Lien vers ce message 08 Mai 2016, 0:29
Troisième question : Bilan économique de Moïse Katumbi.

http://mastakongo.com/english/images/Articles_photo/October2015/congo.jpgA son arrivée à la tête de la province du Katanga en 2006, il avait dénoncé le pillage des ressources naturelles du Congo, évalué alors à $ 48 millions chaque mois, sortant par Kasumbalesa vers la Zambie pour la Tanzanie, leur destination finale en Afrique. Il semble qu’il ait reçu des menaces de la part de Joseph Kabila. Il a alors gardé le silence, mais est entré dans la danse à son tour.
Il aurait acquis 750 camions long courrier pour acheminer les minerais sortis du sol katangais en Zambie.
Il aurait, dans ce pays-là, une usine de traitement des minerais extraits au Katanga et donnant ainsi du travail aux Zambiens et non aux Congolais, payant des taxes en Zambie. C’est, semble-t-il, pour le maintien en bon état de marche de ses 750 camions long courrier qu’il aurait monté une société d’entretien des « routes utiles » du Katanga pour l’évacuation des minerais. On devine facilement qu’on ne peut dans ces conditions évoquer l’héritage reçu du père pour justifier l’immense fortune d’aujourd’hui. Comme pour l’oligarchie compradore d’aujourd’hui, le Congo a été une vache à lait. Pour cette évacuation par routes macadamisées, il aurait négligé l’entretien de la voie ferroviaire entre le Katanga et la Zambie et remercié le ciel de ce que la SNCC ne dispose pas de bonnes locomotives.

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Logo Mining Company Katanga, MCK

Il aurait fait couper beaucoup d’arbres de la savane katangaise pour la fabrication du charbon de bois qu’il aurait vendu en Afrique du Sud, selon la population.
Sous son règne, le Katanga qui produisait poissons et grosses tomates appréciées de la population, serait réduit à attendre de la Zambie ces denrées alimentaires. Le T.P Mazembe ne serait-il pas, en définitive, qu’une couverture ? Accusé par Me Muyambu de mauvaise gestion, la question fut étouffée.

Quatrième question : Avec le G7 sorti des rangs kabilistes, un non-événement car le motif officiel pourrait ne pas être le motif réel, il espère donner sa candidature à la présidence de la République, comptant sans doute sur la naïveté de la population et la complicité éventuelle de la Cour Constitutionnelle.

http://mastakongo.com/english/images/Articles_photo/October2015/Mining-Company-Katanga.jpgCamion Mining Conpany Katanga
Tout le problème réside dans l’art. 72,1de la Constitution, qui exige de posséder la nationalité congolaise d’origine c’est-à-dire être de père et de mère appartenant à une des tribus s’étant trouvées au Congo en 1885. Moïse l’est par sa mère uniquement. La loi étant d’interprétation stricte et non laxiste, Moïse Katumbi qui a un père juif est-il éligible au poste de président de la République ? Les Falachas réputés descendants de Salomon et de la reine de Saba, n’ont-ils pas été récupérés par la patrie de leur père Salomon ?

Cinquième question : On n’a qu’à voir le train de vie des gens de la M.P achetés à coup de millions d’USD.
Pour conclure, les élections à venir s’annoncent comme situées dans une démarche de valider, au bout du compte, l’éternel hold-up électoral selon la volonté des bailleurs des fonds et non selon la conformité aux suffrages exprimés par le peuple congolais. Dans la probabilité de cette hypothèse, le peuple congolais est-il prêt à accepter de demeurer l’éternel otage de l’Occident ?

Le troisième discours est celui de la diplomatie française actuelle sur la manière de régler le problème syrien, alignée en cela sur celle des Etats-Unis d’Amérique : Bachar el Assad doit être exclu du pouvoir ; d’autorité ; avant toute négociation. L’opinion française ainsi matraquée finit par intérioriser ce discours.
Ce fut le même schéma contre Kadhafi et on connaît le désordre qui s’ensuivit non seulement en Libye mais aussi dans tous les pays de l’Afrique Occidentale aujourd’hui.
Ce fut le même discours en Côte d’Ivoire, Sarkozy s’étant substitué au président de la Commission électorale ivoirienne pour désigner Ouattara vainqueur de l’élection présidentielle frauduleusement et tirer prétexte de ce crime pour envoyer des troupes françaises arrêter Gbagbo et l’envoyer à la fameuse CPI (Club des Puissants Impénitents et Injustes). Où en est la Côte d’Ivoire aujourd’hui ? Déchirée.

Décidément, une réalité qui est l’événement décisif dans l’histoire de l’Occident, c’est le crime de démesure d’une société qui se croit illuminée et investie de la mission de parler à la place de tous les peuples et d’agir à la place de tous sans leur consentement, sans respect de la multipolarité et considérant tous les autres comme des mineurs et leurs ressources comme lui appartenant de droit.

