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root
06 Janvier 2018, 16:59
Et si le bitcoin remplaçait le franc CFA ?

La monnaie virtuelle peut apparaître comme une solution aux limites du système financier en vigueur dans l’ouest du continent. Pas si simple, décryptent le professeur d’économie Jérôme Mathis et le doctorant Daniel Ouedraogo.

VIDEO. Remplacer le franc CFA par le bitcoin?

Dans un contexte de faible bancarisation et de pénétration accrue de la téléphonie mobile en Afrique subsaharienne, le nombre d’utilisateurs de services bancaires mobiles gagne en importance. Cette tendance ouvre la voie aux cryptomonnaies, notamment de la plus populaire d’entre elles : le bitcoin. Certains observateurs suggèrent qu’il remplace la devise nationale, comme le naira au Nigeria. Un tel scénario est-il souhaitable pour la zone CFA dont la monnaie est sous le feu des critiques ?



Plusieurs raisons expliquent l’engouement actuel du continent africain pour le bitcoin. Les téléphones portables, avec leur lot d’applications mobiles, constituent en certains endroits d’Afrique subsaharienne une alternative à la carence d’infrastructures physiques de services bancaires de proximité (guichets et distributeurs automatiques). Grâce à cette dématérialisation, il n’a, par exemple, jamais été aussi simple pour un citadin de transférer de l’argent à des proches situés en zone rurale. Le service bancaire mobile rend effective la dématérialisation de la chaîne de transfert jusqu’à son dernier maillon : le retrait en espèces. Or c’est justement ce dernier maillon que les cryptomonnaies permettent à leur tour de dématérialiser.



Réduire l’économie informelle

Le recours à une monnaie virtuelle, comme le bitcoin, est ressenti par les utilisateurs comme un gage de sécurité contre le vol. Un risque auquel sont exposés de nombreux commerçants, dont les clients ne disposent pas de carte bancaire, et qui ont pour habitude de détenir de fortes sommes en liquide pour leurs transactions.

Par ailleurs, l’usage d’une monnaie autonome de toute Banque centrale, comme le bitcoin, est vécu en certains endroits comme une opportunité pour les populations de s’affranchir d’une politique monétaire qui serait conduite de manière irresponsable. Tout le monde a en mémoire les épisodes désastreux d’hyperinflation de la République démocratique du Congo en 1994, de ceux du Zimbabwe durant les années 2000 ainsi que ceux vécus par le Venezuela depuis près de trois ans maintenant.

Pour peu que les gouvernements mettent en place des outils de traçabilité, l’adoption d’une cryptomonnaie pourrait contribuer à réduire l’économie informelle. Car les barrières à l’entrée du système bancaire traditionnel, et en particulier l’importance des procédures administratives, découragent de nombreux citoyens d’y adhérer, notamment ceux qui sont faiblement scolarisés.

Nonobstant l’attrait populaire actuel pour la cryptomonnaie en zone CFA, deux précautions majeures nous paraissent indispensables pour accompagner sa diffusion. D’une part, si les utilisateurs accueillent à bras ouverts la sécurité physique offerte par une monnaie dématérialisée, ils s’exposent, bien souvent sans le savoir, à une insécurité d’ordre informatique. Car le monde du bitcoin est, depuis ses origines, peuplé de pirates informatiques détroussant les porteurs de bitcoins qu’ils croisent sur leurs routes de navigation.

De plus, et de manière plus préoccupante pour les victimes, un vol en bitcoin n’est jamais remboursé. L’avantage d’un compte bancaire est que l’établissement financier est chargé d’assurer ses clients, même ceux victimes de piratage informatique. On n’ose imaginer le drame d’un commerçant qui, voulant se prémunir du vol en espèces CFA de la recette d’une journée, opte pour un compte bitcoins en ligne et finit par se faire dérober l’épargne d’une vie. Pour résoudre ce problème, il faudrait que soient développés des produits d’assurance destinés aux comptes détenus en cryptomonnaies.



Volatilité

D’autre part, la valeur des monnaies virutelles en général, et celle du bitcoin en particulier, est très volatile. Certaines d’entre elles voient leur cours chuter jusqu’à les faire disparaître, tandis que d’autres, comme le bitcoin, s’apprécient au point de répandre un désir de spéculation chez le néophyte. La variation des cours fait alors le bonheur des uns et le malheur des autres. La redistribution de richesse s’exerce de manière aléatoire et chaotique, au gré de la valse des comportements spéculatifs. Cette volatilité expose donc tout détenteur de cryptomonnaie à un risque conséquent d’érosion de son pouvoir d’achat.

