Lien vers ce message 05 Aout 2014, 5:41
Le secrétaire d'État américain, John Kerry, s'est exprimé lundi devant un parterre d'acteurs africains de la société civile, au premier jour du sommet États-Unis – Afrique. Il a vanté les valeurs démocratiques et les droits de l'homme.

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Le secrétaire d'Etat américain John Kerry


"Nous presserons les dirigeants de ne pas modifier les constitutions pour leurs bénéfices personnels ou politiques". Les propos prononcés lundi 4 août par le chef de la diplomatie américaine, John Kerry, devant un parterre d'acteurs africains de la société civile n'ont rien de surprenants.
Depuis des mois, Washington s'oppose à toute modification de la Constitution destinée à permettre à un chef d'État de se maintenir au pouvoir. Une option évoquée dans plusieurs pays du continent (Burkina Faso, RDC, Congo-Brazzaville ou encore Burundi) alors que se rapprochent les prochaines échéances électorales.

John Kerry a d'ailleurs rencontré le président congolais, Joseph Kabila - à qui il avait déjà demandé directement de respecter la limite à deux mandats imposée par la loi fondamentale congolaise, dans la perspective des élections de 2016, et son homologue burkinabè, Blaise Compaoré.
"Une société civile forte, le respect pour la démocratie, l'État de droit et les droits de l'homme, ce ne sont pas seulement des valeurs américaines, ce sont des valeurs universelles", a également déclaré le chef de la diplomatie américaine.
Le secrétaire d'État a enfin promis que les États-Unis continueraient à défendre "la liberté de la presse, y compris pour des journalistes poursuivis pour terrorisme ou emprisonnés pour des raisons arbitraires".

(Avec AFP)

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États-Unis : l'Afrique au sommet, séance de rattrapage pour Barack Obama

Du 4 au 6 août, le président américain accueille le premier sommet États-Unis - Afrique des chefs d'État et de gouvernement. La Maison Blanche reconsidère-t-elle pour autant ses positions à l'égard du continent ?

Barack Obama a déçu les Africains. Est-ce parce qu'il est né à Hawaii et a grandi en Indonésie que le président des États-Unis s'intéresse plus à la zone Pacifique qu'au continent où est né son père kenyan ? Lors de son premier mandat, il ne s'y est rendu que deux fois, en Égypte et au Ghana, en 2009. Il a corrigé le tir fin juin-début juillet 2013 en effectuant une tournée de huit jours au Sénégal, en Afrique du Sud et en Tanzanie.
Toujours est-il que, du nord au sud, l'Afrique attendait plus et mieux du premier chef d'État d'origine africaine de la première puissance mondiale, au moment où le président chinois, lui, y enchaîne visite sur visite. Et voici que, comme pour rattraper le temps perdu, Barack Obama invite une cinquantaine de chefs d'État et de gouvernement africains à Washington, du 4 au 6 août, afin de "renforcer les liens avec l'une des régions les plus dynamiques au monde", selon ses propres dires.
Car ses conseillers sont parvenus à le persuader que l'Afrique était "une terre d'opportunités". Ils lui ont fait valoir qur rares sont les continents où la croissance annuelle dépasse 5 % depuis dix ans, et que les "lions" africains valent bien les "dragons" asiatiques.

Toutes les études prouvent que l'Afrique est en passe de décoller. Dans son édition du 11 juin, le Wall Street Journal a publié la dernière en date, réalisée par le cabinet conseil Frontier Strategy Group, qui estime que parmi les 20 "marchés frontières" (ceux des pays en développement) les plus attractifs pour les multinationales américaines et européennes figurent 11 pays africains, le Nigeria trônant à la première place, le Kenya à la cinquième et l'Angola à la sixième.

En dix ans, les échanges commerciaux États-Unis - Afrique ont doublé, ceux de la Chine avec l'Afrique ont été multipliés par vingt.

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Les hommes du président lui ont aussi mis sous les yeux des chiffres cruels. En dix ans, les échanges commerciaux États-Unis - Afrique ont bien doublé. Or, dans le même laps de temps, ceux de la Chine avec l'Afrique ont été multipliés par vingt, bondissant de 10 milliards à plus de 200 milliards de dollars par an.

http://www.jeuneafrique.com/photos/072014/021072014173216000000JA2793p057-2info.jpgIls ne sont plus restés les bras ballants. En 2000, ils ont mis en place l'African Growth and Opportunity Act (Agoa, la loi qui facilite l'accès des pays africains au marché américain). Et ils se félicitent aujourd'hui des 43 millions d'emplois créés dans une quarantaine de pays du continent grâce à la suppression des droits de douane que les États-Unis organisent dans ce cadre sur les produits africains qu'ils importent (véhicules, vêtements, chaussures, produits agricoles transformés).

Certains n'ont guère de produits manufacturés à exporter

L'Agoa, qui prend théoriquement fin en 2015, sera donc l'un des plats de résistance du sommet de Washington, car ses résultats sont moins éclatants qu'il n'y paraît. "Certains pays comme Maurice ou le Kenya ont bien utilisé l'Agoa. D'autres, comme la RD Congo ou la Zambie, n'ont guère de produits manufacturés à exporter", analyse Stefano Inama, de la division Afrique et pays les moins avancés à la Conférence des Nations unies sur le commerce et le développement (Cnuced). En outre, les produits pétroliers représentent à eux seuls 91 % des importations américaines en provenance de l'Afrique.


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