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25 Juin 2017, 10:13
VIDEO. Une ville du Pérou est envahie par les grillons

Une nuée de grillons s’est abattue sur le nord du Pérou, alors que le phénomène climatique d’El Niño apporte des ondes de chaleur et d’humidité intensifiées.
Les insectes ont envahi tous les bâtiments de la ville de Chiclayo, dans la province de Lambayeque, contraignant les écoles à fermer.
Le chef de l’Institut national de la santé, Luis Suarez, a confirmé que les grillons ne propageaient aucune maladie. Il a demandé aux habitants de coordonner leurs efforts avec les autorités, afin de contrôler l’invasion.



LE MONDE | 23.06.2017 à 14h36
 
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21 Juin 2017, 3:14
Moïse Katumbi et Félix Tshisekedi, les faux jumeaux de l’opposition congolaise
Le fils de l’opposant historique retrouve à Paris l’ex-gouverneur du Katanga qui a annoncé son retour à Kinshasa. Une alliance de circonstance face à Joseph Kabila.

SI KABILA AVAIT CHOISI UN DAUPHIN

« Ce n’est pas facile tous les jours. » Félix Tshisekedi, engoncé dans une chemise violette, semble étouffer dans son petit bureau au rez-de-chaussée de la vaste résidence familiale de Limete, à Kinshasa. Au-dessus de lui un immense portrait de son père, Etienne Tshisekedi, le patriarche de l’opposition congolaise, mort à Bruxelles le 1er février à l’âge de 84 ans. Les anciens fidèles du « Sphinx de Limete », dont le bureau voisin reste fermé à clé, végètent dans le jardin et se recueillent devant ce qui reste de leur mentor : un transat vide devant un poste radio-cassettes éteint. Deux époques cohabitent dans ces murs. Celle de la lutte contre le président Mobutu Sese Seko et celle de l’opposition au régime de Joseph Kabila, dont Félix a hérité malgré lui.

« Je suis tout le temps comparé à mon père, c’est difficile. Je suis son fils, pas son clone », lâche d’emblée le nouveau président du Rassemblement de l’opposition, qui demande « de l’indulgence ». A tout juste 54 ans, il doit se faire un prénom et une stature de leader face à un régime qui s’accroche au pouvoir malgré la fin, le 19 décembre 2016, du dernier mandat de Joseph Kabila. Qui n’a pas hésité à faire tirer sur les manifestants : « Je ne supporte pas qu’on dise que je suis un planqué. J’étais en première ligne pendant les manifestations de septembre, j’ai vu les gens mourir autour de moi. »

Le rêve d’un retour

A plusieurs milliers de kilomètres de là, dans le 8e arrondissement de Paris, Moïse Katumbi, d’un an et demi son cadet, reçoit la presse dans un salon orné de peintures et de sculptures inspirées de fauconnerie, la passion du maître des lieux, son avocat français, le ténor Eric Dupont-Moretti. Celui-ci savoure le moment comme s’il embrassait la cause de son client. Le 13 juin, le Haut-Commissariat des Nations unies aux droits de l’homme a répondu à la plainte déposée onze jours plus tôt contre l’Etat congolais, accusé d’empêcher son client de faire campagne. L’agence de l’ONU a rappelé l’obligation pour le régime de Kinshasa de laisser revenir en République démocratique du Congo (RDC) le candidat à la présidentielle et d’assurer sa sécurité.

Un sésame pour enfin battre campagne au pays, pensent-ils ou veulent-ils faire croire. Car Moïse Katumbi, exilé en Europe depuis un an, a déjà annoncé plusieurs fois son retour à Kinshasa, seul ou avec la dépouille d’Etienne Tshisekedi, toujours bloquée à Bruxelles.

SI KABILA AVAIT CHOISI UN DAUPHIN
Moïse Katumbi avec son avocat, Eric Dupond-Moretti (dr.) et son porte-parole, Olivier Kamitatu (g.), le 16 juin 2017 à Paris.

« Cette fois, c’est imminent », assure de sa voix monotone le riche ancien gouverneur du Katanga, allié du pouvoir et passé à l’opposition en 2015. Il se sait attendu de pied ferme par le régime Kabila, qui a usé de la justice pour le faire condamner et le tenir éloigné. A commencer par le tout-puissant patron de l’Agence nationale de renseignement, Kalev Mutond. Bien que visé par des sanctions américaines et européennes, le maître espion de Kinshasa continue de compiler des dossiers à charge contre lui.

« On va aussi demander la protection de la Monusco [la mission des Nations unies en RDC]. Tenez-vous prêts, il y aura des places dans l’avion, dit Olivier Kamitatu, ancien ministre de Joseph Kabila passé par la rébellion et désormais porte-parole de Moïse Katumbi.

- Vous ne redoutez pas que Kalev Mutond vous attende ?

- On l’attend aussi », réplique-t-il.

Moïse Katumbi rêve d’un grand retour semblable à celui d’Etienne Tshisekedi, accueilli par la foule de Kinshasa en juillet 2016. Malgré son revirement un an avant les élections, qui devaient avoir lieu en novembre 2016, ce businessman et président du tout-puissant Mazembe, l’équipe de football star du continent, conserve une image bien éloignée des réalités quotidiennes. Son exil en Europe, ses interventions filmées depuis des palaces, son intense lobbying contre le régime de Kabila, ses apparitions calculées dans les médias… Tout cela intrigue, suscite fantasmes et rumeurs à Kinshasa, où sa popularité est sans commune mesure avec celle de feu Etienne Tshisekedi ou même celle de Jean-Pierre Bemba, pourtant jugé par la Cour pénale internationale.

SI KABILA AVAIT CHOISI UN DAUPHIN

Opération séduction en Occident et en Afrique

Félix Tshisekedi n’a ni les moyens ni l’entregent de Moïse Katumbi. A ses débuts d’opposant, des puissances occidentales ont apporté un soutien discret à ce dernier, réformateur possible d’un pays miné par les guerres et les pillages de ses ressources. L’enthousiasme de Paris et de Washington est retombé au fil de son année d’exil, qui l’a tenu à l’écart du dialogue politique avec le pouvoir mené sous l’égide de l’Eglise catholique congolaise et qui s’est conclu par un accord signé le 31 décembre 2016.

« MOÏSE KATUMBI EST EN POSITION INCONFORTABLE. MOI, JE SUIS LIBRE DE MES MOUVEMENTS. NOUS FAISONS TOUT POUR QU’IL REVIENNE » FÉLIX TSHISEKEDI


Félix Tshisekedi, président du Rassemblement de l’opposition, faisait le travail à Kinshasa. Lui suivait la situation depuis Paris, Bruxelles, Londres ou Washington. « Je ne suis pas allé en politique les poches vides et j’use mon argent pour défendre les intérêts des Congolais, où que je sois, précise-t-il. Je continuerai de me battre, même si c’est pour perdre tous mes biens. »

A Kinshasa, Félix Tshisekedi, en deuil, ne se rend aux mondanités de l’élite locale que par politesse. Les deux hommes entouraient le cercueil d’Etienne Tshisekedi à Bruxelles. Moïse Katumbi avait alors promis de rentrer au pays avec la dépouille.

SI KABILA AVAIT CHOISI UN DAUPHIN
Félix Tshisekedi, à Kinshasa, en avril 2017, avec au second plan, le portrait de son père.

Pour ne pas tomber dans l’oubli, il a médiatisé à outrance certaines de ses opérations, comme l’envoi de sacs de farine au Katanga. Il a également renforcé ses liens avec l’élite africaine en Europe, du milliardaire anglo-soudanais Mo Ibrahim à son ami et soutien affiché l’homme d’affaires Sindika Dokolo, qui plaide en sa faveur auprès de son beau-père, le président angolais José Eduardo dos Santos, qui doit quitter le pouvoir en août. « Je salue les efforts du président dos Santos pour tenter de trouver une solution en RDC », se contente de dire Moïse Katumbi.

Pour séduire le continent, où le régime Kabila compte encore des soutiens, notamment en Afrique centrale et en Afrique du Sud, Moïse Katumbi s’est récemment rapproché du chef d’Etat guinéen Alpha Condé, actuel président de l’Union africaine, avec lequel il s’est entretenu en marge de sa visite à Paris, en avril.

« On se complète »

Les services de renseignement ne sont pas les seuls à attendre Moïse Katumbi. Assis devant un guide d’anglais facile et le livre d’entretiens de François Hollande, Félix Tshisekedi jure avec entrain : « Il est en position inconfortable. Moi, je suis libre de mes mouvements. Nous faisons tout pour qu’il revienne. »

« JE N’AI PAS HONTE DE DIRE QUE J’AI ÉTÉ AVEC LA MAJORITÉ PRÉSIDENTIELLE. SI KABILA AVAIT CHOISI UN DAUPHIN, MOI OU UN AUTRE, JE NE L’AURAIS PAS QUITTÉ » MOÏSE KATUMBI


Les deux hommes entretiennent une relation politique de circonstance pour conquérir le pouvoir. « C’est un ami, un frère, un homme de parole, que j’ai rencontré en 2010. On se complète et ça doit continuer », dit quant à lui Moïse Katumbi, qui nie catégoriquement avoir financé l’UDPS, le parti cofondé par Etienne Tshisekedi en 1984, comme le murmurent les mécontents de l’opposition et certains diplomates.