C’est principalement pour répondre à cet aléa que les monnaies traditionnelles, comme l’euro, le dollar ou le franc CFA, sont pilotées par des Banques centrales. Celles-ci mettent en œuvre de puissants outils pour assurer notamment la stabilité monétaire, quitte à faire usage de leurs réserves de changes bien pourvus en devises et en or. Sur ce plan, la comparaison entre la sécurité offerte par le bitcoin et celle du franc CFA est sans appel. D’un côté, le cours de la cryptomonnaie en vogue n’est soutenu par aucune autorité ni agent économique. De l’autre, le franc CFA est ancré à l’euro, et bénéficie d’une garantie illimitée de convertibilité offerte par la Banque centrale européenne, qui constitue, quoi qu’en disent ses détracteurs, l’une des Banques centrales les plus puissantes du monde. La réduction de la volatilité du cours de la cryptomonnaie devrait donc passer par une gestion centralisée.



Si l’adoption d’une cryptomonnaie comme le bitcoin en zone CFA pourrait permettre de parachever le processus de dématérialisation engagé, sa sécurisation par un système d’assurance implique son intégration au système bancaire actuel. Ce qui s’oppose de front à l’idéologie d’affranchissement de ses créateurs. Mais l’usage en décidera peut-être autrement.



Jérôme Mathis est professeur d’économie à l’Université Paris-Dauphine, auteur du livre La Finance au cœur de nos vies (éd. Le tremplin des idées) et Daniel Ouedraogo est doctorant en économie à l’Université Paris-Dauphine.





Par Jérôme Mathis et Daniel Ouedraogo
LE MONDE Le 05.01.2018 à 16h05
 
root
05 Janvier 2018, 19:25
George Weah a été élu président du Liberia. Nul doute que l’ancien ballon d’or n’a pas seulement bénéficié de son statut de star, il a certainement été aidé par son appartenance à la franc-maçonnerie, comme cette photo (ci-dessous) le prouve.

VIDEO. Liberia - Un sataniste à la tête du pays?

Ayant élu un franc-maçon, les Libériens peuvent dormir sur leurs deux oreilles et sont, pour l’instant à l’abri de troubles de déstabilisation, du moins tant que leur nouveau président se conformera aux règles de son club.



Héritage de la colonisation, les leaders politiques sont souvent membres d’obédiences britanniques. Ainsi, l’ancien président ghanéen John Kufuor passe pour être un initié de la Grande Loge unie d’Angleterre. La Grande Loge d’Écosse est elle aussi influente sur le continent, notamment en Ouganda et au Kenya.

VIDEO. Liberia - Un sataniste à la tête du pays?

En Afrique du Sud, les freemasons sont plus à l’aise avec l’opinion publique, même si cela reste pour l’essentiel une affaire de Blancs. Le 17 août, la 11e Conférence annuelle des grandes loges africaines se tiendra au Cap.

VIDEO. Liberia - Un sataniste à la tête du pays?



Enfin, au Liberia, les premières loges sont venues des États-Unis au XIXe siècle, avec l’arrivée des Africains-Américains. La franc-maçonnerie s’est peu à peu institutionnalisée avant d’être pourchassée par Samuel Doe en 1985. Depuis la fin de la guerre et l’arrivée au pouvoir de la maçonne Ellen Johnson-Sirleaf, les « frères » sont de nouveaux à la lumière.

VIDEO. Liberia - Un sataniste à la tête du pays
Ellen Johnson Sirleaf

Les origines du football (voir aussi endirectduchaos.com)


 
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04 Janvier 2018, 18:04
VIDEO. Emmanuel Macron annonce une loi pour lutter contre les « fake news »

MARRANT - Macron veut lutter contre les « fake news »

Emmanuel Macron a annoncé mercredi qu’un « texte de loi » allait être déposé « prochainement » afin de lutter contre les « fake news » sur Internet en « période électorale ». « Nous allons faire évoluer notre dispositif juridique pour protéger la vie démocratique » contre « ces fausses nouvelles », a déclaré le chef de l’Etat lors de ses vœux à la presse.

« Les plates-formes se verront imposer des obligations de transparence accrue sur tous les contenus sponsorisés afin de rendre publique l’identité des annonceurs et de ceux qui les contrôlent, mais aussi de limiter les montants consacrés à ces contenus », a-t-il précisé.



LE MONDE | 03.01.2018 à 19h20
 
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03 Janvier 2018, 21:12
Comment porter un bébé âgé de quelques jours sans lui faire mal ?

Christelle Lagarrigue, auxiliaire de puériculture à la maternité Notre-Dame de Bon Secours de Paris, nous montre en vidéo comment s'y prendre pour porter correctement bébé.

VIDEO. Comment porter un nouveau-né sans lui faire mal ?

Les nouveau-nés apprécient tout particulièrement la position dite de "la grenouille".

