Lien vers ce message 14 Juillet 2015, 17:27
Un non-lieu a été rendu, lundi 13 juillet, par la justice zambienne dans l’affaire du rappeur Pilato, accusé d’avoir troublé l’ordre public avec une chanson satirique sur le président Edgar Lungu. Pilato, qui est victime d’intimidations depuis plusieurs années, est ressorti libre, mais n’a pas été acquitté.

Zambie: non-lieu pour le rappeur Pilato, jugé pour une chanson satirique

Publié le 14-07-2015 Par RFI

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Le rappeur Pilato dans le clip de sa chanson «Take It eeZee».
Capture d'écran


Chama Fumba, alias Pilato, avait été arrêté le 8 juin dernier à Lusaka, après la sortie de sa chanson intitulée Alungu Alabuela. Il y évoque un certain « Monsieur Lungu », qui transporte dans sa mallette des bouteilles de whisky, et qui s’avère incapable de diriger un pays.

Le penchant pour l’alcool du président Edgar Lungu est bien connu des Zambiens : ils ont coutume de demander un « Edgar » lorsqu’ils commandent un verre de la bière local… Le rappeur Pilato était accusé de troubles à l’ordre public. Il encourait jusqu’à six mois de prison. Lors de sa relaxe, le juge l’a mis en garde, précisant qu’il pouvait être de nouveau arrêté pour les mêmes charges.

« Je ne peux pas m’arrêter »

Le rappeur, soutenu par l’opposition et plusieurs associations, dénonce une atteinte à la liberté d’expression : « Le plus gros problème maintenant, c’est que les gens peuvent faire des chansons à la gloire du gouvernement et du président, mais si vous faites une chanson qui remet en question le gouvernement, vous êtes menacé de mort, de prison [ou] de violences. Mais je ne peux pas m’arrêter, ce serait très dur pour moi, je vais continuer à me battre. »



Le président Edgar Lungu a été élu en janvier dernier suite au décès de son prédécesseur, Michael Sata, dont il suit la ligne conservatrice.
 

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