre légèreté de B.M.W, votre capacité à vous laisser corrompre nous arrangent. Depuis vingt ans, nous vous colonisons ; nous avons massacré impunément 8 millions des congolais et violé plus de quatre cents mille femmes ; nous occupons l’Est de votre pays, le pillons à notre aise et en chassons les autochtones pour en prendre possession sans réactions de votre part. Merci à nos complices congolais et à ceux de l’Occident ». Que répondra le peuple congolais à un tel défi, à cette mauvaise blague, à cette minable comédie qui dure depuis vingt ans ? La naïveté, la distraction et la facilité de nous, peuple congolais, ne vont-elles pas faciliter la tâche à Kabila et les siens dont nous avons relégitimé le pouvoir et qui viennent de reprendre le poil de la bête, mais qui nous remercient comme on remercie un chien de chasse efficace en lui administrant de la bastonnade ? Allons-nous continuer avec nos villes mortes sporadiques qui ont leur limite, sans être capables de nous mobiliser pendant six mois comme à Madagascar du temps d’Albert Zas contre Ratsiraka ; ou en Egypte contre Moubarak et plus tard contre Morsi à la Place Tahrir¸



Joseph Kabila s’avère être ainsi un « hors-la-loi » impénitent, embarqué dans un engrenage des crimes sans fin. Il fait tout comme naguère Mobutu, pour détruire tout ce qui peut renforcer la paix et la cohésion nationales du peuple congolais.
Conseillé par des mobutistes indécrottables qui l’entourent, à l’instar de Kengo, Atundu, Mokolo wa Pombo, Tambwe Mwamba, Mende et d’autres, pour des décisions systématiquement opposées aux aspirations du peuple congolais ;
Soumis aux diktats de Museveni et Kagame d’une part, et, de l’autre, aux pressions de certains groupes maffieux en Occident, en vue de la balkanisation ; le nommé Kabila lutte pour sa survie politique et physique et continue des massacres des Congolais au nez et à la barbe de la Communauté dite Internationale, pour la balkanisation, laquelle communauté est représentée par la Monusco qui, depuis dix-sept ans, n’a aucun bilan de pacification du Congo, sauf à installer son siège à Goma pour la contrebande des matières précieuses.

Qui, en effet, avait intérêt à Kananga, à tuer les deux ambassadeurs onusiens et leurs quatre guides congolais, dans une enquête visant à découvrir des fosses communes, sinon les escadrons de la mort d’un Kabila, spécialiste impuni en RDC des crimes de masse et des fosses communes.
Il terrorise actuellement le Nord-Est, le Centre et le Sud-Ouest de la RDC.

En dépit des rapports détaillés des experts de l’ONU dénonçant des crimes odieux et leurs auteurs identifiés, qu’a fait la CPI ?
Rien. Qu’a fait la soi-disant Communauté Internationale ?
Rien. Bien au contraire, tout se passe comme si l’Occident, dont l’Afrique est un terrain de chasse gardée, a juré de n’installer et maintenir au sommet de certains Etats que des bouffons aux crimes avérés. C’est le cas notamment du Congo-Kinshasa, du Congo-Brazza, du Gabon, de la Côte-d’Ivoire, du Cameroun, du Tchad. Et d’ailleurs, une certaine Afrique finançait certains candidats de la droite française aux élections présidentielles alors que les peuples d’Afrique sont condamnés au dénuement.

Quel est donc le but réel poursuivi par les puissances militaires ombrageuses de l’Occident qui occultent leurs propres crimes et interviennent ailleurs dans le monde comme gendarmes du monde sans y être invitées ni désirées.

Revenons au cas de la RDC pour dire que depuis trois mois, pour empêcher la CENCO de faire aboutir l’arrangement spécial portant mesures d’application de l’Accord politique du 31/12/2016, unique source de sa légitimité politique aujourd’hui, le nommé Joseph Kabila avait instruit son camp, en sa qualité d’autorité morale, de faire obstruction à cet arrangement afin de récupérer la situation. De guerre lasse, la CENCO s’est dessaisie du dossier.
Sa politique d’usure ayant payé, Kabila, partie défenderesse au procès sur la crise dont il est pyromane, a sauté sur ledit dossier, se faisant sapeur-pompier pour donner sa solution. Et une très mauvaise solution, puisqu’elle viole l’Accord politique du 31/12/2016 et se trouve être une source de malentendus entre son camp et le peuple floué.