C'est le premier geste que les jeunes parents sont amenés à faire à l'arrivée de leur progéniture : le porter. Une opération bien plus compliquée qu'il n'y parait pour quiconque n'a jamais tenu un petit être qui semble aussi fragile dans ses bras. Par où l'attraper ? Comment bien le maintenir ? Car rappelons-le, le nourrisson ne dispose pas encore d'une musculature suffisamment forte au niveau du cou pour tenir seul sa tête. Comment le changer de côté sans toucher à la fontanelle, cette zone fragile au niveau du dessus du crâne où les os ne sont pas encore soudés. Le tout sans lui causer le moindre désagrément ni avoir la même tension nerveuse qu'un démineur ou antiquaire chargé de déplacer à la main un trésor en cristal d'une incroyable valeur. Mais comment s'y prendre pour manipuler un bébé facilement et délicatement ? Peut-on directement le prendre sous les bras, une idée assez intuitive de prime abord ? Mieux vaut éviter. "C'est très inconfortable pour lui", précise Christelle Lagarrigue, auxiliaire de puériculture à la maternité Notre-Dame de Bon Secours de Paris.

VIDEO. Comment porter un nouveau-né sans lui faire mal ?

Christelle Lagarrigue.

Avec Ketia, âgée de seulement quelques jours, cette spécialiste nous montre les bons gestes à adopter. Sachez que les nouveau-nés apprécient tout particulièrement la position dite de "la grenouille", qui permet de soulager les coliques, de faire le rot, mais aussi de retrouver la position foetale qui leur est si familière, explique l'auxiliaire de puériculture. Pour tout savoir de l'art du portage de bébé, nous vous invitons à regarder la vidéo ci-dessous.



VIDEO. Comment porter un nouveau-né sans lui faire mal ?

La position de "la grenouille" que les nouveau-nés prennent naturellement lorsqu'ils sont soulevés.

Par Lise Loumé et Stéphane Desmichelle sciencesetavenir.fr le 03.01.2018 à 17h36
 
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03 Janvier 2018, 20:39
VIDÉO - Une trouvaille fantastique. Dans la ville sainte, un sceau en argile vieux de près de trois millénaires a été découvert près du mur des Lamentations. Un trésor qui vient apporter la preuve que le titre de «Gouverneur de la ville», dont seul l'Ancien Testament parlait jusqu'ici, a bel et bien existé.

VIDÉO. Jérusalem - Une découverte confirme les dires de la Bible

Un sceau en argile datant de 2.700 ans et découvert à Jérusalem a été présenté lundi comme une première preuve matérielle de l'existence d'un gouverneur dans cette ville, selon l'Autorité israélienne des Antiquités.

Un sceau en argile datant de 2 700 ans et découvert à Jérusalem a été présenté lundi comme une première preuve matérielle de l'existence d'un gouverneur dans cette ville, selon l'autorité israélienne des antiquités. Cet artefact rond de la taille d'un bouton a été découvert dans un bâtiment sur l'esplanade du mur des Lamentations, dans la vieille ville de Jérusalem. Il date du sixième ou septième siècle avant notre ère et illustre l'existence d'un dirigeant à Jérusalem, a ajouté le département israélien dans un communiqué.



Cette période correspond à celle du premier temple juif dans la ville sainte. Sur la pièce figurent deux hommes revêtus de robes se faisant face et se tendant la main, avec ce qui semble être une lune entre les deux mains tendues. En dessous de cette représentation, une inscription en ancien hébreu indique: «Au gouverneur de la ville.» Mention qui correspond aux fonctions de maire.

Un poste évoqué dans la Bible

Le sceau était apparemment attaché à une sorte de livraison et servait «de logo ou d'un petit souvenir, envoyé au nom du gouverneur de la ville», a affirmé Shlomit Weksler-Bdolah, qui participe aux fouilles de l'autorité des antiquités sur le site du mur des Lamentations. «C'est une découverte très rare», a-t-elle affirmé à l'AFP. Selon elle, elle confirme la mention dans la Bible d'un dirigeant de Jérusalem.

VIDÉO. Jérusalem - Une découverte confirme les dires de la Bible
Shlomit Weksler-Bdolah montrant le sceau à la presse.

«L'importance de cette découverte réside dans le fait que jusqu'à présent, nous ne connaissions l'expression de ‘‘gouverneur de la ville'' que par la Bible», a-t-elle souligné. «C'est la première fois que nous trouvons cette mention dans un contexte archéologique (...).» Le sceau ne mentionne pas le nom du dirigeant de Jérusalem mais Shlomit Weksler-Bdolah pense qu'il se réfère à la Vieille ville car il a été retrouvé dans le même bâtiment où d'autres artefacts avaient été mis au jour.



