Lien vers ce message 13 Septembre 2016, 21:07
ENSAUVAGEMENT DE LA RDCONGO & LES CONDITIONS DU TYRAN KABILASur CCTV, le Dr Jean-Baptiste Sondji, président d’une plate-forme de l’opposition congolaise, a fait le point, dans l’émission « A Haute Voix », sur l’actuel dialogue en R.D Congo ce Mardi 30/08/2016.
Les points essentiels évoqués :

L’Accord-Cadre de février 2013 à Addis-Abeba ;
    1. Le contenu des négociations entre le président Kabila et l’Opposition ;
    2. La qualité d’Edem Kodjo, l’envoyé de l’UA ;
    3. La compétence onusienne pour la nomination d’un panel de facilitateurs ;
    4. La qualité du dialogue d’Edem Kodjo ;
    5. La demande faite à la Communauté Internationale de rendre publiques les négociations entre le président Kabila et l’Opposition.

Selon ce qui ressort des propos du Dr Sondji :

1.1 L’Accord-Cadre d’Addis-Abeba reconnaît bien l’existence d’une crise aiguë en RDC et suggère une sortie de crise par des moyens politiques efficaces.
1.2 Les négociations entre le président Kabila et l’Opposition font partie de ces moyens politiques efficaces de sortie de crise, à condition, toutefois, que le président Kabila qui n’a jamais respecté ses engagements, soit cette fois-ci miraculeusement de bonne foi.
Au cours de ces négociations, il a été demandé au président Kabila de faire une déclaration publique confirmant son retrait du pouvoir, après son deuxième pseudo-mandat constitutionnel, conformément à l’art. 70 de la Constitution, afin de favoriser une passation de pouvoir pacifique.
Il aurait déclaré être d’accord de se retirer comme demandé, mais sous certaines conditions que voici :

1.2.1 Il avait demandé qu’on lui laisse tous ses biens ;
1.2.2 Il avait demandé de ne pas être poursuivi en Justice ;
1.2.3 Il avait demandé que dans le gouvernement post-Kabila, on réserve aux siens des ministères importants dont celui de la Défense.
1.2.4 Il semble (Dr Sondji ne l’a pas dit) qu’il aurait souhaité que le lieu de sa retraite soit tenu secret.
Du côté de l’Opposition, l’évaluation de ces conditions, dignes d’un tyran qui se découvre tout à coup criminel, a donné lieu à la prise de position ainsi exprimée :


Hotel Kabila Maroc

ENSAUVAGEMENT DE LA RDCONGO & LES CONDITIONS DU TYRAN KABILAHotel KABILA Vista M'Diq
Km 20 Route De Tetouan a Ceuta
M'Diq, N16, Tetouan, Marocco
+212 539666013


1.2.4.1 Si les biens en sa possession ont été acquis de manière honnête, a-t-il besoin de craindre qu’on vienne les arracher ?
Mais aujourd’hui, en nommant Jaynet et Zoé, membres de sa famille, ambassadeurs, l’intention n’est-elle pas de dissimuler certains biens en les faisant sortir du pays sous le label de « colis diplomatiques » ? La Communauté internationale pouvait-elle exiger de la RDC de lui laisser des biens mal acquis ?
1.2.4.2 Les poursuites judiciaires, elles, constituent le point fatidique qui lui donnerait des cauchemars et des sueurs froides : aller en prison pour crimes de guerre et crimes contre l’humanité à 45 ans, c’est ne pas jouir de ses richesses accumulées en RDC. D’où, finalement, sa décision de s’accrocher au pouvoir, comme l’ont fait d’autres despotes africains. Il ne croit donc pas pouvoir échapper aux rets de la Justice après des crimes monstrueux de masse qui continuent de se commettre dans le pays et, particulièrement à l’Est.
Il y a aussi des crimes économiques d’une ampleur inouïe, commis par lui-même et par son entourage et qui les inciteraient tous à garder le pouvoir, non pour le bien du Congo, mais pour continuer à jouir de l’impunité.
Les massacres qui se commettent à Beni depuis au moins deux ans ont fini par émouvoir même le Pape François à Rome et son représentant en RDC, le Nonce Apostolique, qui, en cette fin du mois d’août 2016, est sur place à Beni. A cette occasion, il a mis le gouvernement Kabila devant ses responsabilités ; gouvernement qui, depuis 15 ans, s’est révélé totalement incapable de protéger efficacement la population de l’Est du Congo, voire de tout le Congo, mais qui accumule armes et mercenaires pour massacrer les populations congolaises qui se soulèveraient contre lui.
Et le Nonce apostolique a affirmé de Beni que le Vatican va en appeler au Conseil de Sécurité des Nations-Unies devant la défaillance du gouvernement à assurer la protection de son peuple.
C’est justement dans un tel contexte que Zoé, l’ambassadeur de Kabila, a tenu un point de presse au Rwanda (est-ce un hasard ?) et a déclaré cyniquement que le Congo doit beaucoup à sa famille. Et celle-ci n’a pas envie de quitter le pouvoir au Congo. Voilà ce qui s’appelle « cracher sur ses victimes ».

