Lien vers ce message 11 Juillet 2014, 3:14
Abidjan le 9 juillet 2014 © koaci.com –Michel Gbagbo est une fois interdit par Abidjan de répondre à sa convocation par la justice française dans le cadre de sa plainte contre Guillaume Soro et les ex Com Zones.

http://www.koaci.com/thumbs/pixer_700/pix_1404913366e134246_1.jpgSelon un communiqué de presse, dont copie est parvenue à koaci.com et émanant de son avocat, Maître Habiba Touré, le fils de l’ancien président ivoirien, Laurent Gbagbo ne pourra se rendre en France par la volonté des autorités ivoiriennes qui refusent de coopérer avec la justice française.

« La Justice française est confrontée à un manque de coopération de la part des autorités ivoiriennes », dénonce l’avocate avant de poursuivre. « Ce jour, il est de nouveau convoqué par le Juge d’Instruction pour être entendu à son Cabinet d’instruction à Paris. Malheureusement, Michel Gbagbo est encore mis dans l’impossibilité de répondre à cette convocation. »

Elle invite donc , les autorités ivoiriennes à sortir de cette situation de non droit, en permettant à son client de répondre à la convocation du Juge d’instruction, ou en permettant au Juge d’Instruction de se rendre en Côte d’Ivoire pour entendre tous les protagonistes de cette affaire.

La défense de l’ancien prisonnier de Bouna (nord-est) , interpelle François Hollande dont la visite à Abidjan est annoncée pour le 17 juillet prochain , sur la coopération judiciaire entre les deux pays.

« Il est donc attiré l’attention du Président François Hollande sur la nécessité de rester vigilant sur la coopération judiciaire pour toutes les affaires franco-ivoiriennes sans aucune distinction. Il ne saurait y avoir de bonnes ou de mauvaises victimes, mais uniquement des victimes qui ont droit à ce que la justice se fasse de façon impartiale et équitable. »

Pour rappel, Michel Gbagbo a été convoqué ce mercredi 9 juillet devant un juge d’instruction à Paris dans le cadre d’une plainte déposée contre Guillaume Soro et certains chefs rebelles pour séquestration, traitements inhumains et dégradants lors de la chute de son père le 11 avril 2011 avant son transfèrement à la prison civile de Bouna.

Donatien Kautcha
 

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