Les faux jumeaux se disputeront peut-être un jour la tête de l’opposition à Joseph Kabila. Libéraux assumés, grandis dans la bourgeoisie congolaise de Bruxelles et de Lubumbashi, l’un comme l’autre sont d’anciens hommes d’affaires qui veulent faire de la politique en entrepreneurs, selon un discours en vogue sur le continent. Chacun a eu sa propre ascension, chacun dans le sillage d’un père en politique. « Je n’ai pas honte de dire que j’ai été avec la majorité présidentielle. Si Kabila avait choisi un dauphin, moi ou un autre, je ne l’aurais pas quitté, assume M. Katumbi. J’ai travaillé avec ce gouvernement et ce n’est pas un crime. »

Parmi les leaders du G7, son mouvement membre du Rassemblement, on retrouve d’autres anciens proches de Joseph Kabila. Comme Pierre Lumbi, qui fut son conseiller spécial en matière de sécurité de 2011 à 2015. Aujourd’hui à la tête du conseil des sages du Rassemblement, il fait le lien entre Félix Tshisekedi et Moïse Katumbi.

« Désormais, pour Kabila, gouverner, c’est tuer, martèle Moïse Katumbi. On ne fera pas de nouveau dialogue [politique] avec le pouvoir. S’il n’y a pas de calendrier électoral clair, on commencera les actions en juillet dans la rue. » Félix Tshisekedi évoque un autre calendrier : « Nous avons fait l’erreur en 2016. Nous voulions donner une chance à la paix, assure-t-il. S’il n’y a pas d’élection, au-delà du 31 décembre 2017, Kabila n’est plus président de la RDC. » Il disait la même chose il y a un an, tout comme Moïse Katumbi. Au sein du peuple de Kinshasa, comme ailleurs dans le pays, rares sont ceux qui ont osé prendre le risque de mourir pour eux lors des manifestations brutalement réprimées fin 2016.

« Une alliance opportuniste »

Depuis, il y a eu la mort d’Etienne Tshisekedi et de multiples querelles d’ego au sein d’une opposition orpheline. Félix Tshisekedi a perdu le sourire blagueur et l’assurance surjouée qu’il affichait en décembre 2016 dans la cour de la Conférence épiscopale nationale du Congo (Cenco), organisatrice des négociations entre la majorité présidentielle et l’opposition. L’accord du 31 décembre prévoyait la nomination d’un premier ministre proposé par le Rassemblement, de quoi aiguiser les appétits.

Le chef de l’Etat a encore surpris en nommant Bruno Tshibala, l’un des plus importants cadres de l’UDPS, le parti d’Etienne Tshisekedi. Un nouveau débauchage après la prise de Samy Badibanga, éphémère premier ministre qui s’affichait en 2015 aux côtés de Moïse Katumbi et Félix Tshisekedi. « C’est un mal pour un bien : l’opposition s’est purgée grâce aux manœuvres du pouvoir », se console ce dernier.

Moïse Katumbi a perdu son demi-frère dans ces transhumances politiques : Raphaël Katebe Katoto, autrefois très proche d’Etienne Tshisekedi et aujourd’hui accusé d’avoir manœuvré après sa mort, pour finir dans les filets de Joseph Kabila. Il a été exclu du Rassemblement. « J’ai grandi chez lui, il reste mon grand frère. Mais, en politique, il a choisi son camp », tranche Moïse Katumbi. Les deux sont des transfuges, chacun se dirigeant en suivant l’air du temps.

« L’UDPS EST UNE BONNE BLANCHISSERIE POUR KATUMBI ET LE SOUVENIR D’ETIENNE TSHISEKEDI LE DÉTERGENT LE PLUS EFFICACE » VALENTIN MUBAKE


Félix Tshisekedi, lui, encaisse les coups en serrant les dents. Un autre fidèle de son père lui a tourné le dos : Valentin Mubake, ancien conseiller et fidèle compagnon de lutte d’Etienne Tshisekedi, a rencontré Joseph Kabila en avril. Exclu de l’UDPS, ce vieux de la vieille hurle contre les deux quinquagénaires ambitieux dans son jardin en terre battue du quartier populaire de Lemba, à Kinshasa. Lui se veut le vrai dépositaire du testament politique d’Etienne Tshisekedi. Comme tant d’autres, il s’attendait à être nommé premier ministre.

« Les médias adorent présenter Moïse Katumbi comme l’homme providentiel, mais tous ceux qui ont travaillé avec Kabila paieront, tranche Valentin Mubake. L’UDPS est une bonne blanchisserie pour Katumbi et le souvenir d’Etienne Tshisekedi le détergent le plus efficace. » Félix Tshisekedi ne trouve pas non plus grâce à ses yeux. « La défense de l’Etat de droit n’est pas qu’une phraséologie, c’est un comportement. Etienne Tshisekedi n’a jamais mêlé ses sentiments et sa famille à la politique, affirme-t-il. Moïse et Félix forment une alliance opportuniste. »

« Moi président »

Sans avoir jamais cédé à la tentation des armes, « Moïse et Félix » s’efforcent avec parfois naïveté et maladresse de proposer une nouvelle offre politique au peuple congolais dont ils disent se soucier tant.

Face à eux, Joseph Kabila reste placide, mais garde la main. Les deux apôtres de la démocratie se heurtent à un ancien rebelle aguerri au pouvoir, qui ne craint pas le bras de fer avec la communauté internationale et a montré sa capacité à manipuler l’opposition. L’alliance Katumbi-Tshisekedi pourra-t-elle le faire vaciller ?

Seul un objectif commun rapproche les deux hommes, dépourvus de charisme et de talent oratoire : le faire partir à l’occasion de la présidentielle. Mais l’espoir de voir le scrutin se tenir diminue chaque jour un peu plus. Pendant que se négociaient des postes à Kinshasa, un conflit politico-ethnique est apparu au Kasaï, la terre natale d’Etienne Tshisekedi, à quelques centaines de kilomètres de là.

« Ce qui se passe dans le Kasaï est une honte pour la RDC. Moi président, j’aurais déplacé la capitale à Kananga [Kasaï-Central] pour soutenir le peuple », assure sans rire, depuis le cabinet de son avocat parisien, Moïse Katumbi. « Quand le combat contre la dictature de Mobutu a commencé, on ne pensait pas réussir », rappelle Félix Tshisekedi, avant de partir retrouver son allié à Paris. En oubliant que Mobutu, lui, a été renversé par les armes.

Par Pierre Benetti (Kinshasa, correspondance) et Joan Tilouine

LE MONDE Le 19.06.2017 à 12h19
 
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15 Juin 2017, 22:10
Appel urgent en faveur d’une transition pacifique et démocratique en République démocratique du Congo.

RD Congo - Appel de Kofi Annan avec 9 ex-présidents africains

En tant que dirigeants africains attachés à la démocratie, nous sommes profondément consternés par la situation politique qui prévaut en République démocratique du Congo (RDC). Elle constitue une menace à la stabilité, à la prospérité et à la paix de toute la région des Grands Lacs, voire de l’Afrique dans son ensemble. Nous nous devons de sonner l’alarme avant qu’il ne soit trop tard.

La non-tenue des élections en 2016, conformément à la Constitution, a provoqué une crise politique aigue. L’accord entre le Gouvernement et l’opposition conclu à la Saint Sylvestre sous l’égide de la Conférence épiscopale nationale congolaise (Cenco) a permis d’éviter un désastre, mais sa mise en œuvre rencontre des difficultés croissantes qui mettent en péril le processus censé conduire à des élections pacifiques d’ici la fin de cette année.



Tant l’esprit que la lettre de l’accord ne sont pas respectés, minant la possibilité d’une transition non violente, vitale au développement de la RDC. Des élections intègres représentent pourtant la seule issue pacifique possible pour résoudre la crise de légitimité dont souffrent aujourd’hui les institutions politiques congolaises.

Le Gouvernement de la RDC et la communauté internationale doivent fournir toutes les ressources nécessaires à l’organisation des élections dans les délais prévu par l’Accord de la Saint Sylvestre à la commission électorale.

Nous appelons les leaders politiques de la RDC à donner la priorité à l’intérêt national. Le peuple congolais, déjà meurtri par des décennies de dictature, suivies d’années de guerre civile, aspire à la paix, au développement et au respect des droits de l’Homme, qui comprennent le droit à un gouvernement représentatif.



Si la crise actuelle frappe avant tout nos frères et sœurs congolais, elle aura des conséquences continentales si elle n’est pas traitée.

L’avenir de la RDC est en grave danger. Aussi appelons-nous les leaders congolais à redoubler leurs efforts de mise en œuvre de l’Accord de la Saint Sylvestre de bonne foi afin de restaurer la confiance entre les partis et assurer des élections libres, crédibles et pacifiques d’ici la fin de l’année.

kofiannanfoundation.org 15 JUNE 2017 SUPPORTING DEMOCRACY & ELECTIONS WITH INTEGRITY
 
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14 Juin 2017, 18:47
Alexis Thambwe Mwamba, alors rebelle anti-Kabila, avait revendiqué, en 1998, l’explosion d’un avion de ligne.

