Lien vers ce message 11 Janvier 2017, 20:17
Bill et Melinda Gates financent un implant préventif contre le Sida destiné en priorité à l'Afrique subsaharienne.

La fondation Bill et Melinda Gates a investi 140 millions de dollars dans la mise au point d'un implant de prévention contre le VIH, destiné en priorité à l'Afrique subsaharienne, région du monde particulièrement touchée par le Sida.

Bill Gates: Puce de prévention contre le Sida destiné en priorité à l'Afrique subsaharienne
L'implant sous-cutané de prévention contre le VIH développé par Intarcia.
© INTARCIA


140 millions de dollars : c'est la somme astronomique investie fin décembre 2016 par la fondation Bill et Melinda Gates - l'homme le plus riche de la planète et son épouse - dans un dispositif médical de prévention contre le VIH. Développée par l'entreprise pharmaceutique Intarcia, cette technologie a été initialement conçue dans le traitement du diabète de type 2 et est destinée en priorité aux pays où l'épidémie de Sida est la plus sévère, comme l'Afrique subsaharienne qui compte 25,6 millions de personnes infectées.

Une alternative à la prise quotidienne de Truvada

Bill Gates: Puce de prévention contre le VIH pour l'afriqueCe dispositif consiste en un implant sous-cutané qui délivre sur une durée de six mois à un an des antirétroviraux afin de protéger le porteur d’une éventuelle infection au VIH. L'entreprise ne détaille pas le fonctionnement de cet implant, mais précise qu'il repose sur des mécanismes osmotiques (différences de pression entre liquides) : l'eau des vaisseaux sanguins passe à travers une membrane semi-perméable intégrée dans l'implant, ce qui active une mini-pompe qui diffusera en continu, de manière contrôlée, le médicament dans le corps. L'avantage principal pour le patient est de se passer d'une prise quotidienne d'antirétroviraux, tel le Truvada, qui a obtenu une RTU (recommandation temporaire d’usage) en France début 2016. Toutefois, il est nécessaire de "remplir" la pompe une à deux fois par an en médicaments, sans oublier que l'installation de l'implant sous-cutané nécessite une opération chirurgicale : deux éléments qui peuvent constituer un vrai frein à l'accessibilité de cet appareil aux populations à risque les plus reculées du monde.

Mais la fondation Gates se veut rassurante. "Il y a un besoin urgent d'offrir à ceux qui sont les plus exposés au VIH une prévention facile dans leur vie quotidienne. Nous sommes optimistes quant à la perspective d’un appareil prophylactique implantable chez les populations qui en ont le plus besoin", affirme dans un communiqué Sue Desmond-Hellman, PDG de la fondation. Même si le dispositif conçu dans le traitement du diabète de type 2 devrait être commercialisé courant 2017, pour le VIH, il faudra être davantage patient : l'entreprise pharmaceutique doit encore choisir quels types de médicaments antirétroviraux utiliser et le dispositif devra franchir un certain nombre d'étapes liées aux réglementations des produits sanitaires. Nul doute que la FDA (l'Agence américaine du médicament) accélèrera la procédure si elle accorde au médicament le statut de percée thérapeutique majeure.

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Le 10.01.2017 à 17h46 sciencesetavenir.fr
Message édité 1 fois, dernière édition par root, 12 Janvier 2017, 6:43  
 

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