Lien vers ce message 16 Juillet 2015, 5:26
Alors que le vice-président sud-africain Cyril Ramaphosa est en visite officiel à Pékin, dix ressortissants sud-africains ont été arrêtés dans le nord de la Chine lors d'une visite touristique. Cinq d'entre eux pourraient même être inculpés. Pékin les soupçonnerait d'avoir des liens avec une organisation terroriste.

Publié le 15-07-2015 Par RFI

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Les arrestations de ressortissants sud-africains surviennent en pleine visite officielle du vice-président, Cyril Ramaphosa, en Chine.
REUTERS/Siphiwe Sibeko


L'Afrique du Sud est perplexe. Dix de ses ressortissants ont été arrêtés alors même que son vice-président est en visite officielle en Chine. Les détails sont flous et le gouvernement sud-africain reste vague.

Les dix personnes en question faisaient apparemment partie d'un groupe de touristes qui visitaient le nord du pays, la région de la Mongolie intérieure, quand ils ont été arrêtés. Les autres membres du groupes sont des Britanniques et un Indien.

Pékin les soupçonnerait d'avoir des liens avec une organisation terroriste. Pour Imtiaz Sooleman, directeur d'une ONG sud-africaine contacté par les familles de ceux qui ont été arrêtés, les accusations sont très imprécises. « Au départ, les raisons données étaient que quelqu'un dans le groupe est soupçonné d'avoir des liens avec une organisation terroriste, sans nommer quelle organisation. Puis les autorités ont dit qu'elles soupçonnaient des liens avec une organisation interdite. Puis ils ont dit que certaines personnes regardaient une vidéo de propagande. Quel type de propagande ? Sur quoi ? Nous n'en savons rien », s’inquiète Imtiaz Sooleman, qui évoque la possibilité d'un malentendu.

Lors d'un point avec la presse, la ministre sud-africaine des Affaires étrangères a indiqué que cinq des ressortissants étaient sur le point de rentrer et que des négociations étaient en cours pour les autres, sans donner plus de précision.

Une affaire toutefois embarrassante et d'autant plus surprenante que parmi le groupe se trouve des hommes d'affaires, des médecins, et plusieurs membres de l'ANC, le parti au pouvoir en Afrique du sud. Interrogée sur l'impact sur les relations entre les deux pays, la ministre des Affaires étrangères n'a pas répondu.
 

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