Lien vers ce message 25 Décembre 2015, 14:00
A Kinshasa, un rappeur porte plainte contre l'Agence nationale des renseignements (ANR). Mapeki N'labu Junior veut obtenir réparation après avoir passé 210 jours dans les geôles des services des renseignements de la RDC.

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Vue de la prison de Makala à Kinshasa, RDC.
© AFP PHOTO / JUNIOR D. KANNAH


Par RFI Publié le 25-12-2015

http://mastakongo.com/news/images/Articles_photo/December2015/rappeur-de-kinshasa-radek-supreme.jpgrappeur Radek Suprême
« J’ai déposé une plainte au parquet général pour torture enlèvement, séquestration et traitement inhumain à charge des trois hautes personnalités de l'Agence nationale des renseignements », a déclaré Mapeki N'labu Junior.

Celui que l’on surnomme Radek (la rage de Kinshasa) Suprême veut obtenir réparation pour les préjudices subis durant sa garde à vue. Arrêté le 19 mai, il n'a été relâché que le 14 décembre. Il lui était reproché, selon lui-même, des accointances avec l'opposition et les mouvements citoyens Filimbi, Y'en a marre et Balai citoyen. Ses chansons ne seraient pas également du goût des responsables des services de sécurité.

Emprisonné pendant 210 jours

Mais le rappeur a contesté ces accusations : « Ne prenons pas les enfants de Dieu pour des canards sauvages. Vous prenez quelqu’un pendant 210 jours et le lendemain vous le libérez comme ça sans pour autant avoir établi quelconque charge contre lui. »

Depuis le dépôt de la plainte Radek Suprême affirme craindre pour sa vie : « Je crains pour ma sécurité depuis l’appel que j’ai reçu et enregistré du directeur de la prison de l’Agence où il me demande d’un ton menaçant de me présenter en urgence. »

Message édité 2 fois, dernière édition par root, 25 Décembre 2015, 14:02  
 

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