Enquête belge contre T. Mwamba pour Crime contre l’humanité

C’est le juge bruxellois Michel Claise qui a été chargé de l’instruction d’un dossier qui va tendre un peu plus les relations entre la Belgique et la République démocratique du Congo, déjà exacerbées depuis la publication de nouvelles sanctions européennes contre neuf personnalités du régime congolais impliquées dans les violences et les crimes perpétrés depuis de longs mois au Kasaï. Un dossier qui concerne cette fois une plainte déposée par plusieurs familles de victimes de ce qui peut être regardé comme un acte terroriste perpétré en 1998 par une rébellion, le RCD, qui affrontait alors, dans l’Est du Zaïre, les troupes de Laurent-Désiré Kabila, le tombeur de Mobutu.

Au mois d’octobre 1998, la guerre entre ces deux mouvements rebelles se déroule aux abords de Kindu, ville située à 1200 kilomètres à l’est de Kinshasa. Le 18 octobre, un Boeing 727 de la compagnie Congo Airlines est abattu avec 50 personnes à bord (43 civils, essentiellement des femmes et des enfants, et 7 membres d’équipage).

Le lendemain, une information est diffusée en boucle sur les ondes de RFI. On y entend un des leaders du RCD, Alexis Thambwe Mwamba, revendiquer l’attaque contre cet avion. Il justifie alors le tir du missile (un Sam 7) par le fait que l’avion était sur le point d’atterrir à Kindu avec des militaires pro-Kabila à son bord. Une version immédiatement démentie par les responsables de la compagnie aérienne et de nombreux témoins. L’avion n’était pas en approche de Kindu mais venait de décoller avec, à son bord, selon plusieurs témoignages que “La Libre” a recueillis encore ce mardi, des civils qui cherchaient à fuir un front militaire qui ne cessait de se rapprocher de la ville.
Le frère du plaignant, M. Rachidi, était un des passagers de ce vol. “Mais j’ai aussi reçu des procurations de plusieurs familles qui ont aussi perdu les leurs dans ce tir de missile”, explique-t-il à “La Libre Belgique”.



Un juge d’instruction aguerri

La plainte, pour crime contre l’humanité, a été introduite par l’avocat Alexis Deswaef il y a près d’un mois. Un juge d’instruction vient d’être désigné.
En désignant le juge Michel Claise pour instruire ce dossier, le parquet de Bruxelles sait qu’il le confie à un des juges les plus en prise avec la réalité congolaise. En effet, Michel Claise instruit déjà, notamment, le dossier Duferco-Kubla-Princesse Odette dont la trame essentielle se déroule à Kinshasa et avait déjà instruit, en 2003, un dossier dans lequel on retrouvait Alexis Thambwe Mwamba, présenté alors comme “le roi du cobalt”.



“La plainte porte aussi sur des détournements de biens publics”, explique le plaignant. Le nom de la fille du ministre de la Justice apparaît dans cette plainte. “La société Thambwe Mwamba Ngalula Fleur, du nom de la fille du ministre, a installé son siège social à Louvain-la-Neuve même si elle n’a aucune activité en Belgique. Elle aurait remporté un appel d’offres en République démocratique du Congo pour la distribution des repas dans les prisons, explique un Kinois proche de ce dossier. “Que la fille du ministre de la Justice remporte un tel appel d’offres peut paraître suspect, poursuit-il, mais quand on sait que pas le moindre repas n’est servi depuis des années dans les prisons de chez nous, ça pourrait prêter à sourire.”



Le ministre Thambwe Mwamba, qui est domicilié à Uccle, séjourne actuellement en Belgique. Son nom est régulièrement apparu ces derniers mois sur les prélistes des personnes qui devaient être sanctionnées par l’Union européenne avant d’en disparaître dans la version définitive, ce qui démontre que le ministre dispose de réseaux influents. C’est aussi lui qui était apparu sur les écrans de la RTBF l’été dernier pour dénoncer une tentative de coup d’Etat orchestrée par Moïse Katumbi, principal opposant à Joseph Kabila, avec l’aide de mercenaires dont le nombre fluctuait de 600 à… 12 selon le média qui interrogeait le ministre. Un seul ressortissant américain, Daryl Lewis, avait finalement été arrêté au Congo dans ce dossier. Lors de son séjour dans les geôles kinoises, l’homme avait été torturé avant d’être relâché sous la pression de Washington. En rentrant au pays, Lewis avait déposé plainte contre X, tout en visant le ministre de la Justice Thambwe et le patron des services de renseignements, M. Kalev.







afrique.lalibre.be14 juin 2017
 
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04 Juin 2017, 21:19
Exclusif, Clément Kanku parle enfin. Depuis le 20 mai et la parution dans le New York Times d’un article l’incriminant dans l’assassinat des deux experts de l’Onu au Kasaï, Clément Kanku est le coupabe idéal.

Clément Kanku: Boshab est responsable de la situation au KasaïLe député a refusé de se laisser accuser. Il a tenté d’organiser une conférence de presse pour donner sa version. Mais la justice congolaise l’en a empêché et le recherche activement. Clément Kanku a accepté de parler longuement à Lalibre afrique. Un entretien dans lequel il donne sa version des faits, parle de son rendez-vous avec les experts de l’Onu et, surtout, de la responsabilité de l’ancien ministre de l’Intérieur Evariste Boshab dans la mort du Kamuina Nsapu et dans l’explosion de la violence meurtrière au Kasaï. Il sait désormais qu’il est devenu un homme gênant pour les autorités congolaises. Il joue sa tête et entend la défendre chèrement. Je n’ai jamais donné l’ordre de tuer les experts des Nations unies, lance-t-il.

Entretien.

M. Clément Kankou, pouvez-vous nous éclairer sur l’échange téléphonique qui fait débat et qui aurait été retrouvé sur l’ordinateur de Mme Catalan ?

D’entrée de jeu, je tiens à préciser que je conteste de façon formelle l’intégrité et l’authenticité de la pièce audio brandie par le New York Time. J’ai été confronté à l’existence d’un élément sonore brandi par Monsieur Evariste Boshab, alors ministre de l’Intérieur, en présence d’une vingtaine de personnes lors du Conseil National de Sécurité réuni à Kananga au mois d’août 2016, queqlques jours avant l’assassinat du chef Kamuina Nsapu. Cet élément sonore n’a jamais été authentifié. Toutes les autorités disposaient de cet enregistrement. Rien n’est donc nouveau. Il s’en suivra, après échange et vérification par les services spécialisés que cet enregistrement ne présentait aucun intérêt et ne me mettait nullement en cause. Par conséquent, l’affaire avait été classée sans suite car il était clairement apparu que cet élément sonore était sans pertinence. Je déplore le fait que NYT ait utilisé des éléments manipulés dont l’authenticité n’a pas été établie et dont la retranscription a été falsifié, travestie à des fins inavouées.

RETROUVER LA DERNIERE CONVERSATON DE KAMUINA NSAPU



Avec qui conversez-vous ?

Je suppose que vous faites allusion à l’élément sonore du New York Times du 20 mai. Comme je l’ai dit précédemment, je conteste l’authenticité et l’intégrité de cette pièce audio et tant qu’aucune expertise en acoustique n’aura eu lieu, je me garde de tout commentaire sur un élément sonore qui a ménifestement été manipulé, tronqué, falsifié.

Avez-vous été entendu par la justice congolaise sur le contenu de cet enregistrement en août 2016 ?

Non. La justice congolaise en tant que telle ne m’a jamais entendu sur un quelconque enregistrement mais en revanche j’avais été entendu en août 2016 à Kananga par le Conseil national de Sacurité (CNS). Un représentant de la justice y siège. Celui-ci était donc au courant d’un enregistrement même si ce dernier n’avait pas fait l’objet d’une expertise qui considérerait sa force probante. J’en déduis donc que la justice congolaise avait jugé cet enregistrement sans pertinence puisque aucune suite n’y avait été réservée. Je pense que si, à l’époque, la justice avait été convaincue de la pertinence de l’enregistrement sonore, elle aurait dû ouvrir une enquête à ma charge. Or, cela n’a pas été le cas. En août, nous étions en vacances parlementaires, elle pouvait se limiter à une procédure simplifiée nécessaire à l’ouverture d’une enquête en vertu de laquelle seul le bureau de l’Assemblée Nationale décide de l’autorisation des poursuites judiciaires contre un député national. Tandis que durant une session parlementaire, ce sont les députés qui doivent statuer sur cette question à travers une plénière. C’est à la justice de fixer l’opinion sur l’absence de l’ouverture d’une enquête lorsqu’il y a eu une confrontation au sein du CNS en août 2016 et pourquoi seulement maintenant. Il n’est pas sans intérêt de préciser également qu’en ce moment-là, le chef Kamuina Nsapu était encore en vie et que nul ne parlait des experts des Nations Unies.
Que l’opinion publique retienne donc bien qu’il n’ y a pas de lien possible entre cet enregistrement non expertisé et la mort du grand Chef Kamuina Nsapu le 12 août 2016 d’une part et, d’autre part, l’assassinat odieux des experts des Nations Unies en mars 2017.



Comment expliquez-vous, que tout ceci ressorte maintenant ?

