Lien vers ce message 09 Avril 2016, 9:56
Il n’est un secret pour personne, après des enquêtes fouillées faites par certains français infirmant les allégations du nommé Joseph Kabila sur le lieu de sa naissance, sur les écoles où il aurait fait ses études et sur d’autres sujets semblables, que la R.D Congo est la patrie d’adoption de Joseph Kabila et non sa patrie naturelle.

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La Bible dit : « C’est à ses fruits qu’on reconnaît un arbre bon ou mauvais. "Matthieu 7:17" De même, c’est au vu de ses actes, actes qui à ce jour provoquent malaises, frustrations et tensions, qu’on peut légitimement se poser la question de savoir si le nommé Joseph Kabila aime réellement le Congo, son pays d’adoption qui lui a tout donné : un nom nouveau pour une nouvelle naissance, des richesses, des honneurs inespérés et une notoriété dans le monde. Qui oserait douter que Satan n’est pas activement à l’œuvre dans le monde ? Tout cela en moins de 20 ans et sans assises populaires certaines mais monnayées.

Mardi 9 février 2016, nos joueurs, champions du Chan 2016 organisé au Rwanda, lui ont présenté la coupe gagnée au prix de laborieux efforts au bout de trois semaines de compétition. A juste titre, il a lui-même baptisé cette coupe « Trophée de la cohésion nationale ». Car le sport s’est imposé comme l’élément fédérateur par excellence d’une nation.

http://www.mastakongo.com/news/images/Articles_photo/2016/April/leopards-champions-de-la-chan-a-l%27aeroport-de-ndjili.pngLes leopards à l'aeroport de N'djili à Kinshasa

Au lendemain de cette cérémonie, il brisait lui-même cette cohésion nationale par ambitions démesurées. « Sa » CENI annonçait l’élection des gouverneurs des nouvelles provinces pour mars 2016. On objectera que la CENI est une institution indépendante qui s’organise sans interférence extérieure. Il n’y a que des novices en politique africaine pour gober et diffuser un tel message. La CENI elle-même a déclaré avoir reçu du gouvernement M.P de Matata Ponyo une cagnotte destinée à cette fin. C’est que, manifestement, Kabila prend de vitesse ses opposants pour qui toutes les questions liées aux élections seront traitées à l’hypothétique dialogue dont on ignore s’il va encore avoir lieu. Il les met devant un fait accompli : « J’ai décidé la création de nouvelles provinces au moment que j’ai voulu ; je fais élire les gouverneurs au moment de mon choix ; je veux que tout l’espace politique congolais soit occupé et administré par les miens ». En effet, les assemblées provinciales qui vont élire ces gouverneurs sont celles acquises à la Majorité Présidentielle (M.P), sont constitutionnellement hors-jeu et ne fonctionnent que par la seule volonté du prince. Voilà une belle façon d’exacerber des tensions dans le pays et de briser la cohésion nationale.

Jeudi 11février 2016 : nous avons appris par la presse la création de la Brigade anti-fraude minière, présidée par Sieur Pascal Nyembo. Celui-ci a affirmé que dorénavant aucun minerai du Congo ne sortirait du pays sans certification. Bravo. Mais il a dit dorénavant, c’est-à-dire, à partir de maintenant. Mais « avant maintenant » ? Oui, avant ; les crimes économiques étaient tolérés :