Les examens scientifiques qui seront pratiqués prochainement devraient confirmer le lien avec Jérusalem, estime-t-elle. La lune figurant sur le sceau pourrait illustrer l'existence d'influences étrangères. «Ce qui est intéressant est que la lune est connue comme un objet de culte de cultures avoisinantes», conclut-elle.

Par AFP agence Journaliste Figaro Le figaro.fr Publié le 02/01/2018 à 13:00
 
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03 Janvier 2018, 15:27
VIDEO. MAINTENIR LE NOMME JOSEPH KABILA AU POUVOIR AU-DELA DU 31/12/2017 EN RDC EST UN CRIME CONTRE L'HUMANITE

VIDEO. Maintenir Joseph Kabila apres 31.12.17 est un crime

1. Comment veut-on qu'un jeune homme, étranger à la RDC ; sans formation scolaire certifiée; hier garagiste en Tanzanie et ayant servi de taximan à Defao à Dar-es-Salaam ; enrôlé dans les Forces Patriotiques Rwandaises, FPR en sigle, pour combattre Habyarimana et ses Hutu avec la bénédiction du Pentagone, en vue de réinstaller les Tutsi au pouvoir au Rwanda ; garde du corps de Kagame ; mis dans l'entourage de l'imprudent Kabila Laurent dont il porte frauduleusement le nom et envoyé en RDC afin que, par l'entremise de l'occupation de la RDC par le Rwanda, les multinationales anglo-saxonnes s'emparent des ressources naturelles du Congo et annexent finalement la partie orientale du Congo ; soit 300.000 km², au petit Rwanda, 26.000 km² ; encadré par des instructeurs d'Occident pour lui apprendre la politique et le français, puisse maîtriser les problèmes de gestion d'un pays 90 fois plus grand que le Rwanda, son pays d'origine.

2. Ce n'est donc pas pour développer le Congo qu'il a été imposé à la tête de ce pays depuis dix-sept ans, mais bien pour confisquer ses ressources naturelles au profit du Rwanda et des multinationales d'Occident qui arment le Rwanda contre le Congo. Résultat : 10 millions des tués en 20 ans, 400.000 femmes violées et une insécurité chronique depuis 20 ans, la Mission des Nations-Unies ayant officieusement mandat d'accélérer le processus de balkanisation de la RDC plutôt que de pacifier le pays. Elle semble à la peine depuis dix-huit ans ; mais en réalité, elle joue sur l'usure du temps pour créer des conditions de pourrissement de la situation du Congo afin de le balkaniser facilement.

VIDEO. Maintenir Joseph Kabila apres 31.12.17 est un crime

Joseph Kabila et son epouse Olive Lembe et leur enfants avec le cardinal Monsengwo

3. L'évidence de ce qui vient d'être dit ci-dessus est là : tous les aventuriers du monde sont au Congo. Ils ont reçu des carrés miniers moyennant un vaste système de corruption. Avec les moyens lourds qu'ils ont, ils peuvent, en moins de 10 ans, vider le sous-sol et le sol congolais de ses ressources naturelles non renouvelables. Le nommé Joseph Kabila, ses Tutsi et sa valetaille congolaise en tirent leur dividende pendant que le pays qui abrite ces ressources pillées et les générations congolaises actuelles et futures vont broyer du noir.

Entretemps, tout le reste est à l'abandon si ce n'est pas détruit, à savoir, les quatre vrais trésors de la RDC : la forêt, l'eau, la terre ainsi que les hommes et les femmes qui peuplent le Congo.

3.1 La forêt :

Le capital forestier de la RDC, 135 millions d'hectares, représentait environ 48% de la forêt africaine, mais la déforestation actuelle est d'une ampleur sans précédent, à cause des coupes massives de grumes et des moyens mis en œuvre pour ce genre d'activités.

Le commerce illégal du bois explose en RD Congo


De son côté, l'agriculture itinérante sur brûlis qui causait moins de dégâts auparavant à cause d'une population moins nombreuse, met aujourd'hui la forêt et les galeries forestières en péril. Au Kasaï, le long du chemin de fer entre Ilebo et la gare de Nkoshi, la forêt a reculé d'environ 10 km et sa biodiversité disparaît de plus en plus.

Par ailleurs, par manque de courant électrique, les citadins recourent au charbon de bois. Et ceux qui fabriquent du charbon de bois achètent des concessions forestières et coupent des arbres de la forêt primaire sans donner la chance au sous-bois de se reconstituer. La pauvreté devient ainsi un facteur de destruction et de désertification.

Devant une telle catastrophe naturelle provoquée par l'action humaine, que fait le nommé Joseph Kabila et son gouvernement ? Rien. En sont-ils conscients ? Apparemment non.