Pourquoi cette fuite en avant de Kabila et son camp ?

Par peur des Tshisekedi, de la CENCO et du Rassemblement.

RD Congo : UN MORT QUI FAIT PEUR
Felix Tshisekedi et Valentin Mubake

Peur des Tshisekedi :
    En raison de la valeur reconnue de son combat politique, Tshisekedi- père avait été consensuellement porté à la présidence du Conseil National de Suivi de l’Accord. Donc, un témoin gênant pour Kabila dont la stratégie est de mourir au pouvoir, selon les directives de ses parrains rwandais et ougandais.
    Quant à Tshisekedi-fils, le Rassemblement l’avait désigné Premier Ministre conformément à l’Accord politique du 31/12/2016. Le dilemme de Kabila par rapport aux Tshisekedi est le suivant : faut-il ou non rapatrier le corps du Vieux Tshisekedi ?

A la question du rapatriement, si le corps est rapatrié, le Pouvoir saura-t-il encadrer efficacement le peuple congolais durant la période des funérailles ?

A cette question s’ajoute une autre : Où l’enterrer ?

Pour Kabila : dans un site obscur, à savoir à la nécropole, pour que sa mémoire soit vite oubliée.
Pour le peuple : l’enterrement doit se faire sur un site à grande visibilité, avec un mausolée digne de la valeur du défunt pour qu’il y ait là lieu de pèlerinage. C’est exactement le contraire de ce que veut Kabila. Or, si une confrontation doit s’engager entre Kabila et le peuple, l’issue pourrait être incertaine pour Kabila. C’est à croire que Kabila ne rapatriera jamais le corps du défunt. Comme quoi, Tshisekedi vivant lui donnait des cauchemars, Tshisekedi mort continue de lui en donner. Dans ces conditions, confirmer Tshisekedi-fils premier ministre, ce serait accepter le rapatriement et la visibilité du père qui l’offusquerait. Et alors ? Alors oui, il faut violer l’Accord politique du 31/12/.2016, en nommant Tshibala qui n’est pas du Rassemblement. Exactement, comme Mobutu. Pour exaspérer le peuple congolais.



Peur de la CENCO :

    Faire obstruction à l’heureux aboutissement de l’Arrangement particulier, pour enlever à la Cenco l’honneur de la pacification du pays ;
    Faire obstruction à la Cenco pressentie témoin neutre d’une transition à risques qui peut dérailler à tout moment à cause de lui-même Kabila, de son camp au comportement loufoque, et pourquoi pas de Naanga si les élections ont lieu. Pour signifier à la Cenco qu’on ne veut pas d’elle, le Pouvoir attaque les infrastructures de l’Eglise et quelques-uns de ses membres.

Peur du Rassemblement (le vrai) :
    Il fallait le diviser pour le fragiliser et traiter avec la partie dissidente, obséquieuse, pour en retirer un premier ministre docile, manipulable et corruptible.
    En fait, l’aile dissidente du Rassemblement a rejoint son camp naturel, après son infiltration dans l’opposition en vue de la phagocyter. Mission accomplie ( ! ).
    Malheureusement pour cette aile dissidente, le peuple est du côté du vrai Rassemblement.
    Mercredi 05/04/2017, Kabila a joué la Comédie Humaine de Balzac en annonçant la sortie de crise par la nomination d’un premier ministre aux deux chambres réunies qui l’ont applaudi. Or, derrière tout ce scénario se jouaient la survie de son groupe politique au détriment d’un peuple de septante millions d’âmes ; la protection de leurs biens et de leur argent mal acquis condamnant le peuple congolais à la misère la plus noire ; la protection de leur dictature aux nombreux crimes de sang parmi lesquels le génocide des huit millions de Congolais par les Rwandais Tutsi.


La sortie de crise en RDC n’a pas eu lieu. Kabila risque d’avoir scié la branche sur laquelle il était assis.

En effet :

L’entêtement du Pharaon d’Egypte face à Moïse l’amena à sa noyade dans la Mer Rouge. L’entêtement de Joseph Kabila, Kadogo rwandais il y a vingt ans, qui se croit à l’abri des poursuites judiciaires comme Ouattara et Soro en Côte-d’Ivoire, ne pourra le soustraire à la Justice divine qui peut tarder à venir, mais qui sera implacable quand elle viendra.



MUAKA MATADI
08/04/2017
 

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