Lien vers ce message 13 Avril 2016, 11:57
La France promet 2 milliards d'euros à l'Afrique d'ici 2020 pour les énergies renouvelables

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le lac tchad pres de ndjamena

Avec Reuters et AFP Première publication : 01/12/2015

En marge de la COP21, Paris a annoncé, mardi, un plan d'aide de 2 milliards d'euros au développement des énergies renouvelables en Afrique d'ici 2020. "La France veut montrer l'exemple", a déclaré François Hollande aux dirigeants africains.

Lors d'un sommet avec des dirigeants africains, en marge de la COP21, François Hollande a promis, mardi 1er décembre, deux milliards d'euros à l'Afrique d'ici 2020 pour développer des énergies renouvelables.



"Muraille verte" contre la désertification au Sahel, préservation du lac Tchad et du fleuve Niger... "La France veut montrer l'exemple", montrer qu'elle n'est pas simplement "le soutien aux forces africaines qui doivent assurer la sécurité du continent", a assuré le chef de l'État.

Rappelant que l'aide française à la lutte contre le changement climatique sera portée de 3 à 5 milliards d'euros par an d'ici à 2020, François Hollande a souligné qu'"une part très substantielle de l'effort bénéficiera à l'Afrique et notamment à l'électrification du continent, sans même attendre 2020". "La France consacrera 6 milliards d'euros entre 2016 et 2020" à l'électrification du continent, a insisté le chef de l'État français.

Pour lutter contre la désertification et les effets du dérèglement climatique, Paris triplera progressivement ses engagements bilatéraux en Afrique pour atteindre un milliard d'euros par an en 2020, une aide qui ira en particulier à la muraille verte, au fleuve Niger et au lac Tchad. Et de rappeler que dernier n'est plus menacé d'abord de disparition mais par la pollution liée à l'agriculture et aux hydrocarbures.

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© Pierre René-Worms | François Hollande et Ségolène Royal avec le président tchadien Idriss Déby Itno, le mardi 1er décembre.
Texte par FRANCE 24


"Il ne s'agit pas de nouveaux financements"

Romain Benicchio, porte-parole d’Oxfam France, organisation vouée à la coopération et à la solidarité internationale, estime que ces engagements ne sont pas à la hauteur des enjeux. "Cette annonce semble être un signal positif qui montre que la France a pris en compte les demandes des pays africains quant aux besoins de financements sur le terrain pour s’adapter aux conséquences du changement climatique", indique l'association dans un communiqué diffusé mardi. " Pour autant, il ne s’agit pas de nouveaux financements mais de la mise en œuvre de ce qui a déjà été annoncé lors de l’Assemblée générale de l’ONU en septembre. Malheureusement, pour l’instant les engagements financiers pris par la France dans le cadre de son Plan de Loi de Finance 2016 sont loin de refléter ces annonces", poursuit le communiqué

Selon l'entourage du chef de l'État, la France souhaite concentrer sur quelques projets l'aide qu'elle apporte pour lutter contre le changement climatique sur ce continent. Des projets qui répondraient également aux choix stratégiques de la France au Sahel, où elle engagée dans la lutte contre le terrorisme, souligne l'Élysée.



Deux milliards pour l'Afrique

En Afrique, 600 millions de personnes n'ont pas accès à l'électricité, soir près de la moitié de la population, et 80 % en milieu rural. « L'accès à l’énergie est un enjeu de développement, de politique sanitaire, un enjeu climatique aussi : l’utilisation du bois ou du charbon de bois accélère la déforestation », rappelle la ministre dans un communiqué.
Lors de la COP21, les chefs d’État africains se sont engagés à augmenter la capacité installée du continent en énergies renouvelables de 10 GW d’ici 2020 et de 300 GW d’ici 2030.
« Il y a dix milliards de dollars qui ont été promis pour l'électrification de l'Afrique, la France en met deux, donc il y a aussi une très forte attente à l'égard de la France », a déclaré Mme Royal, lors de son déplacement. « Il y a un grand projet de centrale photovoltaïque ici en Egypte (…) c'est typiquement ce type de projet qui doit pouvoir trouver des financements », a précisé la ministre, soulignant qu'elle s'était « engagée à regarder de très près ce projet ».
D'autre part, la ministre était en déplacement pour faire avancer le projet de Grande muraille verte, une vaste zone de verdure d’Est en Ouest du continent qui vise à freiner la désertification et permettre aux populations locales d’enrichir le sol, conserver l’eau et mieux vivre tout en reconstituant un puits de carbone.

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Vers l'Ethiopie et au-delà...

Enfin, Ségolène Royal devait mobiliser les autorités au plus haut niveau, pour la cérémonie de signature le 22 avril, organisée par Ban-Ki moon. « Cet événement sera l’occasion d’une mobilisation renouvelée pour la cause climatique et permettra de faire le point sur les actions concrètes décidées à Paris, sans attendre l’entrée en vigueur de l’accord », rappelle la ministre dans un communiqué.
« Le président a confirmé qu'il serait présent le 22 avril à New York et ça c'est très important parce qu'il peut entraîner d'autre chefs d'Etat et de gouvernement aussi à venir », a souligné Mme Royal, qui assure la présidence de la COP21 jusqu'en novembre.
Pour rappel, l'Egypte préside le Comité des chefs d'Etat africains pour le changement climatique et joue à ce titre un rôle clé dans l'Initiative sur les énergies renouvelables en Afrique.
Prochaine escale pour Ségolène Royal, Addis Abeba en Ethiopie pour rencontrer Haile Mariam Dessalegn, Premier ministre. Le pays, le deuxième le plus peuplé du continent et « durement affecté par la sécheresse », mise énormément sur les énergies renouvelables (éolien, solaire, géothermie, hydraulique). Il a construit le plus grand parc éolien d’Afrique subsaharienne, à Mekele, d'une capacité de 120 MW.

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Ségolène Royal, présidente de la COP et Joseph Kabila

La République démocratique du Congo a joué un rôle particulièrement constructif durant la négociation de l'Accord de Paris et a été l'un des premiers pays d'Afrique à présenter sa contribution nationale.
Le président Joseph Kabila m'a fait part de son souhait de développer les énergies renouvelables dans son pays, en particulier sur le site d'Inga aux perspectives considérables (jusqu'à 44 GW d'énergie hydraulique), comme j'ai pu m'en rendre compte en me rendant sur le site. Il a évoqué également les potentialités de l'énergie solaire et son souhait de construire une centrale près de l'équateur. Il m'a indiqué prévoir de se rendre à New-York pour la cérémonie de signature de l'Accord de Paris et mobilisera en vue de cet événement l'ensemble des PMA par une réunion ministérielle le 1er avril.
J'ai assuré mon interlocuteur de ma volonté de contribuer à faire avancer l'initiative sur les énergies renouvelables en Afrique. Les 10 Mds$ promis
par les bailleurs d'ici 2020 (dont 2 par la France) devraient vite être engagés.

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Concernant la forêt, la République démocratique du Congo consentait des efforts considérables dans la préservation de sa forêt et méritait à ce titre un soutien particulier.

J'arrive au Gabon, pays qui assure la vice-présidence du comité des chefs d'État africains sur le changement climatique (CAHOSCC) et de la conférence ministérielle africaine de l'environnement (AMCEN), puis me rendrai au Nigeria, pays le plus peuplé d'Afrique ».

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