Lien vers ce message 23 Juillet 2016, 5:47
Voici le témoignage de Hervé Cheuzeville qui à vécu en Ouganda.

Il y a 40 ans – Le Raid Israélien sur Entebbe en OugandaCommando Israélien recu en heros après l'opération sur Entebbe
Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahou a donné son accord de principe pour participer aux commémorations, 40 ans après l’opération Entebbe, où des commandos israéliens avaient libéré — dans la nuit du 3 au 4 juillet 1976, les passagers d’un avion d’Air France qui effectuait un vol Israël / Paris — passagers pris en otage par des terroristes du » Front Populaire de Libération de la Palestine » et de » la Fraction Armée Rouge « . Benjamin Netanyahou rendra à cette occasion hommage à son frère Yoni, tombé au cours de l’opération.

Par Modztreh 17 février 2016 domhertz.com

Il convient de remonter au 27 juin 1976. Ce jour-là, un airbus A300 d’Air France décolla de l’aéroport Ben Gourion de Tel Aviv avec 248 passagers et 12 membres d’équipage, à destination de Paris. A l’escale d’Athènes, 58 nouveaux passagers embarquèrent. Parmi eux se trouvaient 4 terroristes, deux Allemands et deux Palestiniens. 20 minutes après le décollage, ils prirent le contrôle de l’appareil, contraignant l’équipage à se dérouter vers la Libye.

Il y a 40 ans – Le Raid Israélien sur Entebbe en Ouganda
Yoni, le frère aîné du premier ministre israélien Benjamin Netanyahou tombé au cours de l’opération.


L’avion se posa à l’aéroport de Benghazi, où il put faire le plein de kérosène. Une passagère qui semblait être sur le point de faire une fausse couche y fut libérée. Après 7 heures au sol dans une chaleur écrasante et sans climatisation, l’Airbus redécolla dans la soirée. A 3 heures et quart du matin, il se posa à Entebbe. Là, 3 autres terroristes palestiniens rejoignirent les premiers. Les passagers furent débarqués et amenés à l’ancien terminal de l’aéroport. Tout cela fut accompli en collaboration avec les militaires ougandais.

Il y a 40 ans – Le Raid Israélien sur Entebbe en OugandaLe lieutenant-colonel Yonathan Nethanyahou

C’est peu après l’arrivée dans la salle de l’aérogare qu’eut lieu le tri ignoble des passagers. Les terroristes avaient collecté les passeports des passagers. Tous les Israéliens, ainsi que ceux ayant des noms à consonance juive, furent appelés un à un et envoyé dans une salle adjacente. Le commandant de l’Airbus, Michel Bacos, protesta auprès des terroristes et lui et son équipage rejoignirent les passagers juifs de leur propre initiative. Le 30 juin, un premier groupe de 48 passagers non juifs fut libéré puis, le lendemain, un second, comprenant 100 personnes, elles aussi non juives. Ils furent aussitôt rapatriés à Paris, après que l’équipage eut refusé de les accompagner, préférant rester avec les otages restants.

Pendant toutes ces longues journées d’angoisse se déroulaient des tractations entre Israël d’une part et les terroristes d’autre part, par l’entremise de pays ayant des relations avec l’Ouganda, comme les Etats-Unis et l’Egypte, par exemple. Même l’OLP s’entremit, mais les terroristes refusèrent de rencontrer son envoyé. Baruch Bar-Lev, un officier israélien à la retraite, qui avait bien connu ,Idi Amin Dada le dictateur ougandais, parvint à l’appeler plusieurs fois au téléphone, pour lui demander de faire libérer les otages, en vain. Le détournement était le fait du FPLP, il avait été organisé par son leader Wadie Haddad (1). Les deux Allemands appartenaient quant à eux au groupe terroriste d’extrême gauche Revolutionäre Zellen (Cellules révolutionnaires).

Il y a 40 ans – Le Raid Israélien sur Entebbe en Ouganda
Les familles des hostages les attendaient sur le tarmac


Le chef du commando était d’ailleurs l’un d’eux, un certain Wilfried Böse, né en 1949. Il était accompagné par Brigitte Kuhlmann, une Allemande de Hanovre, née en 1947, membre du même groupe gauchiste clandestin. A un otage israélien rescapé des camps nazis qui lui avait montré le numéro tatoué sur son avant-bras, Böse déclara : « Je ne suis pas un nazi, je suis un idéaliste ! » Le FPLP réclamait, en échange de la libération des passagers, la sortie de prison de 40 Palestiniens détenus en Israël et de 13 autres terroristes détenus en France, en Allemagne, en Suisse et au Kenya. Les terroristes menaçaient de commencer à tuer leurs prisonniers à partir du 1er juillet s’ils n’obtenaient pas satisfaction. L’ultimatum fut ensuite repoussé au 4 juillet, Israël ayant indiqué être prêt à libérer ses 40 détenus. Le gouvernement israélien de l’époque était dirigé par Itzhak Rabin et son ministre de la défense était Shimon Pérès.

Il y a 40 ans – Le Raid Israélien sur Entebbe en OugandaCommando Palestinien

En fait, dès les premières heures de la crise, l’Etat hébreu faisait des préparatifs pour monter une opération de sauvetage. Des entrepreneurs israéliens qui avaient construit la nouvelle aérogare d’Entebbe quelques années auparavant fournirent les plans de l’aéroport, ce qui se révéla fort utile pour la préparation de ce qui allait être appelé « Opération Thunderbolt ». Une réplique de l’ancienne aérogare fut même édifiée dans une base israélienne afin de permettre au commando d’élite Sayeret Matkal de préparer l’intervention. Cette unité était commandée par le lieutenant-colonel Yonathan Nethanyahou. L’opération fut placée sous le commandement du général Dan Shomron (2).

Il y a 40 ans – Le Raid Israélien sur Entebbe en Ouganda
Shimon Peres


Le 3 juillet 1976, 4 Hercules C130 et 2 Boeing décolèrent de la base de Charm el-Cheikh, dans le sud du Sinaï (la péninsule égyptienne était encore occupée par Israël, à l’époque). Une centaine de membres du Sayeret Matkal, appuyés par des hommes de la Brigade d’élite Golani étaient à bord des Hercules. Une Mercedes noire arborant des drapeaux ougandais sur son capot avait été embarquée. Elle ressemblait au véhicule habituellement utilisé par le dictateur ougandais. Le 1er juillet, ce dernier s’était envolé pour un sommet de l’Organisation de l’Unité Africaine devant se tenir à Port Louis. Amin Dada, président sortant de l’organisation panafricaine, devait passer le relai à son successeur désigné, le premier ministre mauricien Seewoosagur Ramgoolam.


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