Lien vers ce message 16 Octobre 2015, 20:14
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Le secrétaire exécutif en charge des Relations extérieures de l'UDPS, Félix Tshisekedi. Radio Okapi/Ph. Blaise Ndongala

Revue de presse du jeudi 15 octobre 2015

La Prospérité révèle ce jeudi que Félix Tshisekedi, fils du président de l’UDPS et secrétaire national aux relations extérieures de ce parti, est en tournée au Canada depuis le week-end dernier.

A en croire le journal, le but de ce périple est de sensibiliser la base de l’UDPS au Canada sur la nécessité de prendre part au dialogue sous la médiation de la communauté internationale.

C’est le moment ou jamais pour Félix Tshisekedi, agissant comme haut cadre du parti en lieu et place de son père, Etienne Tshisekedi, toujours convalescent en Belgique, d’affûter les armes et de convaincre par rapport aux perspectives à venir, commente le quotidien.
La Prospérité croit savoir que pour le secrétaire national de l’UDPS, ce dialogue politique va permettre d’éviter d’éventuelles stratégies de glissement du mandat du Chef de l’Etat, des sénateurs, des députés nationaux, des gouverneurs et députés provinciaux.
Du glissement, il en est également question dans les colonnes du Phare. Tous les ingrédients du glissement sont réunis, écrit le journal qui prend soin d’expliquer à ses lecteurs que le glissement est la prolongation du mandat du Chef de l’Etat actuellement en fonctions.

http://mastakongo.com/english/images/Articles_photo/October2015/felix-tshisekedi.jpgLe Phare cite quelques événements et faits d’actualité qui lui permettent d’entrevoir « un glissement en douceur ».
Entre autres stratégies arrêtées pour mettre le peuple congolais et ses partenaires extérieurs devant le fait accompli, c’est de faire imploser purement et simplement le calendrier électoral, en refusant de libérer, au profit de la commission électorale les fonds destinés aux opérations préélectorales, écrit le quotidien.

Le journal voit aussi en l’organisation du dialogue une occasion d’obtenir le glissement.

Présumées être bouclées avant le 30 juin, les « consultations présidentielles » se sont poursuivies au-delà. Jusqu’au jour d’aujourd’hui, personne ne sait si ce fameux Dialogue va être effectivement convoqué ou non, fait savoir le journal.
Forum des As et Le Phare relaient un communiqué faisant état de l’exclusion d’Olivier de son parti, l’ARC.

Dans un communiqué remis mercredi à la presse, Elysée Munembwe, Mario-Philippe Losembe, Gaston Kisanga, Katende wa Ndaye… somment le président sortant de libérer au plus vite la permanence du parti dont il est l’initiateur, révèle Forum des As.
On peine un peu à connaître les raisons de cette exclusion même en lisant le communiqué annonçant cette exclusion. Ce communiqué que les deux journaux publient se borne à évoquer une « récidive caractérisée ».
Cette exclusion intervient quelques jours après que le G7, dont l’ARC fait désormais partie, s’est positionnée officiellement dans l’opposition.

L’annonce de l’élection de deux membres du bureau de l’Assemblée nationale fait aussi la Une de certains journaux ce jeudi.
L’élection de nouveaux premier vice-président et rapporteur aura lieu samedi 17 octobre.
Certains élus, de l’opposition notamment, réclamaient le remplacement de tout le bureau après le départ de deux de ses membres à la suite de l’expulsion du G7 de la Majorité présidentielle.

Pour Le Potentiel, il s’agit d’un couac de la « nouvelle opposition » constituée après le départ du G7.
Les prétentions au poste de 1er vice-président de l’Assemblée nationale, la pétition pour faire tomber tout le bureau, l’unité d’action et des stratégies entre le G7 et l’ancienne opposition…sont autant de preuves que sur le terrain, la nouvelle Opposition enregistre des revers, note le journal.

De cet épisode, estime le confrère, la Majorité au pouvoir sort gagnante de cette bataille où l’Opposition misait sur une proportionnalité tenant compte de son actuel poids numérique.

http://mastakongo.com/english/images/Articles_photo/October2015/mavungu-tshisekedi-tshibala.jpgBruno Mavungu, Secrétaire général, et Bruno Tshibala Nzenze, Secrétaire général adjoint et porte-parole de l’UDPS (Union pour la Démocratie et le Progrès Social) séjournent à Bruxelles, en Belgique, depuis le mardi 13 octobre 2015. On rappelle qu’ils étaient arrivés dans la capitale belge en fin d’après-midi, après un transit par Istanbul. Selon des sources proches de ce parti, ils y répondent à une invitation expresse de leur président national, Etienne Tshisekedi, qui tient à échanger avec eux au sujet non seulement de la santé du parti, de ses membres et de leurs familles restés au pays, mais aussi de la situation politique (Dialogue, CENI, G7…). Le Phare

Annoncée pour le mercredi 14 octobre, la première rencontre de prise de contact s’est limitée à un repas de famille entre Tshisekedi, Mavungu et Tshibala, avec la participation de Jacques Tshisekedi, un des fils du président national de l’UDPS, et d’Aristote, un de ses conseillers privés. Friand des mets congolais, le Sphinx de la 10ème Rue Limete s’est régalé de « mpiodi », « matembele », « mbinzo », « pondu » et autres « ndakala » et, naturellement, de « fufu ». A l’occasion, Etienne Tshisekedi a tenu à être pleinement informé sur les activités du parti à Kinshasa comme en provinces, sur les cas de maladie et de décès des membres ou de leurs proches, des militants et cadres en prison ou en clandestinité, etc.

S’agissant du Dialogue, Tshisekedi et ses deux collaborateurs, tout en tenant compte de l’option de leur parti d’y participer, sous réserve de la satisfaction des préalables consignés dans leur « feuille de route », devraient avoir passé en revue le tableau des avancées et divergences constatées dans les pré-négociations de Venise (Italie) et Ibiza (Espagne). On sait que l’UDPS se dit prête à s’incliner devant recommandations inscrites dans l’Accord-cadre d’Addis-Abeba de février 2013, ainsi que la Résolution 2098 du Conseil de Sécurité de l’ONU qui font de la tenue d’une table ronde entre Congolais la condition sine qua non de la résolution de la crise de légitimité qui mine le pays depuis les fraudes électorales de novembre 2011. Le réalisme devrait commander à la classe politique congolaise de prévenir le pourrissement de la situation.

En ce qui concerne la CENI, la position de l’UDPS sur la démission et la succession de l’abbé Apollinaire Malumalu est fort attendue. On rappelle que dans sa feuille de route, Tshisekedi préconise la restructuration de cette institution d’appui à la démocratie sous la formule de la parité des quotas de représentation entre la Majorité Présidentielle et l’Opposition, soit six délégués pour chaque camp.

Message édité 1 fois, dernière édition par root, 16 Octobre 2015, 23:56  
 

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