Cette position des Occidentaux de prendre parti pour les uns contre les autres au sein des nations du monde conforte l’atomisation des sociétés nationales et brise le consensus national. C’est à croire qu’en Occident, le combat entre le Bien et le Mal s’est terminé en faveur du Mal : il faut semer des divisions et l’immoralité dans le monde au point que la politique, selon le mode occidental, n’inspire plus confiance ni en Occident même, ni ailleurs dans le monde.

http://mastakongo.com/english/images/Articles_photo/October2015/rose-croix-amorc-egyptien.jpgD’une manière générale, rares sont les peuples africains qui ont des présidents et dirigeants politiques relevant du choix souverain de leurs peuples. Dans la majorité des cas, il s’agit des dirigeants imposés par des puissances néocoloniales de l’Occident pour veiller sur les intérêts de ces dernières dans leurs pays : livrer en pâture leurs ressources naturelles et permettre la résorption du chômage en Occident. Et la plupart des dirigeants ainsi imposés font allégeance à une des sociétés secrètes occidentales : Franc-maçonnerie, Rose-Croix, Illuminati, Prima-Curia…où ils sont subordonnés au Grand Maître de ces sociétés secrètes et obéissent aux directives que leur donnent des gouvernants occidentaux, leurs chefs au sein de ces mêmes sociétés secrètes. Et quand le rôle qui leur a été assigné est terminé, on pourvoit à leur remplacement par d’autres Jokers issus des mêmes rangs. Ainsi, l’Afrique est à l’heure actuelle, l’otage de l’Occident. Une des preuves est que tout nouveau dirigeant africain effectue son premier voyage officiel en Occident pour aller remercier ses parrains Occidentaux plutôt que de visiter ses voisins africains. A cet égard, l’infantilisation de l’Afrique francophone est aussi à plaindre que celle de l’Afrique arabe à laquelle l’Europe veut faire croire qu’elle n’est pas africaine, mais partie intégrante de l’Occident méditerranéen. Or, dans les faits, l’arabe comme le noir sont généralement méprisés en Europe et objets de fortes discriminations : les clichés de l’arabe menteur et du noir primitif semblent avoir encore de belles années devant eux.

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En R.D Congo

Le piège s’est refermé sur ce pays dès la première semaine de l’Indépendance :

. mutinerie dès le 05 juillet 1960 pour empêcher les nouvelles autorités de fonctionner ;
. sécession katangaise dès le 11 juillet 1960 pour les mêmes raisons ;
. massacre des populations civiles en déménagement interne à Bakwanga dès le 04 août 1960 par l’armée nationale sous l’ordre de Mobutu, le prototype des forces du chaos ;
. révocation du Premier Ministre Lumumba début septembre 1960 suivie de son arrestation et son assassinat au Katanga le 17 janvier 1961 sous l’impulsion de Mobutu, agent secret de l’Occident infiltré dans les Institutions publiques ;
. coup d’Etat de Mobutu, force négative au service de l’Occident, en novembre 1960 Mobutu qui, comme Brutus à l’égard de Cicéron dans la Rome antique, fut le tombeur de Lumumba, son naïf de bienfaiteur ;
. première Association des malfaiteurs, préparateurs du coup d’Etat de 1965, que fut le Groupe de Binza ;
. 1964, mutinerie à Kisangani et intervention des parachutistes belges pour protéger les Occidentaux de cette région (version officielle mais en réalité, il s’agissait de donner un coup de main à Mobutu pour neutraliser la rébellion qui occupait cette partie du pays sous le commandement de Gizenga) ;
. août 1964, promulgation de la première constitution congolaise en remplacement de la Loi Fondamentale mise en place à l’accession du pays à l’Indépendance. La Loi Fondamentale fut violée par le Président Kasa-Vubu dans la révocation du Premier Ministre Lumumba sans recours au vote de destitution par le Parlement, mais sous pression des chancelleries occidentales accréditées au pays ;
http://mastakongo.com/english/images/Articles_photo/October2015/mobutu-lumumba-1.jpgPatrice Lumumba et Mobutu
. 1965, violation de la Constitution d’août 1964 due au refus du Président Kasa-Vubu de désigner Tchombé formateur du gouvernement en tant que vainqueur des élections législatives de 1965. Ceci, à la suite d’une ruse de Mobutu qui lui avait conseillé de désigner Evariste Kimba formateur du gouvernement post-électoral de 1965 à la place du vainqueur des élections, tout en sachant Kimba sans majorité parlementaire pour être investi. Crise gouvernementale et prétexte pour s’emparer du pouvoir avec la bénédiction occidentale, le 24 novembre 1965 et défénestrer le Président Kasa-Vubu qui croyait Mobutu travailler pour lui, mais aussi Moïse Tchombé, gagnant des élections législatives de 1965 et pressenti futur Président de la République. Trente-deux ans de pouvoir mobutiste de gabegie financière, de démonétisations punitives, de destruction des forces vives de la Nation ; monde politique, monde ouvrier, monde universitaire, Eglise Catholique ; destruction des banques et de l’économie ; imposition du Programme d’Ajustement Structurel et mise au chômage des cadres de la Fonction Publique et du Privé ; graves violations des droits de l’homme ; République des copains assistant à des danses obscènes des semaines durant au stade Tata Raphaël en 1974 et grave dépravation des mœurs ; destruction des banques ; événement du voleur Bindo ; impunité ; transformation jusqu’à ce jour de l’armée républicaine en milices privées avec des caporaux comme généraux ; finalement départ forcé laissant derrière lui une dette publique de 12 milliards de USD et un enseignement sur quotas au rabais ; clientélisme politique et népotisme dans l’armée et l’administration ;
. un autre joker, Laurent Kabila, vint : un gros rire ; du whisky à gogo ; amoureux de la poétique du verbe ; cachant aux Congolais la présence des rwandais dans l’ossature de son armée ; vendeur des diamants ; cachant la vraie identité de Kanambe Hyppolite, alias Joseph Kabila ; mourant de manière ignoble, l’argent stocké dans un coffre-fort magnétique au Zimbabwe devenant, paraît-il, propriété du nommé Joseph Kabila, lequel, comme Mobutu pour avoir aidé à liquider Lumumba et Kasa-Vubu, a bénéficié d’un long règne (16 ans) pour avoir supprimé à son tour Laurent Kabila.

http://www.mastakongo.com/news/images/arrow-blue-left.png http://www.mastakongo.com/news/images/arrow-blue-right.pngCONTINUER A LA PAGE 3
 

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