Lien vers ce message 05 Juin 2015, 9:41
Publié le 05-06-2015 Par RFI

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Les équipes du présidents nigérian et de son homologue nigérien lors de leur rencontre à Niamey, le 3 juin 2015.
REUTERS/Tagaza Djibo


En visitant le Niger et le Tchad à peine investi, le président nigérian Muhammadu Buhari montre sa volonté concrète de reprendre la main sur la lutte contre Boko Haram.

Il l'avait promis pendant sa campagne : une fois élu, Muhammadu Buhari ferait de la lutte contre Boko Haram sa priorité. Le nouveau président nigérian a fait vite en se rendant au Niger et au Tchad quatre jours seulement après son investiture. Ce jour-là, il avait déjà annoncé le déménagement du commandement des opérations militaires, transféré d'Abuja, la capitale fédérale, à Maiduguri, dans l'est du pays, pour se rapprocher davantage du front.

A Niamey, Muhammadu Buhari a fait savoir son désir que l'armée nigériane prenne bientôt la relève des soldats nigériens et tchadiens qui stationnent dans les villes qu'ils ont reprises depuis le début de l'offensive régionale conjointe en février dernier.

En réservant ses premières visites à l'étranger à ses voisins, victimes collatérales de Boko Haram depuis plusieurs années, le nouveau président nigérian marque la rupture avec son prédécesseur Goodluck Jonathan, violemment critiqué pour son inaction contre la secte islamiste. Muhammadu Buhari a ainsi évoqué l'organisation prochaine d'un sommet de la commission du lac Tchad, qui rassemblera le Niger, le Tchad, le Cameroun, le Nigeria et le Bénin, faisant ainsi renaître l'espoir de voir se déployer efficacement la force multinationale qui réunit ces pays.
 

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