On va dire que c’est perturbant. La justice congolaise ne bouge pas pendant sept mois et,curieusement,lorsque les Nations Unies, l’Union Européenne, les organisations des droits de l’homme exigent que la lumière soit faite sur les violences meurtrières qui se sont propagées dans le Kasai entrainant la mort de milliers de Congolais et de deux experts des Nations Unies dont les images de la prise en otage et de la mise à mort et la décapitation ont été rendues public, cette justice se réveille soudain pour ouvrir une enquête à ma charge en rapport avec tous les faits énumérés ci-haut.
De manière générale, j’aimerais qu’on m’explique à partir de quel moment j’aurais été lié aux violences dans le Kasai et à la mort des experts, rien que sur base de l’article du NYT alors qu’il n’y a rien de neuf. En peu de mots, lorsque le CNS brandit un certain enregistrement « non expertisé » il n’y avait pas lieu d’ouvrir une enquête tandis que lorsque 8 mois plus tard le NYT publie un certain enregistrement sonore « non expertisé » du coup pour la justice congolaise il y a lieu d’ouvrir une enquête.

On est en droit de se demander ce qui motiverait un tel revirement des autorités judiciaires ? Qui aura répondu à cette question arrivera à dénouer le piège derrière cette triste histoire.

Enfin, si vous faites allusion à la Justice, en vous renvoyant au point de presse de l’auditeur militaire supérieur de Kananga, je peux vous dire que je n’ai pas fait l’objet d’une enquête ouverte par la justice. A toutes fins utiles, je me dois de préciser que, contrairement à ce qu’une certaine opinion voudrait faire croire, mon entrée au gouvernement Badibanga est consécutive à l’accord de la Cité de l’UA du 18 octobre 2016, dans le quota de l’opposition. Bien avant d’être un responsabilité au sein du gouvernement d’union nationale, et longtemps après que les autorités congolaises m’aient brandi ce fameux enregistrement sonore, j’ai continué à exercer mon mandat d’élu du peuple, mandat que j’ai recouvré après la fin de ma participation au gouvernement. Il n’y a donc pas de lien à établir entre cet enregistrement et mon entrée au gouvernement.

Mme Catalan, l’experte de l’Onu assassinée au Kasaï, vous a-t-elle contacté ?

Malgré les multiples appels que je reçois, je ne me souviens pas avoir été contacté par cette dame. En revanche, je me souviens avoir été contacté par Monsieur Michael Sharp, l’autre expert assassiné. Je l’ai rencontré en compagnie de trois de mes collaborateurs. Et à l’occasion, il était accompagné, non pas de Mme Catalan, mais d’un collègue masculin. Ensemble, nous nous sommes entretenus de la situation sécuritaire au Kasaï en ma qualité d’élu local.



Selon vous, ces experts étaiet-ils en possession d’informations sensibles sur les massacres au Kasaï ?

Je n’ai aucun moyen de le savoir.



Avez-vous donné l’ordre d’exécuter ces experts de l’Onu?

Absolument pas. Je suis un élu, un défenseur d’opinion. Dans mon parcours, je n’ai jamais été ni soupçonné ni mis en relation avec une entreprise de nature criminelle dont les actes sont tout à fait, étrangers à notre éducation, à notre culture et à nos valeurs. Par conséquent, il n’est donc simplement pas sérieux ni crédible de vouloir faire croire à l’opinion ce genre de thèse. Je voudrais dire de la manière la plus formelle que je ne peux être tenu responsable des violences survenues au Kasai, ni de la mort des experts des Nations Unies et encore moins de celle du chef Kamuina Nsapu. Il n y a aucun intérêt pour ma personne et pour mon mandat de participer à des telles entreprises.

Clément Kanku: Boshab est responsable de la situation au KasaïDisposez-vous, vous qui êtes originaire et élu de cette région touchée par le mouvement Kamuina Nsapu, d’informations sur les auteurs de ces massacres de civils ?

Comment pourrais-je connaître les auteurs si une enquête indépendante et crédible ne se met pas en place pour établir les responsabilités. En revanche, comme tout le monde, bien évidemment, j’étais au courant des violences qui y régnaient. Et en ma qualité d’élu, vous pensez bien qu’à plusieurs reprises j’ai pris le soin d’avertir les autorités gouvernementales sur les risques qu’encourraient nos populations si rien n’était fait.

Et alors. Certains ont-ils réagi ?

Non.

On parle de plus de 40 fosses communes? Un autre élu de la région, M. Sessanga, a chiffré à plus de 3300, le nombre de victimes de cette rébellion ? Que pensez-vous de ce chiffre ?

Un mort, c’est déjà de trop. Plus de 3300 c’est une horreur et un drame humain. A mon humble avis, au vu de l’extrême gravité des horreurs subies par les pauvres gens de cette partie du pays dont je suis originaire, il est impérieux d’imposer d’urgence la mise en place d’une enquête indépendante. Il faut établir les responsabilités. La justice doit savoir. Les familles des victimes doivent savoir. Les responsables doivent être punis.



Pensez-vous que vous pourrez être entendu en RDC ?

Je pense sincèrement que la vérité doit être établie non seulement en RDC mais aussi en dehors. Pour être franc avec vous, au regard de la dimension prise par cette affaire et de l’intérêt qu’elle représente pour tout le monde, des Nations Unies aux familles des victimes en passant par les organisations des droits de l’homme ou l’Union européenne, il me semble indispensable d’associer les experts des Nations unies à cette enquête. L’implication, voire la direction de cette enquête par ces experts aura le mérite de donner plus de crédibilité et d’offrir un gage d’indépendance. Moi aussi j’ai soif de vérité et de justice. Je suis triplement victime dans ce dossier. Ma circonscription électorale a été terriblement touchée par ces violences, mon chef coutumier a été assassiné et je suis pointé du doigt comme le responsable de tout. Ma famille en souffre. Le nom de ma famille a été souillé dans cette macabre affaire. Il y a une volonté de me faire endosser une responsabilité qui n’est pas la mienne. Je ne l’accepterai jamais. C’est pour cette raison aussi que j’appelle les experts des Nations unies à jouer un rôle primordial dans cette enquête. Toute la lumière doit être faite. Les coupables doivent être confondus.



Vous apparaissez comme le bouc-émissaire mais le régime congolais ne pouvait pas imaginer que vous alliez vous laisser accuser sans vous défendre. Comment expliquez-vous cet enchaînement des faits?

Sur cette question, je veux déjà comprendre le mobile réel de la rédaction du NYT qui n’a pas hésité à exploiter de fausses informations dans le but manifeste de me nuire, voire d’influencer la conduite et les conclusions de l’enquête. J’ai donné instruction à mes avocats d’intenter des poursuites contre ce quotidien américain. Cet article a jeté le discrédit sur moi, la honte sur ma famille et nous sommes tous en insécurité. Pour revenir à votre question, j’en ai moi aussi le sentiment. Certains ont besoin d’une victime expiatoire pour calmer l’opinion publique. Ils veulent coller un nom et un visage sur les crimes au Kasaï, sur la mort de Kamuina Nsapu, sur les supposés miliciens et toutes les violences qui s’en suivent. En choisissant de me coller cette affaire sur le dos, les auteurs de cette cabale ont délibérément choisi de mettre tout le monde sur une fausse piste et ainsi d’étouffer la vérité et, par dessus tout, de garantir l’impunité des véritables responsables. Si la justice veut connaître la vérité, elle devrait regarder dans une autre direction. Pourquoi Kinshasa ne peut accepter la venue d’une enquête internationale ? Ce refus de Kinshasa me semble bien curieux. Vu la demande pressante du Conseil de sécurité des Nations Unies, de Human Right Watch, de la famille des deux experts assassinés, de plus de 271 organisations des droits de l’homme, de l’Union Européenne et que je partage aussi, il est inconcevable que le gouvernement refuse d’ouvrir son enquête aux experts envoyés par les Nations Unies afin de faire éclater la vérité dans ce dossier.
Il faut aussi se souvenir que les hauts magistrats militaires avaient déjà mené une enquête et avaient annoncé l’arrestation des suspects. Ils avaient aussi promis l’ouverture « dans les quelques jours » d’un procès. Dans le même communiqué du 23 mai, le PGR déclarait que son office restait ouvert à toute expertise locale ou étrangère pour élucider tout point de controverse. Deux jours plus tard, le 25 mai, s’expriant sur RFI, le mininstre congolais des Affaires étrangères manifestait son opposition à l’envoi d’experts par le conseil de sécurité des Nations unies au motif que cette démarche viserait à discréditer la justice congolaise qui s’est déjà saisie de l’affaire et qui a identifié le responsable du meurtre de Mme Catalan et de M. Sharp. Il a même été plus loin en évoquant un plan contre la RDC. Soyons sérieux, en quoi l’ouverture d’une enquête par les experts de l’ONU discréditerait notre justice. Ce ne serait pas la première fois dans l’histoire des Nations Unies que ses experts seraient associés à une enquête ouverte par un pays membre.





Comment en est on arrivé là, ne pouvait-on éviter une telle escalade au Kasaï ?

