Lien vers ce message 16 Juillet 2016, 23:01
En Côte d’Ivoire, l’impunité continue largement à régner autour des viols commis dans le pays, selon les conclusions d’un rapport rendu public lundi 11 juillet. Pendant quatre ans, la mission des Nations unies dans le pays et le commissariat des droits de l’homme de l’ONU ont enquêté sur ce crime.

Les viols trop souvent impunis en Côte d'Ivoire
Le tribunal de première instance d'Abidjan.
© Crédit: Wikimedia Commons


Par RFI Publié le 12-07-2016

Ce sont les plus vulnérables qui sont les plus souvent victimes de viols. Sur les 1 129 cas recensés par les Nations unies en quatre ans, plus des deux tiers concernent des enfants et la quasi-totalité des victimes sont des femmes.

Des crimes souvent dénoncés, selon le rapport : 90% d’entre eux sont instruits. Mais moins de 20% aboutissent à une condamnation.

Julie de Rivero est la responsable de la division Droits de l’homme de l’ONUCI. « Il y a un problème d’impunité face au viol en Côte d’Ivoire, en particulier parce que beaucoup de ces cas de viols ont été correctionnalisés, c’est-à-dire que les auteurs n’ont pas été condamnés pour des crimes, mais pour des délits. Donc il est temps maintenant de vraiment traiter ces viols comme des crimes et de trouver la réponse judiciaire adéquate à ce fléau », souligne-t-elle.

Des efforts encore insuffisants

Les mentalités doivent évoluer, reconnaît la ministre ivoirienne des Droits de l’homme, là n’est pas la seule des difficultés. « Nous sortons quand même d’une crise profonde qui a atteint la société en raison de la non-tenue des assises, et ce pendant toute la période de crise qui a duré environ dix ans, rappelle Paulette Ezouehu. Donc cela peut se comprendre, mais la répression du viol reste une question majeure pour le gouvernement. »

Des cliniques juridiques aidant à l’accompagnement des victimes ont par exemple été créées. Quant au certificat médical, cher à établir pour de nombreuses familles, il n’est plus nécessaire pour entamer les poursuites. Des efforts que le gouvernement s’est engagé à continuer, car selon l’ONU, ils restent encore insuffisants.

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