Lien vers ce message 19 Janvier 2017, 22:00
ACCORD POLITIQUE DE LA SAINT SYLVESTRE 2016, SON DECOR ET SES IMPLICATIONS.

ACCORD CENCO - Un 1e Ministre au fait des réalités congolaises

Après la signature de l’Accord du 18/10/2016 à la Cité de l’Union Africaine, dans un camp militaire à l’abri du mécontentement du peuple congolais, Edem Kodjo et des participants à cette messe noire s’étaient hasardés à déclarer qu’il n’y aurait pas d’autre dialogue après celui-là en R.D. Congo.

Ils furent relayés par le porte-parole du Gouvernement Matata, dans ses intempestives conférences de presse. Dans celles-ci, des provocations et des écarts de langage l’emportent sur la volonté de redresser un Etat pillé et économiquement exsangue, dans lequel l’informel a évité au peuple une mort certaine. Qui, en effet, peut survivre avec moins de 80 $ de salaire mensuel là où le panier de la ménagère exige 300 $ US pour le minimum vital de 2.000 calories par jour ?

Il leur fut dit qu’un deuxième dialogue allait se tenir, élargi à toutes les forces vives de la nation et que, dans celui-ci, d’importantes décisions allaient être prises pour le devenir de la Nation Congolaise et l’avenir de sa jeunesse qui a payé un lourd tribut depuis le 19/01/2015 jusqu’au 20 et 21/12/2016 pour la défense de la constitution congolaise.

Le deuxième dialogue a eu lieu. Il a été sanctionné par l’Accord politique de la Saint Sylvestre 2016.

Critique de cet Accord : Décor de l’Accord politique de la Saint Sylvestre

Jean-Lucien Busa, à la tête des partis politiques défenseurs de l’Accord du 18/10/2016, dans une déclaration politique, a relevé que l’Accord de la CENCO était une copie collée de celui du 18/10/2016 sous le tristement célèbre Edem Kodjo. Mais il a eu le malheur d’ajouter que son camp ne le signerait pas. Et c’est là le vice de raisonnement de sa déclaration politique : s’il croit effectivement que l’Accord de la CENCO n’est qu’ une copie collée de celui du 18/10/2016 de la Cité de l’UA, la raison exige de le signer puisque c’est le même accord, élargi cette fois-ci à d’autres forces vives de la Nation congolaise pour plus d’inclusivité. Et cela permet de faire régner la paix sociale si on aime réellement son pays, la RDC.



De son côté, Me Carlos, un avocat qui se dit être le président de la société civile de Kinshasa, a, dans un débat à la télévision, cru devoir démontrer la supériorité de l’Accord politique du 18/10/2016 sur celui de la Cenco. Selon lui :
  • Le dialogue sous Edem Kodjo avait l’appui de la Communauté Internationale, à travers l’UA, alors que le dialogue de la CENCO n’a pas le même appui ;
  • Le dialogue sous Edem Kodjo était plus inclusif que celui de la CENCO ; environ 800 participants du camp présidentiel, de l’opposition et des forces vives de la Société Civile.
  • Celui de la CENCO, par contre, avec ses trente-deux participants, n’a pas l’inclusivité qu’elle prétend s’attribuer ;
  • La qualité intellectuelle des débats était supérieure à celle du dialogue de la CENCO ;
  • Les conclusions majeures (CENI, glissement, redynamisation des institutions venues à échéances de leur durée) faisaient l’ossature même dudit Accord ;
  • Pour lui aussi, on ne pouvait pas signer l’Accord de la CENCO. Sa conclusion contenait le même vice de raisonnement que celle de la déclaration politique de Jean-Lucien Busa. Et c’est la même recommandation de signer que nous lui réservons.

On signale que les amis de « Samy Badibanga », l’actuel premier ministre – et c’est leur droit – ont évoqué le principe juridique de l’acte parallèle pour faire tomber leur gouvernement. Eux aussi refuseront de signer l’Accord politique de la CENCO tant que les conditions de la démission de leur gouvernement ne seront pas juridiquement remplies.
Des voix opposées à l’Accord de la CENCO au sein de la Majorité estiment que cet Accord sera bloqué au Parlement lors du vote du cadre juridique de son applicabilité et rendu ainsi inopérant.
Des voix se sont levées dans les réseaux sociaux pour demander au nom de quoi Ruberwa peut-il s’opposer à sa signature ?

1. Réponses à ces préoccupations

1.1 La réponse réservée à Jean-Lucien Busa et à sa clique a été brièvement esquissée au bas de sa critique : au nom de sa conclusion prétendant ne voir aucune différence entre les deux Accords. Comme ils avaient signé le premier Accord, qu’ils signent alors le second qui lui est semblable. Et cessera tout le bruit qu’ils font à la télévision pour aller de l’avant.