Il est fort déplorable de constater qu’une simple mésentente entre quelques individus peut entraîner des conséquences aussi néfastes pour la province, le pays et les Nations Unies. Sur demande expresse du Premier ministre Matata, une délégation parlementaire des élus kasaiens dont je faisais partie avait été dépêchée à Kananga du 9 au 12 août 2016 dans le cadre d’une mission de bons offices vu la tension qui régnait entre le grand chef coutumier Kamuina Nsapu et le ministre de l’Intérieur de l’époque, Monsieur Evariste Boshab. Vous n’êtes pas sans savoir, qu’en échangeant avec la délégation parlementaire venue de kinshasa dont je faisais partie, le grand chef Kamuina Nsapu avait émis le souhait de se rendre aux forces de la Monusco. Sa demande sera catégoriquement rejetée par M. Boshab qui a préféré agir autrement. L’élément sonore restituant cet échange avec le grand chef la veille de son assassinat existe. Vous l’avez même diffusé dans sur votre site (voir ci-dessus).





Monsieur Boshab est selon vous le principal instigateur de ce qui s’est passé au Kasaï?

Nous avons en tout cas vainement essayé de convaincre Monsieur Evariste Boshab d’accéder à la demande du chef Kamuina Nsapu qui voulait se rendre sous la protection de la Monusco. A ce jour, je suis persuadé que si le Ministre de l’Intérieur de l’époque, M. Boshab, avait accédé à la demande du grand Chef, les choses auraient évolué différemment. J’ai plusieurs reprises prêché la paix, la réconciliation et une issue consensuelle à la crise entre le chef coutumier Kamuina Nsapu et Evariste Boshab mais je n’ai malheureusement pas été entendu. Pourquoi avoir assassiné le grand chef Kamuina Nsapu? Pourquoi avoir, à travers les réseaux sociaux, exposé publiquement son corps émasculé en profanant ainsi le pouvoir coutumier ? Était-ce nécessaire tout cela ? Ceux qui ont agi ainsi et ont ignoré nos multiples recommandations de rechercher la paix n’avaient pas pris la mesure de la gravité de la situation et des actes qu’ils posaient. Nous en sommes là aujourd’hui. Ils doivent assumer pleinement la responsabilité de leurs agissements devant l’histoire et les hommes et non pas chercher à me la faire endosser.

Quels sont vos projets aujourd’hui, Vous vivez reclus ?

Je viens d’écrire au Secrétaire Général des Nations Unies afin d’appuyer l’envoi des experts des Nations Unies pour faire la lumière sur toute cette affaire afin que je sois lavé de tout soupçon. En effet, j’ai été livré en pâture à l’opinion publique comme l’homme-orchestre derrière les violences dans le Kasaï et la mort des experts des Nations Unies. Pourquoi cette volonté manifeste de m’empêcher à tout prix de m’exprimer, comme l’interdiction de ma conférence de presse alors qu’en ma double qualité de citoyen congolais et de député national, je jouis pleinement de mes droits civiques en ce compris ma liberté d’expression ? A voir la tournure des événements et au regard de la volonté affichée de me faire taire et de me faire endosser cette responsabilité, je me demande si j’aurai droit à un procès équitable qui fera éclater mon innocence dans cette affaire. Cette affaire ressemble à la chronique d’une mort annoncée dont les séquences ont déjà été préalablement arrêtées. Je n’accepterai pas de porter une responsabilité qui n’est pas la mienne. Je ne suis ni de près ni de loin impliqué dans la mort de Kamuina Nsapu, ni dans les violences au Kasai, ni dans l’assassinat des experts des Nations Unies.

Clément Kanku: Boshab est responsable de la situation au Kasaï

4 juin 2017 afrique.lalibre.be
 
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03 Juin 2017, 23:34
MESSAGE PROVENANT DE L'UNIVERSITÉ DE MÉDECINE DE L'ÉTAT DE LAGOS (LUTH)

ATTENTION ! TAMPON

​​​S' il vous plaît, informez votre femme de ceci,, ceci est un sérieux avertissement d'un praticien médical de [LUTH] à toutes personnes de sexe féminin, soit il enfant, bébé, femmes, mères; le cancer du vagin est partout. Évitez s'il vous plaît de laver votre vagin avec du savon, laver seulement avec de l'eau, il y a généralement un produit chimique particulier dans le savon qui est vraiment très dangereux et qui probablement cause le cancer du vagin, les cas du cancer du vagin sont partout dans la plupart des grands hôpitaux donc soyez au courant de ce message important. Si vous avez des sentiments pour les autres, envoyez ce message à ceux qui vous sont importants.
⭕ 56 filles meurent à cause de l'utilisation de *Whisper*, *Stay free* Etc.
⭕ N'utilisez pas un seul tampon pour une journée entière à cause du produit chimique utilisé dans les serviettes Ultra qui transforme le liquide en gel...Cela entraîne le cancer dans la vessie & l'utérus. Utilisez s'il vous plaît les tampons fabriqués avec du coton et si vous utilisez les Tampons Ultra, changez les dans l'intervalle de 5 heure par jour, Au moins. Si le temps est prolongé le sang devient vert & le Fungus formé pénétre l'utérus & le corps.
⭕ S'il vous plaît, ne soyez pas timide d'envoyer ce message à toutes les filles et même aux garçons, comme ça ils pourront le partager avec leurs femmes et amies à qui ils tiennent.
⭕ OBJECTIFS
Arrêter " Cancer du sein".
🔺Allaiter votre Bébé.
🔺Surveiller votre soutien- gorge chaque jour.
🔺Éviter les soutiens gorges noirs en été
🔺Ne portez pas de soutien pendant que vous dormez.
🔺Ne portez pas très souvent un soutien-gorge à fil de fer.
🔺Couvrez toujours votre poitrine complètement avec votre écharpe ou foulard quand vous êtes sous le soleil.
🔺Utilisez un déodorant (si vous avez rasé vos poils, ne l'utilisez pas), Pas un Anti-transpirant.
🔺Ceci est un message du service publique de l'hôpital de Cancer Tata.
⭕ Envoyez le à toutes les femmes qui vous tenez sans hésiter.
⭕ La connaissance est importante.
⭕ Je tiens à vous.
⭕ N'hésitez pas à informer d'autres femmes. Envoyez à toutes les filles dans votre liste de contacts..!!...
⭕ Je commencerai par vous.
❣❣❣Envoyez à un groupe au moins.
 
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03 Juin 2017, 22:38
Ukraine : L'impressionnante explosion d'une canalisation.

http://mastakongo.com/news/images/Articles_photo/2017/june/ukraine-l-impressionnante-explosion-d-une-canalisation.jpg





Des caméras de surveillance à Kiev en Ukraine ont filmé l'explosion d'une canalisation…
Durée: 00:39.
 
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31 Mai 2017, 19:15
RDC : ROYAUME DE LA TRUANDERIE SANS FIN ?

1. 1876 – 1908 : 32 ans de l’arbitraire léopoldien : pillage des ressources naturelles et esclavagisme caractérisent cette époque. Voir notamment « Les Fantômes de Léopold II » de Hoshchild.

2. 1909 – 1960 : 51 ans d’une gestion soi-disant scientifique du Congo Belge, caractérisés par :

    le recensement de ce qu’on a appelé ethnies, tribus et langues au Congo belge ;
    des études sociologiques sur les traits caractéristiques de chaque ethnie ou tribu ;
    la fixation de ces soi-disant caractéristiques des ethnies ou tribus à travers des manuels scolaires dès 1911 comme si, la vie étant dynamique, les peuples du Congo ne pouvaient pas évoluer ;
    un contrôle strict des mouvements des populations congolaises en les soumettant au régime des autorisations de déplacement conditionnées et à durée déterminée, pour ne pas permettre l’établissement des passerelles culturelles qui auraient permis la naissance d’une nation congolaise ;
    la hiérarchisation des tribus en moins avancées et plus avancées ; hiérarchisation exploitée à l’approche de l’indépendance pour créer des divisions et des guerres entre populations ayant vécu pacifiquement côte-à-côte durant des siècles et dont les conséquences se font sentir malheureusement jusqu’aujourd’hui.

Une autre vraie/fausse caractéristique est aujourd’hui exploitée entre le Sud soi-disant plus instruit et dont notamment feu l’architecte Tala-Ngaï s’était fait l’écho dans un petit livre d’une trentaine de pages environ. Le Congolais doit faire attention à de tels pièges mortels.