Qui vivra, verra ! Et rira bien qui rira le dernier !

1.2.4.3 S’agissant des ministères à lui réserver, pourquoi insister particulièrement sur la défense ?? C’est sans doute parce que le Rwanda ne pouvait coloniser la R.D Congo sans avoir préalablement noyauté l’armée congolaise. En effet, l’armée congolaise est l’institution du pays la plus infiltrée et la plus rendue inefficace. En même temps, c’est celle qui a connu une hécatombe d’officiers congolais patriotes, assassinés froidement parce que leur bravoure à l’Est du pays gênait le plan de la colonisation du Congo par le Rwanda, ses intérêts économiques et ceux de l’Ouganda et, par-delà eux, ceux des aventuriers d’Orient comme d’Occident.
Avec l’armée, les institutions politiques où de faux opposants rwandais (Kamerhe, Kengo, Ruberwa, Nyarugabo et d’autres) essaient de phagocyter l’Opposition en semant la confusion, comme à l’époque de l’Union-Sacrée de l’Opposition en 1990 : se placer du côté des vrais opposants et se faire considérer tels avec l’aide de la presse bruyante de l’Occident, finalement voler les quotas de l’Opposition et rentrer au pouvoir pour s’asseoir à nouveau à la mangeoire nationale, sans aucun souci pour la malheureuse condition du peuple congolais. Kengo, Nguz, Ntambwe Mwamba et d’autres le firent en 1990. Les mêmes, Kamerhe et Moïse Katumbi reviennent avec la même politique, soutenus par la même presse occidentale comme des opposants.

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Les raisons qui font courir Kabila derrière le ministère de la Défense sont que :

  • A travers l’institution « Armée », il peut continuer à contrôler les effectifs des Congolais qui y sont, régler le problème de leur armement voulu inoffensif, empêcher la bravoure des officiers zélés en les envoyant dans la tombe.
  • Il peut y nommer des officiers rwandais. Aujourd’hui, des connaisseurs de ces effectifs disent que la moitié des généraux FARDC est constituée des généraux rwandais dont le rôle est de continuer à provoquer l’agitation à l’Est du Congo, provoquer la fuite des populations et amener des populations rwandaises venir occuper les terres de fuyards. Leur deuxième rôle est de protéger les politiciens rwandais infiltrés et qui continuent à piller le Congo :
      L’uranium que Mobutu avait laissé entre les mains des mouvanciers serait récupéré par J. Kabila et acheminé au Rwanda. Dans quel but ?
      Où serait le diamant de 820 carats qu’un certain Mbiya avait eu vers 2004/2005 au Kasaï Oriental ; lequel diamant avait été renvoyé d’Anvers au Congo par la Belgique, grâce au mécanisme de traçabilité des origines des matières précieuses ? Le président Kabila avait en maintes occasions promis de le restituer à son propriétaire. L’attente est aujourd’hui longue de 12 ans !!!;
      ENSAUVAGEMENT DE LA RDCONGO & LES CONDITIONS DU TYRAN KABILA
      Les militaires rwandais au Kivu

      A travers l’institution « Armée », il peut continuer à infiltrer des soldats rwandais et ougandais ainsi que ses mercenaires de tous bords. C’est ainsi que lesdits ADL, accusés de massacres de Beni et dont un échantillon de 200 membres comparaît devant un tribunal de façade vers Beni, sont en réalité soixante mille mercenaires recrutés par lui en Ouganda et au Rwanda, en plus des troupes étrangères du M23 dont, en tant que parrain, il réclame de l’Ouganda et du Rwanda, ses complices, leur retour en RDC, pour la sale besogne de venir soutenir dans un bain de sang congolais, son quatrième mandat ainsi que les suivants.
      Ceux des congolais qui lui ont facilité la tâche de noyauter l’armée congolaise en faisant entrer des troupes rwandaises dans des opérations douteuses, comme le Général John Numbi, jouissent d’une impunité totale comme récompense de leur collaboration.
      Lui, Joseph Kabila, tous les infiltrés rwandais : politiques, militaires et mercenaires, colonisateurs du Congo, sont présentés par le Rwanda comme congolais Banyamulenge. Et le Rwanda ne veut pas du retour des FDLR (Forces Démocratiques de Libération du Rwanda) pour pouvoir puiser le coltan dont le traitement doit se faire au Rwanda où des sociétés canadiennes ont construit une importante usine à cette fin.

