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La France et la Russie vont «coordonner» leurs frappes contre Daesh en Syrie

DIPLOMATIE Vladimir Poutine a accepté de ne pas bombarder «l'opposition saine», mais le désacord subsiste sur le sort de Bachar al-Assad...

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Les présidents français François Hollande et russe Vladimir Poutine, le 26 novembre 2015 à Moscou. - Alexander Zemlianichenko/AP/SIPA

A.-L.B. avec AFP Publié le 26.11.2015 à 18:44

La France et la Russie ont décidé jeudi de «coordonner» leurs frappes aériennes en Syrie contre les djihadistes de Daesh mais n'ont pu trouver d'accord ni sur la «coalition large» voulue par François Hollande ni sur le sort du président syrien Bachar al-Assad.

Après plus de 90 minutes d'entretien au Kremlin, Vladimir Poutine et le président français, qui poursuivait à Moscou son marathon diplomatique pour unir les forces contre Daesh, sont apparus devant la presse pour annoncer des mesures visant à «intensifier» la lutte contre le «terrorisme».

La Russie va «s'abstenir» de bombarder «l'opposition saine»

Principale annonce: les militaires français et russes, déjà engagés dans des raids aériens en Syrie, vont «coordonner» leurs frappes contre l'Etat islamique. Ces frappes ne viseront pas ceux «qui luttent contre Daesh», a souligné François Hollande, faisant référence aux rebelles modérés qui combattent à la fois les djihadistes et le régime de Damas.

Le président russe a fait un pas vers les Occidentaux en annonçant qu'il était d'accord pour «s'abstenir» de bombarder «l'opposition saine», un terme vague utilisé par la Russie pour désigner les opposants modérés et non-islamistes qui combattent «la terreur». Paris et Moscou vont «échanger des informations concernant les zones où se trouvent l'opposition saine, et non pas terroriste, et s'abstenir de les viser», a indiqué Vladimir Poutine. Les frappes russes et françaises cibleront en priorité le transport de produits pétroliers, dont la vente est la principale source de financement de Daesh, a-t-il ajouté.

Mais les divergences habituelles n'ont pas tardé à refaire surface. A un François Hollande qui martelait que «Bachar al-Assad n'a pas sa place dans l'avenir de la Syrie», Vladimir Poutine a répondu qu'il revenait aux Syriens de choisir. Le président russe rappelait aussi qu'à ses yeux, l'armée syrienne est son «allié naturel dans la lutte contre le terrorisme».
 

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