3. 1961 – 2017 : 56 ans de période néocoloniale utilisant des Noirs de service, étrangers au pays et ignares (sauf entre 1960-1965), munis des moyens dissuasifs de corruption pour s’attirer la sympathie d’une valetaille congolaise, traitre : Ainsi :

    de 1965 à 1997 : 32 ans de l’inutile et nuisible règne d’un Joseph Mobutu, un météore, sans généalogie connue en terre congolaise, le plus grand escroc politique et économique du XXème siècle ;
    de mai 1997 à janvier 2001 : plus ou moins 3 ans et demi du règne d’un autre joker en la personne de Laurent Kabila,

  • ancien trafiquant des matières précieuses pour une vie de villégiature et de « dolce farniente » en Occident ;
  • qui vida le dépôt des diamants pour des générations congolaises futures à Mbuji-Mayi en vue d’alimenter en devises son coffre-fort magnétique installé au Zimbabwe et dont se serait emparé un autre escroc du siècle, le faussaire Joseph Kabila ;
  • qui gouverna l’Etat Congolais sans constitution et sans parlement ;
  • qui fut politiquement coincé entre sa loyauté aux Rwandais qui l’avaient porté au pouvoir en RDC et la dénonciation des pogroms touchant les Hutu, œuvres des Tutsi rwandais en terre congolaise, notamment à Tingi-Tingi en Province Orientale et en région de Mbandaka ;
  • qui amena Kanambe Hippolyte, sujet rwandais dans sa gibecière et lui permit de prendre la fausse identité de Joseph Kabila ;
  • qui amena l’Accord de Lemera qui enlève à notre pays environ 300.000 km² au bénéfice du Rwanda, de l’Ouganda et du Burundi.
  • de 2001-2017 : 16 ans et quelques mois du règne du faussaire Joseph Kabila, qui ne connaît que trois choses, selon l’agenda lui confié :

I. Appuyer sur la gâchette pour tuer des résistants congolais afin de matérialiser l’Accord de Lemera ;
II. Vider les caisses de la trésorerie congolaise et saboter l’économie de la RDC (carrés miniers et accaparement des pans importants de cette économie) ; donc un grand escroc ;
III Corrompre pour se maintenir au pouvoir dans cette colonie rwandaise qu’est devenue la RDC.

RDC : ROYAUME DE LA TRUANDERIE SANS FIN ?Des élites congolaises l’accompagnent dans ces crimes

Il semble que Kinkiey Mulumba, Atundu, Mende et autres lui cherchent des documents d’archives du temps de Mobutu pour l’inspirer en vue du noyautage de l’Etat Congolais ;
Le résultat est aujourd’hui évident : toutes les institutions publiques narguant le peuple congolais aujourd’hui sont illégitimes, illégales, anticonstitutionnelles, hors délai ; situation qui arrange les acteurs voyous qui y sont, puisque, de toute évidence, ils ne peuvent rien espérer des élections transparentes aujourd’hui.
Le gouvernement Tshibala n’est rien d’autre qu’un aménagement technique du gouvernement Badibanga, hier imposé à ce dernier et aujourd’hui, imposé à Tshibala.
On se retrouve ainsi dans l’illégalité la plus absolue ; la RDC devenue à la fois la grande malade et la risée de l’Afrique.

RDC : ROYAUME DE LA TRUANDERIE SANS FIN ?4. En face, le Rassemblement des partis politiques et des groupements de la société civile, dernière œuvre d’Etienne Tshisekedi, est inaudible, apparemment désemparé comme pris de court ; à bout de souffle et de stratégies ; ne semblant compter finalement que sur les pressions diplomatiques. Pendant ce temps, le faussaire Kabila semble dérouler tranquillement ses stratégies en vue de se maintenir au pouvoir, soumettant la CENI à son rythme pour ne pas organiser des élections qui ne seront favorables ni à lui-même, ni à sa famille politique le peuple étant décidé de tourner définitivement la page de la voyoucratie.
Le MLC, après avoir trompé le peuple qu’il était du côté de l’Opposition, a été avalé par la Majorité présidentielle qui en a fait son opposition accommodante, la soif d’argent sale pour trahir le peuple étant insatiable.
Dans les médias sociaux, les gens se sont attaqué à Kengo pour avoir signé le soi-disant arrangement particulier du 27/04/2017. C’est oublier que Lobitch, alias Kengo, et Kamerhe sont rwandais et accompagnent la politique rwandaise dans ce pays. C’est aussi oublier que depuis le gouvernement Badibanga jusqu’à ce jour, le maintien de Azarias Ruberwa au ministère de la Décentralisation signifie que les rwandais sont entrés dans la dernière phase de la balkanisation de la RDC, s’appuyant sur l’Accord de Lemera et comptant sur des mercenaires stationnés au Rwanda, en Ouganda et en RDC, en vue de la constitution de la République des Volcans avec Kabila comme Président, Ruberwa Premier Ministre, Bizima Karahamuheto Ministre des Affaires Etrangères et Charles Bisengimana Général des Troupes armées.

5. Il est temps que le Rassemblement, dernier recours du peuple congolais, remonte ses bretelles. Il s’ensuit que :

  • Croire qu’on peut continuer à dialoguer avec le régime de Kanambe, colon rwandais, pour une solution pacifique de sortie de crise relève d’une très grande naïveté ;
  • Etre pacifique n’est pas synonyme d’être pacifiste ; sinon, on sacrifie le destin du peuple congolais ;
  • En Démocratie, le pouvoir se gagne dans les urnes. Or, il est de notoriété publique que la RDC n’est pas une démocratie et l’alternance ne se fera jamais par les urnes tant que les colons rwandais gouvernent ce pays. D’autres voies de sortie de crise s’imposent. Kabila veut le statu quo. Au peuple de faire sa révolution pour le changement.


L’heure est donc venue de prouver qu’en créant le Rassemblement, il ne s‘agissait pas d’une agitation macabre et téméraire pour écraser et démanteler jalousement un régime de terreur, sauvagement primitif, mais d’une révolution en cours, e servant de son tableau de bord, un cadre cohérent et rationnel et des impératifs opérationnels précis.

De son côté, la CENCO, en organisant les rencontres qui ont abouti à la signature de l’Accord politique de la Saint-Sylvestre, aujourd’hui rejeté de manière cavalière et arrogante par Kabila et sa famille politique alors que c’est cet Accord qui légitime leur présence au pouvoir, devaient savoir que l’enjeu est de débarrasser la société congolaise de la terreur atroce que représentent le nommé Kabila et sa famille politique, emportant des vies innocentes et des biens publics et privés sans facture.

Avec ces canailles qui n’ont que faire des élections propres qu’ils craignent, le peuple congolais est en présence de l’abrutissement et de l’enterrement de la notion de productivité, tant il est vrai qu’on a affaire à des pillards, coupables du crime de l’enrichissement sans cause et à qui la Nation Congolaise doit demander des comptes. Leur gestion est tout le contraire de ce que doit être la gestion d’un Etat moderne.

Cette dernière doit être :
  • Inclusive et non exclusive ;
  • Un idéal commun de cohésion nationale et de paix ;
  • Autonome, c’est-à-dire ne faisant pas appel à des miliciens étrangers ou non transformés en Force Publique dont le rôle est d’aider le dictateur dans sa quête de domination à des fins personnelles ou partisanes ;
  • Populaire, c’est-à-dire servir l’intérêt général, élever le niveau du peuple et, ainsi, rencontrer son adhésion ;

A Lire:

>> RD Congo : Un rapport de l’ONU révèle des crimes graves



La gestion de l’Etat, depuis Mobutu jusqu’aux colons rwandais d’aujourd’hui, est de spoliation et de rente et offre une physionomie plus cruelle des avantages nuls ou négatifs. Le nommé Kabila, l’association des malfaiteurs qui l’ont imposé au sommet de l’Etat dont le Rwanda, l’Ouganda, le Burundi, l’Angola, le Zimbabwe, l’Afrique du Sud, Hillary Clinton, Cameron, Sarkozy et quelques belges wallons sont des criminels coupables de la destruction de l’Etat Congolais. « A grands maux, grands remèdes », dit-on.

Le peuple congolais en imminence de disparition, doit comprendre qu’il est impératif pour sa survie et celle de son pays de mettre fin rapidement à ce drame, par d’autres moyens que les élections dont Kabila, les colons rwandais, un Occident maffieux et sa valetaille congolaise ne veulent pas et ne voudront jamais. Car, transparentes, elles ne leur seront jamais favorables.



En ce 17/05/2017, 20ème anniversaire de la grande illusion et de haute trahison contre la RDC.



MUAKA MATADI
17/05/2017
 
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29 Mai 2017, 0:07
Monsieur James Nzumuka, Bourgmestre de la Commune urbaine de Goma est décédé le matin de ce 25 mai 2017, à l’hôpital Heal Africa de Goma. C’est au terme d’une très courte maladie dont l’état s’est instantanément aggravé que cet administratif a rendu l’âme.

Affaire de la plage Olive Lembe - James Nzumuka est décédé

Point n’est besoin de passer par mille chemins pour décrire les circonstances qui ont accompagné la mort de James Nzumuka. Tout semble tourner autour d’une histoire du désir de la première dame de la R.D. Congo, Maman Olive Lembe, d’acquérir la plage publique en construction au bord du lac Kivu pour la population de la ville de Goma et ses visiteurs.
Cette plage du peuple est en pleine réhabilitation par le Projet « Fonds de Consolidation de la Paix » financé par le gouvernement Allemand. Les travaux sont conduits par l’Entreprise PRESTECH KM SA. L’objectif de cet aménagement par pavage consiste à doter la ville de Goma d’un espace de récréation au bord du lac, afin d’aider les jeunes de la place à ne plus avoir besoin de traverser la frontière juste pour rechercher une plage au niveau de Gisenyi/Rwanda.
Or, on apprendra, en date du 17 avril 2017, qu’une équipe conduite par des autorités de la Mairie de Goma a débarqué sur les lieux et a délimité en faveur d’un particulier une étendue de terre qui arrache à la concession de ladite plage une bonne partie, incluant même ses toilettes déjà construites, en dépit de l’exhibition (par les entrepreneurs travaillant sur la plage) du Certificat de cession de cet espace ayant été délivré au nom de l’État, et qui couvre la superficie totale abritant les travaux en cours.
C’est pourquoi, l’entreprise PRESTECH KM SA, qui exécute les travaux, ainsi que ses partenaires dans cet ouvrage, menace d’abandonner l’exécution du projet.

