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Les militants de la Coalition nationale pour le changement s'étaient donné rendez-vous pour un meeting dans le quartier de Yopougon, à Abidjan.
AFP PHOTO / SIA KAMBOU


Par RFI Publié le 26-09-2015

La Coalition nationale pour le changement (CNC), l’alliance de l'opposition au président ivoirien Alassane Ouattara, avait appelé à un meeting à Abidjan ce samedi. Mais le rassemblement a été empêché par la police. Le ministère de l'Intérieur affirme de son côté que l'événement n'avait pas été autorisé.

Un parfum de gaz lacrymogène régnait ce samedi matin à la place Ficgayo à Yopougon, un quartier populaire d’Abidjan. Les militants de la Coalition nationale pour le changement (CNC) qui s'y étaient donné rendez-vous pour un meeting ont été dispersés par la police présente en grand nombre sur les lieux. Un militant de la CNC qui voulait faire une déclaration à la presse a même été arrêté puis roué de coups par des éléments des forces de l'ordre.

Les responsables de la CNC ont vite fait de réagir contre ce qu'ils qualifient d'entrave à la liberté fondamentale. Enoc Bah, membre fondateur de la CNC, dénonce « une barbarie policière » et incite le pouvoir à ouvrir le débat politique pour permettre à chaque citoyen de pouvoir s'exprimer en toute liberté.

La CNC n'avait pas d'autorisation, selon les autorités

De son côté, le ministère de l'Intérieur précise que ce meeting n'était pas autorisé. Il ne pouvait donc pas se tenir. « La violence, elle venait des manifestants qui voulaient à tout prix faire cette activité qui n'était pas autorisée, se défend Ahmed Babayoko, le ministre de l'Intérieur. Donc évidemment, les forces de sécurité sont tenues de faire respecter la loi. Je pense que la CNC est en panne d'arguments et veut juste faire de la provocation. Mais il semble qu'il y ait un minimum de formalités à respecter. L'espace public, on ne l'occupe pas parce qu'on l'a décidé, on l'occupe parce qu'on a un accord des services de sécurité. »

L'opposition organise une marche ce lundi près de la télévision ivoirienne et de la Commission électorale nationale indépendante pour exiger un accès équitable aux médias audiovisuels et la recomposition du bureau de l'instance en charge des élections, à un mois de la présidentielle du 25 octobre. Et là il ne devrait pas y avoir de problèmes d'autorisation. « Les services ont été saisis, il y a eu des réunions pour leur proposer un itinéraire qui ne perturbe pas la circulation », précise le ministre de l'Intérieur.
 

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