1.2 Les arguments de Me Carlos ne nous semblent nullement pertinents :
  • Le représentant des Nations-Unies, lors de la signature de cet Accord du 18/10/2016 avait déclaré prendre simplement acte. Les membres du Conseil de Sécurité des Nations-Unies de passage à Kinshasa avaient pris fait et cause pour une plus large inclusivité. C’est-à-dire, pour un dialogue plus inclusif, celui de Kodjo n’étant que l’expression d’une M.P reconfigurée, c’est-à-dire élargie au mouvement kabiliste du « caméléon » Kamehre, astucieusement appelé « Opposition modérée ».
  • Les Evêques, qui avaient déjà entamé des consultations auprès des forces vives de la Nation pour un dialogue plus inclusif, reçurent les encouragements du Conseil de Sécurité des Nations-Unies à engager un dialogue plus inclusif.
  • C’est dire donc que l’appui international au dialogue de Kodjo était d’ordre purement diplomatique.
  • Nous croyons que parler de l’inclusivité dans le cas du dialogue d’Edem Kodjo est un abus de langage. Il s’est agi d’un monologue entre membres de la M.P et leurs sympathisants, de sorte que la CENCO est ainsi l’Eglise au milieu du village entre le camp signataire de l’Accord du 18/10/2016 et le camp non signataire dudit Accord.
    C’est l’actuel Accord qui est inclusif.
  • La capacité, supérieure ou pas d’un débat, se mesure à la qualité des résultats obtenus et non du verbiage qu’on a connu lors des débats.

Or, les résultats atteints à la CENCO sont de qualité supérieure.

Glissement :
    Le camp de l’Accord du 18/10/2016 l’avait voulu pour la sauvegarde de ses privilèges et la perpétuation de ceux-ci.
    L’opposition conduite par le Rassemblement l’a voulu pour éviter au pays une plus grande effusion de sang que les auteurs de l’actuelle crise politique, voulue de sang froid, voulaient opérer de sang froid.

La CENI :
    Elle avait le feu vert d’opérer jusqu’à fin 2018.
    Son encadrement est plus strict et son mandat pour les prochaines élections va jusqu’en décembre 2017.

Institutions politiques :

(Assemblée Nationale et Sénat) : Oui, pas pour maintenir leurs privilèges, mais pour aider la Nation à se relever.

Nouveautés de l’Accord de la CENCO :
    Cogestion du pouvoir véritable : Kabila et le Rassemblement, leader de l’opposition.
    Création d’un Comité de Suivi afin d’éviter les turpitudes du régime kabiliste qui nous ont conduits à la crise gravissime actuelle, dans le souci de conserver le pouvoir et ses biens mal acquis.
    Refus du référendum pour changer la constitution.
    Refus de voir le président Kabila postuler un autre mandat après la transition actuelle.

Ces résultats postulent une qualité supérieure de débats. En effet, ils ont fait revenir la paix dans le pays, contrairement à l’Accord du 18/10/2016 dont l’existence n’a su arrêter le peuple dans son désir de mettre fin aux turpitudes du régime kabiliste, à la date du 20/12/2016.

ACCORD CENCO - Un 1e Ministre au fait des réalités congolaises1.3 Les amis de « Samy Badibanga » finiront par signer l’Accord, comme vient de le faire Eve Bazaiba, la S.G du M.L.C sur instruction expresse du chairman Bemba d’aller signer l’Accord ce samedi 14/01/2017 avant 9 heures du matin et de ne tergiverser d’aucune manière.
1.4 Quant au Parlement congolais, ses locataires actuels ne sont pas tous fous pour aller bloquer un tel Accord. Ils en connaissent les conséquences internes et externes.
1.5 Le cas Ruberwa qui refuse de signer est porteur d’un vaste questionnement.

ACCORD CENCO - Un 1e Ministre au fait des réalités congolaisesEn quelle qualité Ruberwa doit-il signer cet Accord ? De quel village est-il congolais ? Nous, nous le connaissons comme celui qui réclame pour des Rwandais, Tutsi notamment, les territoires de Bunyakiri, Kanyabaonga et Kasha dans la partie Est du pays. N’est-ce pas l’aveu qu’il est envahisseur et non natif du Congo ? Qu’a-t-il fait des soldats du R.C.D Goma ? Ne sont-ils pas partis former le C.N.D..P avec Nkundabatware et plus tard, le M23, tous ces mouvements, violeurs des 400 mille femmes congolaises à l’Est du pays ?
Quand le Congolais prendra-t-il conscience que tous nos malheurs nous viennent de l’Etranger, notamment l’Occident et ses colons rwandais de la R.D Congo.
A quand une véritable loi sur la nationalité congolaise bien documentée avec tant de juristes, d’historiens et d’ethnologues dont regorge la RDC ? A quand sa rigoureuse application ?

