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3 minutes pour évaluer (et réduire) ses risques

Par Rédacteur Publié le 24-06-2015 à 13h30 sciencesetavenir.fr

Un test élaboré par les experts de l'Institut national du cancer permet à chacun d'évaluer ses facteurs de risque et offre quelques conseils pour les réduire.

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En 3 minutes, ce test mis au point par l'Institut national du cancer permet à chacun d'évaluer son risque de cancer évitable. ©INC

TEST. Les Français qui sous-estiment le rôle majeur du tabac, de l'alcool et d'une alimentation déséquilibrée dans la survenue de cancers évitables, vont pouvoir évaluer leurs propres risques de cancer et tenter de les réduire à l'aide d'un test mis en ligne mardi 23 juin 2015 par l'Institut national du cancer (Inca). En 12 questions ciblées, ce test indique aux participants sur quels aspects de leur hygiène de vie ils peuvent influer pour réduire le risque de survenue d'un cancer. Attention toutefois, « ce test ne remplace pas l'avis d'un professionnel de santé », rappelle l'Inca qui prend soin de préciser que « le risque zéro n'existe pas ».

« Nous n'avons pas cherché à faire un score scientifique, explique à Sciences et Avenir le Dr Dominique Bessette, responsable du département de prévention à l'Inca. Il s'agit plutôt d'un outil de communication et de sensibilisation. Celui-ci repose toutefois sur une vaste revue de la littérature scientifique portant sur les plus solides des études épidémiologiques. »

Cliquez sur l'image ci-dessous et testez-vous :

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40% des cancers jugés évitables

L'Inca évalue à 40% la proportion des cancers jugés évitables. Et, sans surprise, c'est bien le tabac et l'alcool qui sont les premiers impliqués dans ces cancers qui représentent 35% des décès. Cela dit, identifier les facteurs et situations à risque et mesurer la part de responsabilité de chacun dans la survenue des cancers est une tâche complexe.

Par ailleurs, le test a volontairement exclu les facteurs de risque sur lesquels on ne peut pas agir individuellement (pollution, prédisposition génétique...) Le Dr Dominique Bessette explique ainsi que « pour éviter de générer des inquiétudes inutiles, nous nous sommes focalisés sur les facteurs sur lesquels chacun peut agir » s'il le souhaite. « C'est pourquoi nous avons volontairement mis de côté les questions relatives à d'éventuels antécédents familiaux par exemple. Car sans analyse génétique individuelle d'une possible prédisposition, ces informations sont difficiles à intégrer aux résultats » poursuit la chercheuse. Idem pour la pollution dont il est difficile pour le citoyen lambda d'évaluer son taux d'exposition.

Les Français ont tendance à surévaluer la part des facteurs génétiques héréditaires (qui ne représente que 10% des cancers) mais aussi les facteurs environnementaux et psychologiques, d'où l'importance de hiérarchiser les facteurs risques dans les causes de cancer, selon le Pr Agnès Buzin, présidente de l'Inca qui s'appuie sur diverses études scientifiques. Or il n'y a pas de preuve scientifique d'un lien de cause à effet entre facteurs psychologiques et cancers, rappelle enfin l’INCa. En revanche, pour le tabac, l'alcool, l'alimentation déséquilibrée, oui.

HJ avec AFP
 

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