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Les Burkinabè contre le projet de la Cédéao et Zida libéré

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Mobilisation dans les rues contre le projet de la Cédéao au Burkina Faso

Par RFI Publié le 21-09-2015

http://mastakongo.com/english/images/Articles_photo/September2015/la-rue-se-mobilise-contre-les-putchistes-au-burkina.jpgA Ouagadougou, mobilisation contre le projet d'accord politique échafaudé ce week-end par une mission de médiation ouest-africaine après le coup d'Etat de la semaine dernière.
AFP PHOTO / SIA KAMBOU


Au Burkina Faso, un projet d'accord politique a été échafaudé ce week-end par une mission de médiation ouest-africaine après le coup d'Etat de la semaine dernière. Ce qui est recommandé dans ce document, c’est le retour du président Michel Kafando et des principales institutions de la transition, le maintien des élections présidentielle et législatives auxquelles pourront prendre part les proches de l'ancien président Blaise Compaoré dont le dossier de candidature avait été rejeté. Le texte prévoit également une amnistie pour tous ceux impliqués dans le coup d'Etat. Ce projet continue de faire réagir les Burkinabè avec de nouvelles manifestations ce lundi.

Ce lundi, les manifestations ont repris dans certains quartiers de Ouagadougou. Les rues sont toujours barricadées par des pneus enflammés par des manifestants anti-coup d’Etat. Le boulevard Charles-de-Gaulle, par exemple, est paralysé. A chaque intervalle de 500 mètres, il y a un barrage. Dans plusieurs quartiers, des jeunes manifestent leur colère contre ce qu’ils appellent la trahison de la Cédéao.

« Nous tenons la Cédéao pour responsable de tout ce qui pourrait arriver au Burkina Faso », vocifère un jeune le visage noircit par du charbon. « Nous sommes sortis ce matin pour faire notre travail », dit celui qui semble être un des meneurs sur le boulevard Charles-de-Gaulle. A la question de savoir quel est son travail, il répond : « Nous barricadons tout le quartier. Le RSP ne doit pas accéder à notre quartier ».

Alors certains jeunes ont déclaré qu’ils dressent des barricades pour empêcher les soldats du Régiment de sécurité présidentielle de pénétrer dans les quartiers parce que les balles tirées en l’air blessent ou tuent toujours des enfants. Peux eux, il faut empêcher les véhicules de patrouille d’accéder aux quartiers.

Une ville au ralenti

C’est une mobilisation dans un contexte de grève générale, la capitale burkinabè vit encore au ralenti. Les banques restent toujours fermées. Certaines stations-service ont rouvert très tôt ce matin, mais vers de 9 heures, heure locale, les gérants ont préféré arrêter la fourniture de carburant. Plusieurs centres de santé sont fermés. Ce sont des centres de santé secondaires, localisés dans des quartiers populaires. Ces centres constituaient les premiers secours pour les habitants des quartiers situés loin des grandes formations sanitaires.

Les petits commerces ont repris dans les quartiers et les marchés secondaires ont été approvisionnés, mais c’est le panier de la ménagère qui a pris un sérieux coup. « Hier soir, ma famille n’a pas mangé. Nous nous sommes contentés d’une simple bouillie préparée à base de mil », a confié un père de famille ce matin.

Mobilisation à Koudougou

A Koudougou, à 80 kilomètres à l’ouest de Ouagadougou, ils étaient un petit millier dimanche matin sur la place du Haut commissariat de province, le QG de l’opposition. Ce lundi, on comptait 2 000, peut-être 3 000 membres des mouvements citoyens ou des partis politiques, très remontés, absolument furieux contre le projet d’accord. La foule n’avait pas de mots assez durs contrer Macky Sall et les auteurs de cette proposition d’accord. « A bas les accords mafieux, à bas les accords arrangés sur le dos du peuple », a-t-on pu entendre ce matin à Koudougou.

Les leaders politiques et citoyens de la troisième ville du pays ont renvoyé la Cédéao face à l’Union africaine. Si l’UA condamne les putschistes est-ce que la Cédéao est au-dessus de l’Union africaine pour proposer, elle, l’impunité à Gilbert Diendéré et à ses hommes du RSP ?, s’interroge-t-on ici. Toute la foule a hurlé « non », bien entendu, à cette question.

