Lien vers ce message 13 Octobre 2016, 20:35
Le credo des troubadours du roi Kabila s’articule autour des points suivants :

RDC - Edem Kodjo : Les masques sont tombés
Le franc macon Edem Kodjo

1. Pas d’élections en 2016. Elles auront lieu :
  • Quand le fichier électoral sera prêt : probablement à fin 2017 ;
  • Quand l’Assemblée Nationale et le Sénat auront voté la loi sur la répartition des sièges des députés par province ;

2. La primature revient à l’opposition acquise au statu quo. Est-ce encore une opposition ?

3. Le respect de la constitution doit être de rigueur en ce que les actuels animateurs des Institutions publiques : Présidence de la République, Parlement National, Assemblées provinciales, Gouvernorat des provinces, doivent rester en place et conduire la transition à venir qui démarrera le 20/12/2016.

Et des voix se lèvent au sein du dialogue de Kodjo, pour dire qu’un dépassement de quelques mois des délais constitutionnels n’est rien. Car on est devant un cas de force majeure. Et d’évoquer alors les contraintes techniques et financières délibérément provoquées et devenues le fond de commerce politique de la CENI, instrumentalisée par la Majorité Présidentielle, la fausse opposition, la fausse société civile présentes au dialogue pour justifier le glissement. Et on gesticule en disant que toute initiative susceptible d’apporter la paix est acceptable. Autrement dit : « la fin justifie les moyens ». Ce qui est immoral.

Face à la guerre en Syrie, aux crises au Gabon ou en République démocratique du Congo (partir de 17min), la diplomatie française a-t-elle encore son mot à dire ? En a-t-elle seulement les moyens ? Le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Marc Ayrault, répond sur TV5MONDE.


C’est justement ce credo des kabilistes qu’Edem Kodjo a entièrement repris dans ce qu’il s’est permis de qualifier d’Accord politique de fin de dialogue en quinze pages, laissant tomber les masques et se dévoilant enfin kabiliste.

RDC - Edem Kodjo : Les masques sont tombés
Edem Kodjo et le grand mopao Koffi Olomide

Pourtant, les conséquences d’un tel accord politique, inacceptable pour le peuple congolais, n’échappent pas aux acteurs de cette messe noire et sont les suivantes :
  • Les Kabilistes crachent sur le peuple congolais dont le refus de la violation constitutionnelle des délais des élections a fait des centaines de morts le 19/01/2015 et le 19/09/2016.
  • Voilà des gens qui se disent intellectuels et qui, pour leurs intérêts partisans, modifient les articles de la Constitution fixant à cinq ans le mandat des animateurs des Institutions publiques, au cours d’un conciliabule acquis à leurs thèses, sans être le Souverain Primaire congolais et sans état d’âme. « La science sans la conscience est ruineuse… ».
  • De deux choses l’une : ou bien on est juriste, intellectuel et, en tant que tel, on fait une lecture contraignante de la Constitution qui est d’interprétation stricte, ou bien, on est voyou et on veut faire de la R.D.C un Etat voyou et non un Etat de droit, en tripatouillant la Constitution pour l’adapter à sa propre situation, oubliant ainsi l’exposé des motifs dans son préambule.
  • Peut-on enfin noter que le dépassement même d’un jour, des délais constitutionnels constitue une violation de la Constitution et un crime de haute trahison dont, dans un Etat de droit, on devrait répondre devant les cours et tribunaux ;
  • Cette recette de maintenir en place un président en fin mandat, en violation de la Constitution, en agitant devant des acteurs politiques congolais, si friands de titres et d’enrichissement illicite, l’appât d’un gouvernement d’union nationale large, moyenne ou restreinte dont Primature réservée à l’opposition n’est pas nouvelle :
      Elle avait été abondamment utilisée à l’époque de Mobutu. Elle n’eut pour effet que de conforter la dictature de Mobutu et d’enrichir ses « amis » ministres sans impact sur le quotidien du peuple.
      C’est le même jeu avec Joseph Kabila depuis 2001 sans impact sur le quotidien du peuple congolais. Cette recette apparaît ainsi comme une prime à la médiocrité et à la criminalité d’une part et d’autre part, elle montre la vraie nature de l’Etat mobutiste-kabiliste : une République bananière. Si donc il y a transition, celle-ci devra s’organiser sans Kabila et sans les animateurs des Institutions actuelles. Qu’on essaie de se souvenir du maintien de Mobutu à la fin de la CNS en 1991 et de celui de Joseph Kabila en 2002 au DIC en Afrique du Sud : 25 ans de parfait gâchis. Le pouvoir transitoire s’organisera donc autour d’un président de la République intérimaire, d’un gouvernement intérimaire, d’un parlement provisoire ; des institutions provinciales intérimaires ; on réveillera l’administration publique. La question la plus difficile sera de transformer une armée « milice privée » en une armée républicaine.

En effet :

Le plus grand conseil du roi Baudouin au Président Kasavubu le 30/06/1960 fut que « même si toutes les Institutions du pays s’effondraient, l’Administration doit être préservée intacte. Car, c’est à partir d’elle que la refondation de l’Etat peut être rendue possible ».

On sait, hélas, ce que Mobutu et l’AFDL en ont fait aujourd’hui : une foire aux cancres, fourre-tout, à quelques exceptions près.




04/10/2016
MUAKA MATADI


http://www.mastakongo.com/news/images/arrow-blue-right.pngSUIVANT - AVIS AUX COMBATTANTS DE LA RDC. l'Ex-président de la BAD donnera une conférence le 17 Oct 16
 

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