3.2 L'eau et ses secrets :

Le relief et le climat :

L'aspect géographique de la RDC donne un relief structuré en larges gradins, propice aux chutes d'eau et à la construction de barrages, de zéro mètre au niveau de la mer à ± 5.200 m d'altitude au Ruwenzori. Il s'avère ainsi que le potentiel hydroélectrique de la RDC est compté parmi les plus importants du monde et constitue un atout pour les générations actuelles et futures.

Mais, que fait Kabila de ces chutes d'eau en vue de la construction des barrages ? Rien du tout. Les barrages de Kakobola et de Katende, depuis les dix-sept ans de son pouvoir, ne sont nulle part.

Par ailleurs, chaque relief induit un type de climat et donc un type de végétation et d'écosystème. Et le pays, situé sur l'équateur, connaît un climat équatorial chaud, humide au Centre et tropical au Nord et au Sud, avec un ensoleillement suffisant toute l'année.

Que fait Kabila de cet ensoleillement qui peut permettre l'installation d'un parc à panneaux photovoltaïques dans les régions de savanes, notamment ? Rien.

Que fait-il du barrage d'Inga dont la capacité de production, si elle était installée entièrement et entretenue, fournirait du courant au-delà des frontières ? C'est le génie des ingénieurs de la Snel qui permet encore de sauver les meubles en dépit des délestages intempestifs. Sinon, c'est une vache à lait de Kabila.

La couverture en électricité de tout le pays est donc à peine de 4%. Les 96% de sources d'énergie calorifique sont constitués de bois de chauffe. Et c'est la forêt et les arbustes de la savane qui sont détruits. Les terres dénudées sont exposées alors à des érosions catastrophiques. Or, les forêts jouent un rôle considérable dans l'équilibre de notre climat et sont vitales pour l'eau et l'agriculture. Dans le bassin du Congo, 75 à 95% des pluies proviennent de l'évapotranspiration.

De tels dossiers peuvent-ils se trouver sur le Bureau de Joseph Kabila ? Certes non. Que peut-il en faire, lui qui n'y pige rien ? Alors, à quoi sert-il ? A continuer à radicaliser le processus de destruction du pays où son pouvoir est conçu comme un système d'enrichissement du clan Kanambe et des électrons qui tournent autour de lui ?



Utilités multiples des eaux du Congo

    a. Le fleuve, les rivières et les lacs représentent 16% de l'eau potable de l'Afrique, selon des estimations.

    b. Ils constituent d'excellentes voies naturelles pour le transport fluvial.

    c. Ils renferment un stock important de nombreuses ressources halieutiques. Et on estime à 700, le nombre des espèces de poisson en RDC.

    d. Le fleuve Congo est le deuxième plus grand fleuve du monde après l'Amazone, en Amérique. Et ses mangroves contiennent des espèces rares de poissons dont certaines sont en voie de disparition, cas des lamantins.

    e. Avec les grands lacs de l'Est : lac Albert, lac Edouard, lac Kivu et lac Tanganyika et le fleuve Congo, la RDC dispose de l'une des plus grandes réserves d'eau douce saine du monde.

Que fait le nommé Kabila de ce trésor inestimable ?

1. Sans étude préalable sur les tenants et les aboutissants de sa décision, il accepte de donner de l'eau du Congo au lac Tchad en train de se dessécher. On évoqua des raisons de solidarité africaine !!! Et quand la population du Congo va doubler ?

Et quand d'autres pays vont demander la même chose ? Que fera alors le Congo ?

2. Le transport fluvial et lacustre : plus de balisage, plus de bateaux Kauka de curage.

3. Pèche : non organisée. Pour nourrir Kinshasa, on importe, selon certaines sources, 120.000 tonnes par an de poisson congelé, une source de perte inutile de devises rares.

VIDEO. Maintenir Joseph Kabila apres 31.12.17 est un crime

Olive Lembe, épouse du sanguinaire Joseph Kabila est vraisemblablement appreciée par le pape Francois. Ici avec sa maman en noire.

3.3 Le manteau de la terre :

3.3.1. La superficie du Congo : 2.345.409 km² ; soit

  • 4 fois la France hexagonale ;

  • 80 fois la Belgique ;

  • plus de 90 fois le Rwanda, colonisateur de la RDC aujourd'hui, comme jadis le petit Japon vis-à-vis de la grande Chine ;

  • plus ou moins ¼ des Etats-Unis d'Amérique, du Brésil, du Canada ou de la Chine ;

  • posé sur la carte de l'UE, le Congo recouvre

  • la superficie qui va de la Grèce au Danemark.

