Lien vers ce message 19 Mai 2015, 18:16
Publié le 19-05-2015
Par RFI


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Des soldats français de l'opération Hydra patrouillent le long du fleuve Niger, entre Tombouctou et Gao, en novembre 2013, là où les attaques visant la coalition franco-malienne sont fréquentes.
AFP PHOTO/PHILIPPE DESMAZES


Trois jours après la signature d'un accord de paix sans les principaux groupes armés de la Coordination des mouvements de l'Azawad (CMA), une localité située au sud de Tombouctou a été attaquée lundi 18 mai, faisant trois morts parmi les militaires maliens.

C'est une attaque surprise qu'ont subie les militaires. Les assaillants ont emprunté le lit du fleuve Niger, praticable par endroits en cette période de décrue. Arrivés à Bambara Maoundé, localité située à une centaine de kilomètres de Tombouctou, ils ont rapidement commis leur forfait avant de repartir.

Une délégation du gouvernement de Tombouctou, chef-lieu de la région, s’est rendue sur place. Les blessés ont été évacués, les militaires tués inhumés et les autorités ont annoncé un renforcement du dispositif de sécurité. C’est ce que demandent les habitants de la localité. De leur côté, les responsables de la Coordination des mouvements rebelles de l’Azawad (CMA) ont revendiqué l’opération. Une opération qui intervient trois jours après la signature en grandes pompes à Bamako d’un accord de paix et de réconciliation.

Si l’Etat malien et les groupes armés touaregs, arabes et sédentaires pro-gouvernementaux ont signé l’accord, les trois principaux mouvements armés de la CMA n’ont pas répondu présents. Ils réclament de nouvelles négociations avec Bamako, mais le président malien Ibrahim Boubacar Keïta (IBK) a déjà annoncé la couleur : oui pour rencontrer les groupes rebelles, mais pas question de s’asseoir pour de nouvelles interminables discussions.
 

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