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7 conseils pour que tout se passe au mieux entre les enfants et leurs écrans

Ils ne marchent pas encore qu'ils regardent déjà la télé ou pianotent sur une tablette. Face aux inquiétudes soulevées par l'exposition des enfants aux écrans, l'Académie Américaine de Pédiatrie livre ses recommandations.

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L'Association Américaine de Pédiatrie a prodigué sept conseils concernant l'exposition des enfants aux écrans. © VALINCO/SIPA

Par Sciences et Avenir avec AFP Publié le 15-10-2015 à 15h37

ÉCRANS. Avec la multiplication des supports et le foisonnement d'applications pédagogiques et ludiques, les enfants sont exposés de plus en plus tôt aux écrans. Parfois pendant un temps considérable. L'Académie Américaine de Pédiatrie (AAP) a donc décidé de se pencher sur les problématiques liées à cette exposition croissante et de publier un rapport basé sur des fondements scientifiques plus que des principes de précaution pour expliquer sa nouvelle position. L'analyse, attendue en 2016, s'inscrit dans la lignée d'un questionnement ébauché en 2011, lorsque l'AAP s'était prononcée pour un temps d'écran ne dépassant pas un maximum de 2 heures par jour. Elle avait également déconseillé formellement leur usage aux bébés et enfants de moins de 2 ans.

Des enfants et des jeunes ultra-connectés

Mais les choses ont évolué et l'AAP a jugé utile de réaffirmer sa position. L'instance constate que depuis 2011, "plus de 30% des enfants américains jouent sur un appareil mobile, alors même qu'ils portent encore des couches, et que près de 75% des 13-17 ans ont un smartphone, 24% d'entre eux admettant l'utiliser constamment. [...] Dans un monde où le temps passé devant un écran devient juste du temps, nos politiques doivent évoluer ou deviennent obsolètes", analyse l'AAP. À la suite d'un symposium en mai 2015 (lequel a réuni des chercheurs en sciences sociales, sciences de l'éducation, des pédiatres, éducateurs, experts en neurosciences et des médias) l'AAP a fourni de nouveaux conseils à destination des parents :

- Les règles doivent rester les mêmes et s'appliquer tant dans l'environnement virtuel que réel. Des limites doivent être instaurées, comme pour chaque activité.

- Le modèle parental est important : les parents doivent limiter leur propre utilisation face aux écrans devant leurs enfants.

- Apprendre par l'échange est primordial. Les médias doivent encourager l'interaction et l'échange verbal par le langage. Plutôt qu'une vidéo passive, mieux vaut des outils utilisant par exemple la conversation à distance avec un parent si celui-ci voyage.

- Mieux vaut la qualité du support numérique ou du média utilisé que la quantité de temps passé devant l'écran.

- Participation et implication comptent avant tout. L'interaction sociale et le coengagement des parents aideront à mieux apprendre et influenceront la perception qu'a l'enfant du média.

- Laisser les adolescents aller sur les réseaux sociaux contribue à les aider à façonner leur identité et développement. Les parents peuvent néanmoins se faire expliquer le fonctionnement du contexte ou des outils par les jeunes.

- Créer des zones vierges sans outils technologiques est important pour préserver le temps de repas en famille ou le sommeil.

"La vie digitale commence jeune, tout comme la surveillance parentale doit l'être", conclut ce rapport qui livrera ses recommandations officielles en 2016.
 

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