Lien vers ce message 21 Mai 2015, 4:43
Publié le 20-05-2015 Par RFI

http://scd.rfi.fr/sites/filesrfi/imagecache/rfi_16x9_1024_578/sites/images.rfi.fr/files/aef_image/MENAKA_0.JPG
Manifestation de soutien à la population de Ménaka, le 2 mai à Bamako.
AFP PHOTO / HABIBOU KOYATE


Dans le nord du Mali, cinq jours après la signature d'un accord de paix, la situation reste tendue sur le terrain. Les affrontements restent réguliers dans le Nord, notamment autour de Ménaka. Cette localité de la région de Gao a été conquise par des groupes armés pro-gouvernement fin avril, provoquant une reprise des combats avec les groupes rebelles dans le Nord. Mardi, ces groupes pro-Bamako se sont exprimés sur le cas de Ménaka.

Cela fait plus de trois semaines que les groupes armés loyalistes de la Plateforme, menés par le Gatia, ont conquis Ménaka. Une conquête qui s'est faite aux dépens des groupes rebelles qui contrôlaient la ville depuis près d'un an. Et qui s'est aussi faite en violation du cessez-le-feu censé être en vigueur. C’est la raison pour laquelle la médiation internationale et la mission des Nations unies au Mali demandent au Gatia de quitter la ville.

« Si nous devons quitter la ville de Ménaka, il faut que ce soit conformément à l’application de l’accord du 15 mai, et dans le sens du retour progressif des forces de sécurité du Mali, répond le secrétaire général du Gatia, Fahad Ag Almahmoud. Nous, nous sommes des Maliens, on se sent en sécurité en présence de l’armée malienne. On veut bien que l’armée malienne se substitue à nous ici pour qu’on rentre chez nous et qu’on fasse autre chose que d’être toujours en armes. »

Le problème, c'est que durant la période transitoire actuelle, c'est-à-dire entre la signature de l'accord de paix vendredi dernier par le gouvernement et par les groupes pro-Bamako, et la signature potentielle des groupes rebelles, les autorités maliennes elles-mêmes ont promis de respecter leurs engagements et donc de ne pas faire sortir l'armée à Ménaka.
 

Commentez sur Facebook