N.B :

Un géant aux pieds d'argile, qui vit dans l'inconscience de ses atouts et dans l'insouciance de ses capacités d'action ; trop bavard et trop peu réfléchi... ; pris en otage par environ 100.000 personnes !!!

VIDEO. Maintenir Joseph Kabila apres 31.12.17 est un crime

La présence d'un certain Joseph Kabila au sommet de l'Etat congolais n'est pas là pour arranger les choses : c'est l'élément de déstabilisation et de fragilisation absolue de l'Etat congolais .

3.3.2. Un sous-sol riche en minerais de toutes sortes. Ce qui suscite des convoitises et met en péril l'existence de l'Etat congolais à cause de la corruption, de l'absence de cohésion nationale, de l'étourdissement voulu de la population (pauvreté, bière, corruption, oisiveté...) et du sabotage de l'enseignement et du leadership tant national que local dans les villages : cause de l'instabilité du pays à l'Est par des multinationales anglo-saxonnes. En tout cela, c'est le leadership contesté du nommé Kabila qui en est le problème.

3.3.3. Un véritable potentiel agricole :

  • 80 millions d'hectares des terres arables dont 10%, soit 8 millions d'hectares, seraient aujourd'hui mis en valeur. Sols propices à une diversité des cultures ;
  • 70% de la population active dans l'agriculture

3.3.4. Un véritable potentiel d'élevage :

Selon des évaluations crédibles, on pourrait aller jusqu'à 40 millions de bovins sur le sol congolais. Comment alors pourrait-on s'accommoder des abats, des pattes de cochon, des viandes congelées au formol, des croupions de dindon, du poisson chinchard ?

3.3.5. Possibilité d'intégration du pays par des voies de terre (aujourd'hui, 80.000 km de routes carrossables sur les 143.000 km que les Belges ont légués au Congo en 1960. Mais ces 80.000 km sont mal entretenus : intégration : difficile et difficile commercialisation des produits agricoles des zones rurales. D'où exode rural et création des bidonvilles d'insalubrité dans des cités urbaines ; par le transport fluvial et lacustre ; par la voie aérienne qui implique une compagnie d'aviation solide et des aéroports à l'intérieur du pays.

Face à ce potentiel énorme, comment évaluer l'action du nommé Joseph Kabila ?

L'insécurité dans le pays et particulièrement à l'Est depuis vingt ans ; la gestion prédatrice des ressources naturelles de la RDC depuis Mobutu, davantage encore aujourd'hui ; l'incurie dans le domaine agricole, d'élevage, dans l'intégration du pays ; l'absence d'une politique d'emploi et de création ou d'encouragement à la création de petites et moyennes entreprises, notamment dans le domaine de transformation de produits agricoles, dans la mécanique, dans l'atelier métallique ; l'absence de volonté politique de faire la maintenance des chemins de fer et d'avoir, éventuellement, un véritable chantier naval et une industrie lourde pour la fabrication des locomotives et des wagons en vue d'une plus grande intégration de la RDC au moindre coût ; tout cela met à l'évidence aussi bien l'incapacité que la mauvaise foi de Joseph Kabila à développer le Congo.

A quoi sert-il donc, ce monsieur ?

3.4 Les hommes et les femmes : vrai trésor du pays

La RDC compterait autour de 65 millions d'habitants dont 56% des jeunes. La croissance démographique est de 3,3 % par an, soit environ 858.000 personnes de plus chaque année, les 56% des jeunes de moins de 30 ans et les 4% des vieillards déduits.

En 17 ans de pouvoir, qu'a fait le nommé Joseph Kabila de ce trésor, le plus beau et le plus valeureux de tous ?

Il en a fait des esclaves : sans emploi, sans nourriture, sans salaire, sans hôpitaux à la hauteur de la valeur du pays, ou s'il y en a, « sans argent, pas de soins » et dire qu'il ne paie ses esclaves que selon son bon vouloir. Et, en monnaie de singe ; sans droit à l'éducation et à l'expression de ses libertés fondamentales ; Quant aux indicateurs du développement humain (IDH), selon la Voix du Congo Profond, juin 2010, p. 28, le PIB (produit intérieur brut) par habitant et par an, son évolution en RDC entre 1980 et 2005 est de 251 et 91 USD.

Evolution négative : perte de plus ou moins 64%.

I.D.H en RDC

  • Espérance de vie à la naissance :

      Femmes : 51 ans
      Hommes : 47 ans

  • Niveau d'instruction :
      64% des jeunes au niveau primaire
      20% des jeunes au niveau secondaire
      3 à 4% des jeunes au niveau supérieur.

A la fin du cycle, pas d'emploi. Pays des mendiants.

N. B : une déperdition scolaire invraisemblable.

La cause essentielle de cette déperdition : Sans argent, pas d'école.

