Lien vers ce message 16 Juillet 2015, 19:44
C’est seulement en Afrique, faut-il bien le dire, et plus spécialement sous le pouvoir des chefs d’état dictatoriaux, qui se prétendent démocrates, que la question des élections relève de l’autorité exclusive d’un individu, celui-là même assis sur le trône. Partout ailleurs, dans les régimes de vieille démocratie, y compris les régimes marxistes de la Chine et de Cuba, l’organisation des élections, qu'elles soient régionales, locales, nationales ou présidentielles ressort des pouvoirs administratifs et des fonctionnaires qui, depuis des siècles, veillent a ce que la volonté de leur peuple soit scrupuleusement exécuté sans la moindre entorse.

Par Fungula Fumu Ngondji lemaniKongo 16-07-2015

http://leanwords.com/wp-content/uploads/2015/04/Joseph-Kabila1.jpgLa seule circonstance ou l’autorité politique au pouvoir intervient, c’est lorsqu’il s’agit d’une crise politique grave, exigeant un réferendum, tel qu'’il en a été le cas récemment en Grèce.

Les Patriotes Kongolais, orphelins de leurs droits et dignité depuis 55 ans de leur indépendance le 30 juin 1960, seront-ils capables, un jour, d’imposer un tel processus dans leur pays?

Pour le moment en tout cas, nous sommes sous la merci d’un quidam qui n’a aucune intention de quitter le pouvoir, ni, encore moins, d’organiser les élections prévues par la constitution en 2016

Il ne s’agit pas d’une spéculation de ma part. C’est Kabila Kabange lui-même qui l’a prouvé. Pas explicitement bien sur, mais en termes ombrageux, comme il sied d’un macabre, indigne de la fonction qu'’il occupe. Et nous allons le d et nous allons le démontrer.

S’il y a des Congolais qui doutent encore de cette réalité, du moins, ils ne sont pas parmi «les partis de l’opposition, les associations de la société civile et de la diaspora et des groupes parlementaires de l’opposition, réunis le lundi 6 juillet 2015 à la Paroisse Notre Dame de Fatima, à Kinshasa Gombe.

Le journaliste de La Prospérité, un organe des medias paraissant a Kinshasa qui nous livre cette information ne précise malheureusement pas quelle tranche de l’opposition a pris part a cette réunion de la Paroisse Notre Dame, ni qui était présent, étant donné qu'en matière de politique, spécialement de la politique congolaise, les nuances créent l’événement.

Nous avons des tendances divergentes au sein du camp de l’opposition: la radicale, la non-radicale et la racaille.

Si l’on tient compte du ton de cette rencontre cependant, je serais tenté de dire qu'’il s’agit de l’opposition radicale, laquelle au moins a l’habitude de dire les choses telles qu'’elles sont.

En effet, ceux qui nous parlent ici ont pris le temps de juger non seulement le discours morose de Kabila a l’occasion du 55eme Anniversaire de l’Indépendance de notre pays, mais ils ont, également, analysé des faits concrets de la vie du gouvernement et du pays et bien sur, la vie de Kabila sur base desquels ils notent ce qui suit :

http://www.congoplanete.com/pictures/news/kabila_kurunziza_burundi.jpgJoseph Kabila et Pierre Nkurunziza

a) Sur le plan des principes, l’opposition politique alliée a la Société Civile, les représentants de la Communauté Internationale et de la Diaspora avaient exige la publication par la CENI d’un calendrier électoral global par rapport a celui, partiel, que La CENI avait mis en circulation, excluant l’élection présidentielle.

Sous la pression des forces de l'opposition, la CENI a finalement révisé ses prévisions en publiant le 12 février 2015 le fameux calendrier électoral global, lequel sera réexaminé par l’opposition, la société civile et la communauté internationale qui dénonceront, a la suite, dans leur déclaration du 27 février 2015, le caractère non-consensuel, inconstitutionnel, irréaliste, incohérent et dangereux de ce document !

Et comme par aveu, dans son rapport annuel de l’exercice 2014-2015 adresseéau Parlement, la CENI elle-même, âpres avoir identifié 23 contraintes (dont 18 a charge du gouvernement et 6 a celle du Parlement) dans ce calendrier électoral global, reconnait l’impossibilité d’organiser les élections municipales et locales prévues pour 2015 sans certains préalables notamment celui de la stabilisation des groupements et des kits volés. Mais a ce jour le parlement n’a encore donné aucune suite a ce rapport de la CENI

b) Dans le discours morose du 30 juin 2015, Kabila indique que le budget pour les élections étaient de l’ordre d’un milliard de dollars US, contre neuf milliards pour l'ensemble du gouvernement! Le même Kabila trouve, aujourd’hui, que le budget pour les élections serait trop élèvé.

Mais ou était-il quand ce budget était en élaboration?

Dans un commentaire sarcastique publié le 15 juillet 2015 par le Network Notre Congo sous le titre : Nous nous sommes battus contre la balkanisation de notre pays...et maintenant nous allons nous auto-balkaniser, notre compatriote Sam Bokolombe, mesurant en quelque sorte les capacités de Kabila et de son gouvernement a confronter la complexité des réalités de notre pays, écrit entre autre: "Les petits esprits voient petit et rapétissent tout, alors que les grands esprits voient grand et surdimensionnent tout.

Le problème de l'arriération de nos provinces ne résulte pas tant de leur grande dimension ou de la distance entre gouvernants et gouvernés que de l'incompétence et de la mauvaise gouvernance chronique des régimes (passés et présents) aggravés par l'incurie et l'impéritie actuelles de la kabilie.

Pour n'avoir pas bien compris et su résoudre une équation à 11 termes, nous venons de la complexifier avec 26 inconnues.
L'administration du territoire congolais réplique, si elle ne le secrète, simplement, tout le mal du système. Il s'agit d'un système de Pouvoir fondé sur une certaine approche de gestion à vue de la République; une gestion immorale, clientéliste, incompétente et patrimoniale.
La causalité est donc essentiellement beaucoup plus humaine et méthodologique que réelle ou géographique, tenant à la question de distance ou de proximité.

Le découpage, le morcellement ou, pire, la métastase que vient de subir le territoire congolais est une fausse solution à un faux problème. Une fausse médication consécutive à un diagnostic erroné. C'est donc la conséquence d'une erreur de mise au point (map) de la part d'individus juste limités par l'exiguïté de leur propre angle de vue. C'est une hypothèse qui, jusqu'ici, fait abstraction du potentiel de risque de repli identitaire (régionalisme, ethnicise, tribalisme, népotisme, etc.) fort nuisible à l'idéal de l'Etat-nation"...

(A SUIVRE)
 

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