D’où est-elle venue la brouille?

Madame Olive Lembe, l’épouse du président Joseph Kabila, venait de décider de s’emparer de gré ou de force du domaine de la plage du peuple au bord du lac Kivu, à Goma. Elle a exposé ce désir au Gouverneur Julien Paluku en terme d’injonction. Ce dernier, à son tour, estimant qu’un tel service serait de nature à lui procurer sympathie et couverture de la part de la première dame du pays, a instruit le Maire de la ville de Goma à procéder immédiatement à la délimitation de l’espace sollicité. Cependant, le Bourgmestre James Nzumuka de la Commune urbaine de Goma, qui a la compétence de gestion sur cette entité s’y est radicalement opposé; car il estimait à juste titre qu’il y aurait nécessité de protéger un tel bien public à intérêt collectif pour le peuple.
Dès lors, Monsieur James Nzumuka passa dans le collimateurs des vedettes du régime des prédateurs. Voilà tout ce qui lui aurait coûté une mort froide mais certaine, par la volonté de madame la « toute-puissante »

Affaire de la plage Olive Lembe - James Nzumuka est décédé

Répercussion de ce crime: un criminel qui juge un autre criminel!

Une source de BLO du sein de la présidence de la République signale que l’acquisition forcée de la plage publique de Goma par Olive Lembe a créé une grande dissension dans le foyer du chef de l’Etat. Joseph Kabila a reproché à sa femme d’avoir ainsi agi, estimant que le mécontentement de la population de Goma aggraverait la haine montante contre son pouvoir dans tout l’Est du pays.
Or, en réalité Olive n’a fait que démontrer ce qu’elle a appris de son mari. La prédation, le pillage, l’extorsion des biens publics et privés, c’est l’apanage du régime en place. Joseph Kabila n’aurait absolument rien à reprocher à sa femme de tout ce qui a été orchestré par le vol de la plage du peuple à Goma. En effet, le public a encore frais en mémoire la manière dont le président Joseph Kabila s’est approprié le patrimoine de l’Hôtel de Ville de Kisangani, uniquement parce qu’on l’appelle président de la République.
Madame et Monsieur le Président de la République Démocratique du Congo ont en tout confirmé le qualificatif qui convient à leur famille: une famille de prédateurs qui, au nom du pouvoir qu’elle détient à la tête d’une nation, ne peut qu’imposer un système de prédation comme mode de gestion de la Res Publica.
Anne-Marie Tshaka
Goma. 28 mai 2017 ©Beni-Lubero Online.
 
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27 Mai 2017, 18:22
Les graves révélations de Tricherie à la CENI.

RDC: La CENI embauche seulement les membres du PPRD et MP
Il se passe des choses pas normales à la CENI.

La CENI a organisé un test pour le recrutement de formateur national, provinciale, Territorial ainsi que les MCI (Membre du Centre d’Inscription), les résultats n’ont jamais été affiché. Sur le 100 % des candidats qui ont participé au test, la CENI a retenu que 20 %. Le 80 % restant sont les membres de la MP, PPRD et les recommandations des membres de la plénière. La plupart de ces gens n’ont même pas fait le test de recrutement.

Un cas précis , le 16 avril 2017, on affiche dans les Antennes la liste de FET (Formateur Electoral Territorial). Une liste de 73 personnes. Sur cette liste, il y a que 4 anciens, les autres sont des nouveaux qui n’ont jamais travaillé à la CENI, des petites filles sans expériences de la formation.



Le lundi 17 avril on retire la liste qu’on avait affiché. Les rumeurs ont commencé à circuler sur l’affichage de la fameuse liste qu’on ne va plus affiché, mais on va simplement envoyer des SMS aux personnes retenus.
Le 21 mai 2017, la CENI a envoyé de SMS demandant aux candidats formateur le début de la formation le 22 mai 2017 à 7h00. Pire encore les anciens formateurs qui ont passé le test et réussis dont les noms étaient sur la liste affiché le 16 et retiré le 17 sont écartés au profit des membres de la MP, PPRD et consorts. Tous cela avec la bénédiction du Vice-Président Norbert BASENGEZI.

Et tous ces listes ont été confectionnés dans le Cabinet du 2ème Rapporteur de la CENI KUKATULA Onésime.
Pire encore, il y a des personnes qui viennent à la formation envoyée par Henri MOVA le SG de PPRD. C’est vraiment triste! La CENI est dirigée par des voyous. C’est vraiment dommage !



27/05/2017 africa243.com
 
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26 Mai 2017, 15:27
Donald Trump écarte le Premier ministre monténégrin pour être au premier plan sur la photo
Le président américain est fermement passé devant Dusko Markovic pour être plus en vue sur la photo, jeudi 25 mai, lors du sommet de l'Otan, à Bruxelles.

VIDEO. Trump écarte Markovic pour être au premier plan « I am the Big Boss »

Il sait jouer des coudes, et pas qu'en affaires. Donald Trump n'a pas hésité, jeudi 25 mai, à écarter sans ménagement le Premier ministre monténégrin Dusko Markovic. La raison ? Simplement pour se placer au premier plan sur la photo. Sur cet extrait, on peut voir le président américain poser sa main sur le bras du Premier ministre du Monténégro pour se glisser devant lui. Le tout sans formule de politesse et sans un regard.





La scène s'est déroulée en marge du sommet de l'Otan organisé à Bruxelles (Belgique) et n'a pas manqué de faire réagir sur Twitter. Pour la romancière britannique J.K. Rowling, ce qu'a fait Donald Trump est "petit".







France Télévisions publié le 26/05/2017 | 09:06
 
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25 Mai 2017, 22:19
ANALYSE. Président depuis 16 ans, Joseph Kabila s'accroche à son fauteuil. Et nombre d'indices montrent qu'il est prêt à faire payer au pays le prix fort.

Président depuis 2001

Des faits troublants autour de la « grande évasion » de Ne Mwanda Nsemi,

Cette opération fut une aubaine pour les détenus. À une exception près : ceux du pavillon 8, qui regroupe les prisonniers politiques. Eux n'ont pas fui. Flairant le coup tordu et craignant des exécutions sommaires sous prétexte de délit de fuite, ils sont prudemment restés dans leurs cellules. En attendant, Ne Mwanda Nsemi et ses acolytes se sont, eux, échappés en toute quiétude. Nombre de témoins ont dit avoir été frappés par la décontraction des fugitifs à l'occasion de ce qu'il est convenu d'appeler cette matinée « porte ouverte ».



Ça n'est là qu'un des nombreux faits troublants qui sèment le doute sur la version officielle des autorités. Car en voici d'autres :

  • l'opération de Makala a sonné le début d'une série d'évasions, inédite dans le pays dans un laps de temps aussi court. Deux jours plus tard, en effet, à Kasangulu, dans la province du Kongo central, le fief de Ne Mwanda Nsemi, près de 70 prisonniers s'évadent à leur tour sous le regard impassible des forces de l'ordre. Le lendemain, à Kalemie dans la province du Tanganyika (ex-Katanga), 14 personnes s'échappent d'un poste de police. Etc.

  • la veille de la « grande évasion » de la prison de Makala, vers 22 heures, le seul détenu occidental, Joshua French, 35 ans, un ex-soldat de nationalité norvégienne, emprisonné depuis 2013, est libéré. « Des hommes sont venus le chercher quelques heures avant l'explosion de violence, comme si on avait voulu éviter de lui faire prendre un risque ou qu'il assiste à ce qui s'est passé. C'est peut-être une coïncidence, mais c'est quand même troublant », rapporte La Libre Belgique.

  • autre élément surprenant, selon La Libre Belgique : des travaux ont été réalisés il y a quelques jours à Binza dans la maison de Ne Mwanda Nsemi, prise d'assaut en mars 2017 au moment de son arrestation. Comme s'il eut fallu la rénover avant le retour imminent de son propriétaire. Étrange pour le moins.

Du coup, à Kinshasa, rares sont ceux à croire à la version officielle des autorités. Et pour cause. Les membres de la secte Bundu Dia Kongo n'ont tout simplement pas les capacités, ni conceptuelles ni matérielles, pour mener à bien ce type d'opération. Une évasion qui rappelle d'ailleurs étrangement celle de Gédéon Kyungu à Lubumbashi... « Vous allez voir qu'ils vont encore créer une rébellion au Bas-Congo », a prédit Moïse Katumbi, chef de file de l'opposition RD congolaise, dans une interview à la Deutsche Welle, avant d'ajouter : « Le président Kabila est en train d'encadrer l'insécurité (…) pour qu'on n'organise pas les élections. » En effet, il est fort à parier que le retour de Ne Mwanda Nsemi au Kongo central inaugure un nouveau cycle de violence et d'instabilité, empêchant ainsi fort opportunément l'enrôlement des électeurs dans cette province et offrant un énième prétexte pour repousser la tenue des élections.