A lire:

>> RDC: Corneille Nangaa ment il faut 30 jrs pour l'enrollement

>> FELIX TSHISEKEDI parle des accords d'Ibiza avec le camp Kabila

Pour toutes ces turpitudes, deux pays qui hébergeaient chez eux des Rwandais, avaient dû les renvoyer chez eux.
    Le premier, c’est la Tanzanie. Le Président Kikweta, sentant l’hégémonie rwandaise s’exercer progressivement sur son pays, renvoya tous les rwandais encadrés chez eux, craignant de violentes réactions populaires ;
    Le deuxième, c’est l’Ouganda. Dès sa prise de pouvoir en Ouganda, au vu de la fragilité de son économie, Yoweri Museveni décida de renvoyer chez eux les réfugiés Tutsi. Il présenta le problème astucieusement comme une manière de remercier tous ces Tutsi qui l’avaient aidé à prendre le pouvoir chez lui. C’est ainsi que de 1990 à 1994, les Tutsi purent regagner le Rwanda avec les conséquences que l’on sait, assistés dans la logistique militaire par les Etats-Unis d’Amérique.
    La question qui se pose aujourd’hui est celle de savoir : à quand le retour des Rwandais de la RDC chez eux ? A l’époque de Mobutu, lorsqu’en 1995, le problème du retour s’était posé, Mobutu s’y opposa et des occidentaux vinrent dire à Kengo en tant que chef du gouvernement, de suivre l’avis de Mobutu. Que se trame-t-il au juste ?

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Les militaires rwandais Bosco Ntanganda et Laurent Nkunda

3. La qualité d’Edem Kodjo, l’envoyé de l’UA était celle d’un « informateur » et non de « facilitateur ». Son passage du statut « d’informateur » à celui « de facilitateur » sans consultation de la partie prenante « Opposition » demeure un mystère. Son acharnement à se maintenir comme facilitateur malgré sa récusation par le Rassemblement et Tshisekedi qui se trouve être celui-là même qui s’est battu pour ce dialogue pose problème sur les vraies raisons de sa présence au Congo.

4. La compétence de nommer non pas un facilitateur, mais un panel de facilitateurs pour éviter la corruption d’un seul individu et la manipulation de la situation par ce seul individu en cas de corruption, revenait aux Nations-Unies. Le fait qu’aujourd’hui celles-ci se cachent derrière l’Union Africaine qui a usurpé leur compétence en cette matière alors que dans le cas de la Libye au temps de Kadhafi, les avis de l’UA n’avaient pas de poids, pose problème. Il y a là une politique internationale à géométrie variable.
Cela fait craindre une volonté délibérée des éminences grises de la Communauté Internationale et de l’UA de tirer prétexte de l’actuel monologue de la Majorité entre elle pour enfoncer davantage le Congo dans l’esclavage. Et cela, avec une classe politique des oppresseurs et affameurs du peuple. Est-ce par cynisme ou par complicité ? Combien de temps encore cette communauté internationale et cette UA pensent-elles que les soixante millions des Congolais continueront d’accepter cet esclavage ?

5. La qualité du dialogue d’Edem Kodjo.

Ce facilitateur imposé est le genre de médiateur appelé à réconcilier un couple et qui, récusé par l’une des deux parties, se maintient éventuellement avec l’appui de ceux qui l’ont imposé ainsi que de la Majorité dont une partie est composée de faux opposants qu’on fait passer pour une partie d’opposants pour les besoins de la cause et qui ne mobilisent que les badauds de la Nation. Dans ces conditions, quel problème de la Nation congolaise espère-t-on résoudre en profondeur et à long terme ? Aucun, à notre avis.
Et par orgueil personnel, le facilitateur se maintient en se croyant seul capable d’apporter des solutions. Il va réconcilier qui avec qui, puisque l’opposition qui avait initié des pourparlers avec Kabila n’y est pas. Ceux qui ont pris le train en marche sont des opportunistes qui n’attendant que des enveloppes et des postes ministériels avec Kabila éventuellement.
Or, en identifiant clairement les parties en conflit, il y a la M.P et les partis satellites versés à tort dans l’opposition et qui étaient absents lors des pourparlers entre les deux parties d’une part et l’Opposition véritable reconnue qui a tout fait pour éviter un bain de sang en RDC et qui est aujourd’hui absente du soi-disant dialogue.

Le soi-disant facilitateur va réconcilier qui avec qui ?

Ce soi-disant facilitateur s’est discrédité et s’est fait conspuer lors de l’ouverture des travaux préparatoires pour avoir remplacé les listes des délégués de la Société Civile et des Jeunes par des listes frauduleuses. Quel crédit accorder à sa facilitation ?




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Message édité 10 fois, dernière édition par root, 25 Septembre 2016, 6:59  
 

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