Or, l'enseignement est gratuit selon la constitution.

Depuis les dix-sept ans qu'il est au pouvoir, le nommé Joseph Kabila n'a jamais permis que l'enseignement soit gratuit. Et on est là dans un cercle vicieux : Les parents n'ont pas d'emploi ou quand ils en ont un, ils sont payés en monnaie de singe. Mais ce sont eux qui doivent payer les études de leurs enfants, de l'école primaire à l'université. Et l'Etat irresponsable de Joseph Kabila réclame des écoles qu'elles lui versent une partie de leurs ponctions sur les maigres avoirs des parents. Pourtant, son régime et lui-même sont soupçonnés d'avoir assassiné le journaliste Ngila et sa femme pour avoir divulgué l'envoi par lui de trente millions de dollars USA en Tanzanie, son pays d'adoption pour la paie des enseignants alors qu'à la même époque, les enseignants congolais n'étaient pas payés.

On comprend que 90% des écoles soient dans un état de délabrement avancé.

On comprend la terrible déperdition scolaire qui n'augure rien de bon pour l'avenir du pays.

Cet état de choses favorise la corruption. La conséquence de cette corruption : ce ne sont pas malheureusement les plus brillants des enfants qui réussissent, mais les plus riches. Mais alors, qu'on prenne les cas d'un médecin qui a réussi parce que riche ; un ingénieur des ponts et chaussées qui a réussi parce que riche etc.., devant un malade à soigner ou devant un pont des poids lourds à construire. Imagine-t-on les drames auxquels on peut assister dans l'un ou l'autre cas ?

Voilà l'héritage du nommé Joseph Kabila, imposé par l'Occident il y a dix-sept ans.

Il en est de même d'un Idriss Débi protégé par la France. Les rebelles, une fois, étaient devant la porte du Palais présidentiel à Ndjamena. Ils ont dû se replier sous injonction de la France, semble-t-il.
Dans un cas comme dans un autre, des crimes de sang et économiques dans de graves violations des droits de l'homme se commettent, passés au compte profits et pertes.

Que vaut la vie d'un noir ou du peuple noir aux yeux des blancs qui se vantent d'être de grandes démocraties ? Rien.

Pourquoi les Noirs ne comprennent-ils pas que c'est dans leur intérêt de se prendre en charge et de mener leur vie selon les exigences de leurs intérêts à eux ?

Pourquoi les Congolais tirent-ils orgueil à s'exprimer dans des langues des Blancs : portugais, français, anglais ?

Le PIB réel par habitant, calculé en capacité de pouvoir d'achat ainsi que les autres éléments I.D.H cités ci-haut ont donné à la RDC la cote 0,411. Or, l'IDH se présente comme un nombre sans unité compris entre 0 et 1.

Ainsi, dans le classement IDH de 177 pays, la RDC occupait la 168ème place en 2010, 50 ans après l'Indépendance !

Une véritable descente aux enfers. Et le nommé Joseph Kabila était dans sa 10ème année de pouvoir.

Depuis quelque temps, les chantres du régime kabiliste nous rabattent les oreilles en disant que tout n'est pas négatif ; il y a quand même des aspects positifs dans l'action gouvernementale : la croissance économique avoisine les 4 ou les 5 %. Mais on oublie de dire qu'elle est tirée vers le haut par des activités relevant du business entre la classe dirigeante et l'Etranger. Elle n'est pas inclusive. Elle n'a pas d'effet de ruissellement du Trésor public vers les classes ouvrières, créatrices des richesses. C'est ainsi que la pauvreté est criante dans le pays.

A quoi Kabila Joseph a-t-il servi pendant dix-sept ans ?

Ceux qui l'ont imposé au sommet de l'Etat congolais sont des criminels, car « qui se ressemblent, s'assemblent ».



Et la Bible dit : « Le voleur ne vient que pour voler, égorger et détruire.. » Evangile de Jean 10, 10.

http://mastakongo.com/news/images/Articles_photo/2018/january/joseph-kabila-et-le-cardinal-monsengwo-sont-tous-deux-franc-macons-et-du-diable-satan.jpg

Kabila, voleur et eux, flibustiers de la finance internationale, dans une concertation criminelle, ils ont envahi le Congo pour voler, égorger et détruire et le peuple et l'Etat congolais et l'espace physique congolais.

Ceux qui, fils et filles égarés du Congo, s'époumonent à la télévision ou autres instances médiatiques pour son maintien au-delà de 2017, la Bible leur dit : « Si le sel perd sa saveur, il ne sert plus à rien, il n'est plus bon qu'à être jeté dehors et piétiné par les passants. », Mathieu 5, 13.