A présent, la mobilisation est plus forte que jamais dans cette ville. Pour le moment, le mouvement citoyen et les partis politiques attendent des instructions, des indications de leur hiérarchie à Ouagadougou. Et en attendant un mot d’ordre à Koudougou : on bloque la ville. On a continué à faire des marches de contestation. Un attentisme vigilant qui est le même dans toutes les grandes villes du pays.



■ La classe politique burkinabè sceptique

La classe politique, notamment l’opposition, tient à faire une mise au point très claire : elle a été mise devant le fait accompli d’un texte élaboré par Macky Sall. Au vu des réactions dans la rue à Koudougou et à Ouagadougou on comprend cette mise au point.

« Contrairement à ce que beaucoup de gens pensent, ce qui a été présenté n’est pas le résultat d’une négociation dans laquelle on prépare les partis politiques. C’est très important ! Nous avons été conviés à une première rencontre où nous avons entendu un certain nombre de propositions qui auraient été faites par d’autres personnalités ou groupes du pays, et quand nous sommes repartis, donc hier, ce n’était pas pour discuter. C’était une plénière dans laquelle la Cédéao a simplement lu le document et donc la séance a été levée », explique Zéphirin Diabré, le leader de l’UPC, l’un des poids lourds de l’opposition.

Le projet de sortie de crise a donc été négocié par Macky Sall avec le président Kafando, le général Diendéré et d’autres responsables. Mais en aucune façon avec les chefs de partis d’opposition, disent-ils. Cependant, ils envisagent pour certains de se réunir ce lundi afin d’en parler.

http://mastakongo.com/english/images/Articles_photo/September2015/isaac-zida.JPG

Pour l’instant, des leaders comme Zéphirin Diabré, Ablassé Ouédraogo, ont choisi de ne pas s’exprimer sur le contenu du projet d’accord avant d’avoir trouvé une ligne commune. Mais ce n’est pas le cas des partis sankaristes, qui eux rejettent d’ores et déjà en bloc ce projet de Macky Sall qui doit être présenté demain à Abuja, les sankaristes précisant d’ailleurs qu’aucun des mots d’ordre de manifestations lancé jusqu’à présent n’est pour l’instant levé.

Les opposants sont conscients que certains points de l’accord, comme la question de l’exclusion des personnalités pro-Compaoré du processus électoral, sont sensibles à Ouagadougou. Ils souhaitent en discuter entre eux et pour certains, comme Ablassé Ouédraogo et Zéphirin Diabré, ouvrir un dialogue national sur ces questions. Beaucoup pensent que la Cédéao ne peut pas entériner un texte qui n’a pas d’abord été débattu au sein de la classe politique et notamment de l’opposition.

Le Premier ministre burkinabè libéré par les putschistes

Le Premier ministre de la transition Isaac Zida, aux mains des putschistes depuis le coup d'Etat, a été libéré mardi matin. De leur côté, des soldats de l'armée burkinabè, qui soutiennent la transition, sont entrés cette nuit dans Ouagadougou.
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Michel Kafando «très réservé» sur le projet de la Cédéao


Par Christophe Boisbouvier Publié le 21-09-2015

http://mastakongo.com/english/images/Articles_photo/September2015/michel-Kafando.jpgLe président par intérim du Burkina Faso, l'ancien diplomate Michel Kafando, le 17 novembre 2014 à Ouagadougou.
AFP / STRINGER


Michel Kafando, le président de la transition au Burkina Faso que les putschistes avaient écarté du pouvoir jeudi dernier, réagit sur RFI au projet d’accord annoncé dimanche soir par les médiateurs ouest-africains. Le texte prévoit de restaurer le président de la transition dans ses fonctions mais aussi d’amnistier les putschistes. Michel Kafando se dit « très réservé » sur cet accord auquel il déclare « ne pas avoir été associé ». Il précise également être « toujours en résidence surveillée ».

RFI : Est-ce que vous êtes d’accord avec le projet de résolution présenté par la Cédéao ?

Michel Kafando : Avant tout, permettez-moi de remercier et de féliciter le peuple burkinabè - et notamment les jeunes - pour leur patriotisme et qui a su dire « non » au coup d’Etat perpétré contre la démocratie et la liberté au Burkina. Leur détermination fait honneur à tout ce que nous recevons comme messages, déclarations et comme prises de position. Je peux dire que, en plus de l’insurrection qui a été un exemple donné au monde, leur détermination sera aussi un autre exemple pour le monde et pour l’Afrique.