2. Implications de l’Accord de la Saint Sylvestre ou ses modalités d’application

Nous apprenons que dans les débats sur les modalités d’application de l’Accord du 31/12/2016, quelques points sont soulevés par les participants :

2.1S’agissant du gouvernement : Profil du Premier Ministre

Pour la M.P :

Réconciliateur, rassembleur, non conflictuel, honnête. Niveau minimum d’études : au moins licencié. Une vaste expérience professionnelle de 5 ans minimum. Une expertise avérée, une connaissance parfaite du pays et de ses réalités, être capable de mobiliser les acteurs sociaux et politiques pour soutenir le programme d’action du gouvernement en vue des élections. Faire preuve de probité morale, d’intégrité et d’honnêteté.

Pour le groupe Kamehre :

En plus de ces qualités, il faut de vastes connaissances économiques et financières et une expérience d’au moins 5 ans. Le groupe Kamerhe recommande de se conformer au profil défini par la constitution.

Pour le Rassemblement :

Le premier ministre doit faire preuve de patriotisme, de crédibilité, de compétence, de charisme, d’expertise de gestion des affaires politiques, d’intégrité et de la probité morale.

La Cenco soutient quant à elle que la personne désignée au poste de premier ministre doit « répondre à un certain profil et avoir les qualités requises. Elle doit notamment être un homme sérieux, de bonne probité morale, compétent et avoir la maîtrise des dossiers parce que c’est lui qui va gouverner le pays ».

Nous croyons le débat ouvert et sans tabous :

L’autorité morale de la M.P à la base de cette crise inutile et qui a fait tant de prisonniers politiques et d’opinion, fauché la vie de tant de jeunes hommes et jeunes filles de la Nation Congolaise, laquelle des qualités exigées du premier ministre croit-on lui reconnaître ? La MP elle-même les lui reconnaît-elle ?



Antoine Gizenga avait-il ces qualités exigées aujourd’hui d’un premier ministre du Rassemblement ?

ACCORD CENCO - Un 1e Ministre au fait des réalités congolaisesMatata Ponyo économiste : a-t-il enrichi le Congo ou son porte-monnaie ?
La France existe comme République depuis le 18ème siècle. Au cours du 20ème siècle, il y a eu un premier ministre socialiste du nom de Pierre Bérégovoy. Il n’avait, semble-t-il, que son certificat de capacité. Mais, de l’avis général, il avait de vastes connaissances et un savoir-faire indéniable !
Notre pays compte de nombreux experts dans des domaines multiples. Plusieurs d’entre eux ont occupé des postes de responsabilité jusque dans la haute hiérarchie de l’Etat. Comment alors expliquer que ce pays continue de patauger au bas de l’échelle du développement après plus de 56 années d’indépendance ? A noter que dans ses nombreux discours sur l’état de la Nation, le président Kabila stigmatise sans cesse l’absence, dans son entourage, de 15 personnes de haut niveau capables de matérialiser la manière dont il entend bâtir ce pays. La Majorité Présidentielle peut-elle répondre à cette observation ? Des professeurs d’université opèrent dans les différents ministères depuis plus d’une génération. Quand est-ce que notre pays va cesser de laisser n’importe quel énergumène occuper le fauteuil présidentiel sans que les conditions définies par la constitution ne soient remplies ? En matière de compétence, la M.P n’a pas de leçon à donner dès lors que l’équipe dirigeante en place présente un bilan totalement scabreux après plus de 15 années de règne. Peut-on évoquer la compétence lorsqu’on se fait interdire d’exercer sa fonction de magistrat avant d’occuper miraculeusement le siège de président de la chambre basse ? Comment évoquer l’honnêteté lorsqu’en qualité de membre du cabinet présidentiel on empoche des fonds en espèces sonnantes et trébuchantes en lieu et place de la société destinataire la Snel ? Peut-on s’estimer bon gestionnaire lorsqu’on se montre incapable de tenir les élections à la fin de son dernier mandat constitutionnel ? Dans le domaine de l’expérience, peut-on savoir quelle était celle présentée par l’autorité morale de la M.P en 2001 lorsque le siège du pouvoir lui a été offert sur un plateau en or ? « Général DEFAO » est sans doute bien placé pour répondre à cette question.
Le Rassemblement est assez mûr pour désigner un Premier Ministre au fait des réalités congolaises.





14/01/2017 PAR KABONDOMA JUNIOR ET MUAKA MATADI

Message édité 2 fois, dernière édition par root, 19 Janvier 2017, 22:36  
 

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