Vidéo. Ces tueurs tutsi Au coeur de la tragédie congolaise


  • Katumba Mwanke achetait pour lui des minerais de l’Est et on les expédiait frauduleusement à l’Etranger. A la mort mystérieuse de Katumba, ses bureaux furent fermés, ses ordinateurs saisis ? Par qui ? Pourquoi ? Que contenaient-ils ? Des informations d’Etat ou des affaires privées des prédateurs de l’Etat ? La question reste posée.
  • Après Katumba, il y a un Général ! semble-t-il, qui s’occupait du pillage « officiel » des minerais. Mais on est devant un cul-de-sac : les prix chutent. Et les minings ferment. Alors, lundi 15 février 2016, le Comité économique restreint du gouvernement décide de remettre en selles le Code minier scélérat de 2002, œuvre des agents de la Banque Mondiale, espérant ainsi arrêter l’hémorragie des fermetures des minings et, éventuellement, attirer de nouveaux investisseurs. Véritable constat d’échec d’une politique économique à court terme.
  • Au poste douanier de Kasumbalesa, pour qui travaillent les agents qui y sont commis : pour l’Etat ou pour des prédateurs ?
  • Dans le Maniema, 1,5 million d’habitants, n’y a-t-il pas une route créée pour évacuer par fraude « officielle » des minerais vers la Tanzanie ?
  • La plate-forme pétrolière congolaise de 200 km² dans l’Atlantique n’est-elle pas toujours aux mains de l’Angola ?
  • La Pérenco qui exploite notre pétrole à Muanda est-elle transparente ? Les chiffres de production officiellement communiqués sont-ils certifiés ? Mobutu avec sa « Gulf Oil » opaque ! Kabila avec sa gestion opaque de secteur pétrolier !
  • Et les rebelles ougandais de Joseph Koni qu’on n’arrive pas à maîtriser dans l’Ituri : est-ce par incapacité ou par stratégies voulant que l’Ouganda pompe seul le pétrole du Lac Albert et pille davantage les essences de bois noble de la forêt de l’Ituri ?
  • De même, toute cette agitation des FDLR qu’on n’a pas voulu rapatrier au Rwanda, n’est-ce pas pour permettre à ce pays de bien puiser le gaz méthane qui éclaire déjà ses villages et drainer vers son usine de traitement de coltan des tonnes de ce minerai qu’il n’a pas dans son sous-sol ?
  • Et dire que le cahier de charges remis à Kabila pour la Transition de 2003 à 2006 lui imposait de mettre fin à l’existence des groupes armés en RDC endéans ces 3 ans de Transition. Treize ans après, nous sommes toujours à la case de départ, est-ce anodin ? Non.


Vidéo. Joseph Kabila Kabange le fils adoptif de Laurent Desire Kabila -Interview à France24-


Lundi 15 février 2016 : Les ministres de la gestion Matata Ponyo du Congo se sont époumonés à la presse pour menacer ceux qui ne se présenteraient pas sur leurs lieux de travail mardi 16/02/2016, jour de Ville Morte en souvenir des Martyrs de la Conférence Nationale Souveraine, tombés le 16/02/1992 sous les balles des milices de Mobutu et Nguz, il y a 24 ans. Kabila qui en a 44 aujourd’hui n’avait alors que 20 à l’époque. S’il a peur d’une date qui a permis de fragiliser le régime de Mobutu et qui a permis à la Démocratie de progresser en R.D Congo, c’est que, de toute évidence, gérant le pays avec des Mobutistes, il n’est pas autre chose qu’un dictateur. Et alors, une question à mes frères et sœurs congolais : Kabila est manifestement un dictateur qui verrouille le fonctionnement démocratique de l’Etat pour conserver le pouvoir ; qui verrouille le dialogue dont le mot revient sur ses lèvres alors qu’en lui-même, il n’en veut pas. Or, c’est le seul moyen démocratique de tirer le Congo du néant. Il conduit manifestement le pays vers le glissement des délais constitutionnels des élections.

Quel est le plan B si jamais le glissement devenait réalité ?

Vidéo. QUI A TUE L.D KABILA? CHARLES ONANA REPOND

Selon notre perception, le cas « président Martelli » en Haïti est un cas d’école. Le 07 février 2016 : fin constitutionnelle de son mandat. Sans attendre la solution aux turpitudes d’une classe politique qui a bloqué le fonctionnement de l’Etat, il a quitté son poste. Si le 20 décembre 2016, Kabila ne quittait pas librement le sien, il faudrait que la classe politique congolaise se surpasse pour l’en faire partir : de gré …, en sachant toutefois que ce Monsieur et les siens sont décidés de conserver le pouvoir et s’y sont préparés. Comme au Tchad ; comme au Congo Brazzaville ; comme au Rwanda ; comme au Burundi ; comme en Ouganda, la soi-disant communauté internationale gesticule et puis s’accommode du statu quo. Et alors ? Et alors cessons d’être naïfs.

Kinshasa le 20/02/2016

MUAKA MATADI


Vidéo. Michel Martelly, president d'Haiti, chante avec Tabou Combo


Vidéo. Interview complet: Charles Onana parle de l’origine de la guerre en RDC et de la mort de Mzee LD. KABILA
Message édité 2 fois, dernière édition par root, 09 Avril 2016, 18:48  
 

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