Concernant l’accord, je voudrais tout simplement vous dire que je n’ai pas été associé aux négociations à l’hôtel Laico. Comprenez bien que je suis toujours en résidence surveillée et ce n’est d’ailleurs que ce lundi matin que j’ai reçu une copie de ce projet d’accord proposé par les médiateurs de la Cédéao. Ce que je voudrais simplement dire c’est que la population et notamment les jeunes se rassurent, car en ce qui concerne l’avenir de ce pays – notamment après cette tragédie que nous avons connue – rien ne pourra se faire qui ne prendra en compte l’intérêt du peuple burkinabè.

Est-ce que vous avez été informé de la nature de l’accord, dimanche, avant qu’il ne soit présenté par le président sénégalais Macky Sall ?

Non. Je peux vous dire simplement que, la veille, samedi, j’ai reçu la visite des deux médiateurs, c’est-à-dire le président Macky Sall et le président Yayi Boni qui sont venus me rendre visite. Nous en avons profité pour discuter de la situation. Après leur départ, je n’ai plus été recontacté.

Il est vrai que le bruit a couru et qu’il a été dit que le projet m’a été envoyé pour que je donne mon avis mais je n’ai jamais reçu un tel projet et je vous confirme que ce n’est que ce lundi matin seulement que j’ai eu copie de ce projet d’accord qui a été proposé par la médiation de la Cédéao.

Donc, en clair, vous prenez vos distances avec ce projet d’accord ?

Je suis, en tout cas, très réservé sur ce projet d’accord parce que tous les problèmes qui ont été abordés ne peuvent pas trouver une solution, notamment aux problèmes de fond. Je suis donc réservé sur cet accord. Je tiens à le dire mais je dis aussi que, dans une situation comme celle que nous vivons, il faut toujours ouvrir la négociation, c'est-à-dire qu’on ne peut pas rester sur ses certitudes. Il faut toujours écouter les autres. Est-ce que cela a été fait ? Je ne le sais pas. Je sais simplement qu’il y a aussi un certain nombre de personnes de la Société civile qui se sont plaintes de n’avoir pas été intimement associées aux négociations. Mais nous restons toujours ouverts. S’il y a toujours à négocier, on négociera mais en ce qui concerne ce projet, moi, suis très réservé.

Vous êtes très réservé sur ce que vous appelez le problème de fond, c’est-à-dire la participation des candidats pro-Compaoré à la prochaine élection présidentielle ?

Sur l’ensemble, il n’ya pas seulement que cela. Il y a beaucoup de problèmes de fond qui sont posés et qui ont été posés là par, justement, l’irruption de ce coup d’Etat. Il n’y a pas seulement l’inclusion, il y a aussi d’autres problèmes.

Quel est le problème de fond qui, à votre avis, est le plus important à régler ?

Nous aurons l’occasion d’y revenir. Il est trop tôt pour le faire. Je vous promets que nous aurons l’occasion d’y revenir.

Qu’est-ce que vous attendez du sommet extraordinaire de la Cédéao, mardi, au Nigeria ?

Je ne sais pas. Moi-même, je n’ai pas été convié à ce sommet. J’attends donc qu’on me dise ce qui va se faire Le sommet, comme c’est un sommet de chefs d’Etat, à ma connaissance il y a des propositions qui ont été faites. Maintenant pour le reste, je suis comme tout le monde. J’attends de savoir ce qui va être décidé.

Donc, vous n’êtes pas très optimiste sur les chances de succès de ce sommet, en votre absence ?

Je ne peux pas le présager, mais je dis que ce sera quand même difficile. Vu ce qui est proposé, ce sera certainement difficile.

Vu notamment ce point, peut-être, sur la participation des candidats pro-Compaoré, voulez-vous dire ?

Ce n’est pas seulement cela. Il y a beaucoup de points qui sont là ; qui vont poser problème mais, je vous le dis, on ne peut pas en parler maintenant. Si vous le permettez, nous y reviendrons plus tard.

Vous dites que vous êtes toujours assigné à résidence. Pouvez-vous nous donner quelques précisions ? Où est-ce que vous êtes, à l’heure qu’il est ?

Je suis dans ma résidence, celle que j’occupais avant le putsch mais je suis quand même gardé par la sécurité présidentielle. Je suis là ; je reçois ; je ne sors pas. En résidence surveillée, vous ne pouvez pratiquement pas franchir le pas de la cour ; vous ne pouvez pas sortir comme vous voulez. En tout cas, je suis bien traité ; je n’ai pas de problèmes.
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