Au sud-ouest, l'armée angolaise en alerte

En Angola, pays qui avait donné un coup de pouce décisif en 1997 pour défaire Joseph Mobutu et faciliter l'installation de Laurent-Désiré Kabila au pouvoir en RDC, la situation sécuritaire du voisin congolais ne cesse d'inquiéter. Au point que cette puissance militaire régionale a, le dimanche 21 mai, massé son armée – l'infanterie, des tanks et une artillerie lourde – le long de sa frontière commune avec le Congo-Kinshasa. Au nord-est de l'Angola, des mouvements de troupes ont également été signalés.

Une décision qui intervient au moment où l'évasion de Ne Mwanda Nsemi fait craindre un embrasement du Kongo central et où l'Angola a conclu avec les États-Unis un nouvel accord de coopération militaire à la suite d'une rencontre la semaine dernière entre le ministre angolais de la Défense, João Lourenço, et son homologue américain, le secrétaire à la Défense et chef du Pentagone James Mattis. Dans la foulée, la commission des Forces armées à la Chambre des représentants a autorisé le Pentagone à vendre des armes à l'Angola. « La tension est palpable. On sent comme une montée des périls. Cela me rappelle un peu l'atmosphère de 1998, à la veille de la deuxième guerre du Congo », déclare un ancien haut gradé des FARDC.

Partout dans le pays, des déplacés

Résultat de cette situation critique : selon une étude que vient de publier le Norwegian Refugee Council, la RDC était en 2016 le pays qui comptait le plus de déplacés internes fuyant les conflits. Un chiffre qui s'aggrave avec le temps. En effet, sur les 3,7 millions de personnes déplacées au total depuis le début de l'année 2017 dans le pays, plus d'un million l'ont été à la suite de violences dans le Kasaï. Quant au reste de la population déplacée, plus de la moitié est localisée dans le Nord et dans le Sud-Kivu (respectivement, 837 000 et 387 000 personnes).

« La crise RD congolaise, largement oubliée en Afrique centrale, surpasse toutes les autres en termes de personnes fuyant les zones de conflits », indique Ulrika Blom, directrice pour la RDC au Norwegian Refugee Council. « Même les guerres brutales en Syrie et au Yémen sont sans commune mesure de ce point de vue avec ce qui s'est produit au Congo-Kinshasa en 2016 », précise-t-elle. Selon cette étude, l'insécurité politique est venue aggraver les tensions anciennes et les conflits avec les groupes armés qui pullulent dans le pays, en particulier dans le Nord et dans le Sud-Kivu. « La crise RD congolaise est la plus ignorée au monde », déplore Ulrika Blom. « Les besoins humanitaires sont immenses. Mais malgré les plus de 7 millions de personnes qui ont besoin d'une aide urgente, l'appel au don international de 813 millions de dollars n'a été couvert qu'à hauteur de 20 % seulement. » Pour ne rien arranger, une réduction des effectifs de la Monusco, la mission de paix et de sécurité de l'ONU en RDC, a été décidée fin mars 2017.

Machiavel à Kinshasa

Pour Joseph Kabila et son régime, la fin justifierait-elle les moyens ? Seraient-ils prêts à se maintenir au pouvoir au prix d'une insécurité généralisée ? En tout cas, voudraient-ils repousser sciemment la tenue des élections qu'ils ne pourraient s'y prendre mieux. Un stratagème machiavélique pour certains, diabolique pour d'autres.

PAR PROSPER BAGONDO
Publié le 25/05/2017 à 13:44 | Le Point Afrique
 
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25 Mai 2017, 21:06
Généralement, on entend parler de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) dans deux cas de figure : lorsque les journalistes donnent des informations sur la santé dans le monde et lorsque l’organisation onusienne se choisit un nouveau chef.

VIDEO. A quoi sert l’Organisation mondiale de la santé ?


Durée : 03:11 |

C’était le cas, mardi 23 mai : l’Ethiopien Tedros Adhanom Ghebreyesus a été élu directeur général de l’OMS. Il remplace la Chinoise Margaret Chan et devient ainsi le premier ressortissant du continent africain à prendre la tête de cette agence. Mais à quoi sert-elle ? Explication en trois minutes.

LE MONDE | 24.05.2017 à 17h58 | Par Mouna El Mokhtari
 
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25 Mai 2017, 20:53
Pourquoi Melania Trump portait un voile devant le pape?

VIDEO. La famille Trump rencontre le pape François

Arrivé mardi 23 mai au soir à Rome, le président américain s’est présenté au Vatican à 8 h 20. En procession derrière deux gardes suisses et les gentilshommes du pape, issus de nobles familles italiennes, Donald Trump s’est rendu dans la bibliothèque, où le pape l’a accueilli.


Durée : 00:50 |

« Bienvenue », a dit le souverain pontife, tandis que Donald Trump a répondu : « C’est un très grand honneur. » Après une poignée de main cordiale et une photo, avec un président des Etats-Unis radieux et un pape à la mine plus sérieuse, les deux hommes se sont assis en souriant devant un bureau, pour un entretien avec l’aide d’un interprète devant durer vingt minutes.

C'était un face-à-face très attendu entre deux dirigeants souvent aux antipodes l'un de l'autre. Ce mercredi, Donald Trump était au Vatican pour y rencontrer le pape François. A cette occasion, le président américain était accompagné de son épouse, Melania Trump, ainsi que de sa fille Ivanka et de son gendre, Jared Kushner. Les deux femmes sont apparues vêtues de noir et voilées d'une mantille. Une tenue remarquée.



En s'affichant ainsi face au pape, Melania et Ivanka Trump respectent à la lettre le protocole. L'usage veut aussi que les reines (catholiques, à l'origine) soient les seules à pouvoir se présenter face au souverain pontife habillées de blanc, comme le fit la reine Mathilde de Flandres en 2015 ou la reine Rania de Jordanie en 2013. Mais ces règles ne sont pas obligatoires. Ainsi, lorsque Angela Merkel s'était rendue au Vatican, en 2015, elle avait la tête nue.

VIDEO. La famille Trump rencontre le pape François

VIDEO. La famille Trump rencontre le pape François

LE MONDE | 24.05.2017 à 12h24
 
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18 Mai 2017, 10:18
SANTE - Belgique : Un couple belge encourt 18 ans de prison car leur bébé est mort de malnutrition et de déshydratation après avoir été nourri au lait végétal. Sans avis médical, les parents ont supposé que leur enfant était intolérant au lactose et au gluten.

SANTE - Belgique : Un bébé est mort après avoir été nourri au lait végétal

Les parents sont des végétariens et propriétaires d’un magasin biologique. Ils ont fait le choix de nourrir leur bébé exclusivement avec du lait végétal de ses 3 à 7 mois. Durant quatre mois, ils ont alterné lait de maïs, de riz, d'avoine, de quinoa ou de sarrasin dans les biberons. Or ces boissons lactées sont des alternatives au lait de vache, mais pas au lait infantile. Selon le site d’information belge 7 sur 7, le procureur a déclaré que "cela revient à un refus délibéré de nourriture".

Ce n’est que le 6 juin 2014 que les parents ont consulté un médecin-homéopathe après plusieurs mois où l’enfant souffrait de vomissements. En observant l’état de santé du bébé, le médecin a sommé les parents de l'emmener immédiatement aux Urgences. Malheureusement, le bébé est décédé sur la route avant même d'arriver à l'hôpital.



Laits végétaux : un danger durant la première année du nourrisson

Lorsqu’il est mort, le nourrisson ne pesait plus que 4,3 kilos ce qui est nettement inférieur aux courbes de croissance. L’autopsie a déterminé que l’enfant était mort de dénutrition et de déshydratation. Les parents restent persuadés d’avoir agi normalement. "Etre poursuivis pour refus délibéré de nourriture, je ne peux pas l'accepter. Je me levais même jusqu'à quatre fois par nuit pour nourrir mon bébé", a expliqué la mère en larmes.

Après l'audience, le père a déclaré que s'ils n'avaient jamais consulté de médecin avant le drame, c'est parce qu'ils ne s'étaient jamais vraiment inquiétés. Le procureur quant à lui pense que "les parents n'ont rien fait face à son amaigrissement", et qu'ils ont "simplement continué encore et encore avec leurs laits végétaux."

Selon l’ANSES, les boissons végétales (soja, amandes, riz, etc.) présentées comme des laits, ainsi que les laits d'origine non bovine (chèvre, brebis, etc.), n'ont pas été conçus pour couvrir intégralement les besoins nutritionnels spécifiques de l'enfant de moins de un an. Durant la première année, le nourrisson voit son poids multiplié par trois et sa taille par 1,5 (source : chiffres moyens issus collège national des pédiatres universitaires), c’est pourquoi ses apports alimentaires sont cruciaux.

Les boissons végétales ne possèdent pas les lipides, les protéines et le calcium nécessaires au développement de l’enfant. Les laits végétaux entraînent alors des carences majeures qui peuvent être fatales. La Société française de nutrition clinique et métabolique a d’ailleurs communiqué en septembre 2015 sur cette tendance qui est, selon elle, une "maltraitance nutritionnelle".



par Laurence Moisdon Twitter journaliste à la rédaction d'Allodocteurs.fr
La rédaction d'Allodocteurs.fr France Télévisions publié le 17/05/2017 | 11:43
 


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