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Une Australienne, qui portait un jean épouvantablement serré, s'est retrouvée à l'hôpital après un déménagement très physique.

Par Marc Gozlan Publié le 25-06-2015 à 12h31 SCIENCE ET AVENIR

SLIM. Si vous êtes une fashion victim, accro aux pantalons qui collent littéralement à la peau, vous réfléchirez sûrement à deux fois la prochaine fois qu’un ami vous demandera de l’aider à déménager. Vous vous souviendrez alors de ce cas clinique, unique dans la littérature médicale, parue dans la revue Journal of Neurology, Neurosurgery and Psychiatry.

Des neurologues relatent l’histoire d’une australienne de 35 ans qui avait passé des heures à s’accroupir alors qu’elle vidait un à un les placards d’un membre de sa famille lors de son déménagement. Plutôt que de s’habiller pour la circonstance avec des vêtements confortables et bien amples, elle n’a rien trouvé de mieux que d’enfiler un skinny jean, autrement dit un pantalon qui la serrait de partout — et donc évidemment au niveau des creux des genoux à chaque flexion, là où chemine une importante artère.

De retour chez elle, après cet effort physique prolongé vêtue de ce jean très moulant, elle remarqua qu’elle ne pouvait relever les pieds et que ceux-ci étaient engourdis. Surtout, ces deux jambes avaient gonflé. Trébuchant à chaque pas, elle a fini par tomber, sans pouvoir se relever.



Le syndrome des loges de la jambe

https://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/d/da/Fasciotomy_leg.jpg/260px-Fasciotomy_leg.jpgUne fasciotomie lors d'un syndrome des loges.

Admise à l’hôpital après être restée plusieurs heures au sol, les médecins ont diagnostiqué un « syndrome des loges de la jambe ». Celui-ci est la conséquence d’un manque d’apport en oxygène de certains muscles (ischémie musculaire) consécutif à une forte augmentation de la pression à l’intérieur d’un compartiment fermé. Chaque muscle est en effet contenu dans une « loge » peu ou pas extensible. Cette élévation brutale de pression gêne la circulation sanguine, ce qui finit par rapidement retentir sur le fonctionnement des nerfs et des muscles. Le contenu des cellules musculaires en souffrance se déverse dans le sang. La présence élevée d’enzymes musculaires signe ce que les médecins appellent une « rhabdomyolyse ».

La patiente s’en est heureusement très bien sortie malgré une double atteinte nerveuse au niveau du tibia et du péroné, des deux côtés. Elle a pu quitter l’hôpital sur ses deux jambes au bout de quatre jours. D’autres patients, hommes et femmes, ayant présenté un syndrome des loges en d’autres occasions, fort rares elles aussi, ont eu moins de chance.

Pour tout savoir de ce cas clinique et quelques autres, et comprendre l’importance de ce diagnostic dans les meilleurs délais, lire la suite sur le blog « Réalités Biomédicales » de notre journaliste Marc Gozlan.
Message édité 1 fois, dernière édition par mishd, 01 Juillet 2015, 17:16  
 

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