Avec le nommé Kabila, le Congo vit un triste paradoxe et développe une triste contradiction :

    Ø d'une part, la population ne mange pas à sa faim et vit en-deçà du seuil quotidien de pauvreté, soit 2 USD par habitant et par jour. Pourtant la RDC pourrait aisément nourrir toute sa population si le gouvernement avait des politiques agricoles permettant d'exploiter rationnellement son potentiel agricole énorme et d'entretenir ses routes de desserte en vue de la commercialisation des produits agricoles.
    Ø d'autre part, se vérifie le piège de l'aliénation scolaire dont a parlé Ki-Zerbo : « Le certifié va à la petite ville, le breveté à la capitale, le licencié, le docteur, dans les pays riches. Les zones rurales ont fait les frais d'éducation pour subir finalement une perte de substance qui abaisse leur capacité de progresser et même de survivre. Or, dans les villes, ces gens-là deviennent des épaves, ils sont déracinés, sans être replantés ailleurs, ils sont littéralement coupés et descendent au fil d'un fleuve qui n'a souvent pas de port ».

En guise de conclusion :

Puisse ce petit condensé d'énormes richesses, actuelles et potentielles de ce pays, au milieu des travaux plus détaillés et plus savants, susciter chez nos compatriotes, un amour plus grand de la patrie et une prise de décision plus radicale d'œuvrer jour et nuit à sa libération de l'imbécilisation à laquelle il est soumis depuis l'Indépendance.

L'un des mécanismes de cette imbécilisation est la colonisation occidentale par procuration, c'est-à-dire, par le Rwanda et l'Ouganda interposés. La présence du nommé Joseph Kabila à la tête , ses violations constantes de la Constitution du pays pour se maintenir indéfiniment au pouvoir dans sa colonie RDC ; la transformation de ce pays en une prison à ciel ouvert soumise à sa dictature ; sa privatisation de l'Etat et de ses institutions ainsi que la transformation de la RDC en un espace d'enrichissement clanique pour lui et ses arrogants mousquetaires qui disent : « Nous aurons le dernier mot, nous savons parler, qui pourra nous mettre au pas, même si nous assassinons la Veuve et l'Orphelin ? », Psaume 12, 5-6.



L'objectif de sa dictature voulue sans fin et soutenue par des esclavagistes du monde entier est double :

a. Confisquer les ressources naturelles de la RDC à leur profit ;

b. Balkaniser la RDC en lui enlevant sa partie où il y a concentration de son patrimoine économique.

Pour toutes ces raisons et d'autres que chaque congolaise et chaque congolais pourront trouver, maintenir Kabila au pouvoir au-delà du 31/12/2017 est à la fois :

    § violer la Constitution en son article 70 selon son interprétation holistique ;
    § une haute trahison par rapport au prescrit de l'article 64 de la Constitution ;
    § une participation criminelle à la disparition de l'Etat Congolais.

VIDEO. Maintenir Joseph Kabila apres 31.12.17 est un crime

Le même maitre et ses vassaux

MUAKA MATADI
10/12/2017
 
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03 Janvier 2018, 13:02
VIDEO. Violences en RDC: le cardinal Laurent Monsengwo monte au créneau

RDC : « Que les médiocres dégagent » Le cardinal Monsengwo
Le cardinal Laurent Pasinya Monsengwo et le président Joseph Kabila.

Au cours d'une communication faite ce mardi 2 janvier à Kinshasa, le cardinal congolais Laurent Monsengwo a dénoncé et a réagi aux violences qui ont marqué la mobilisation des fidèles catholiques le 31 décembre 2017. Il a également souligné les conséquences de l'utilisation de la force pour justifier le maintien au pouvoir du président Joseph Kabila.
« La grandeur de l’homme se situe non dans les astuces politiques pour la conquête du pouvoir, mais dans la mesure où cette sagesse politique est mise au service du peuple ». C’est ce que déclarait déjà dans son homélie le cardinal Laurent Monsengwo Pasinya à l’occasion de la fête de Noël 2017.

L’archevêque de Kinshasa en remet une couche en dénonçant « des deals, l’accaparement des richesses et le maintien au pouvoir par des méthodes anticonstitutionnelles ». « L’instrumentalisation de la liberté religieuse pour masquer des intérêts occultes, (...) peut provoquer et provoque des dommages aux sociétés, en l’occurrence la nôtre », a encore déclaré Laurent Monsengwo Pasinya.

8 morts le 31 decembre 2017


Le cardinal a eu également des mots durs à l’endroit des forces de sécurité qu’il qualifie de « prétendus hommes en uniforme » qui ont, d’après son récit, tiré à balles réelles et à bout portant sur des manifestants. Laurent Monsengwo Pasinya souhaite par conséquent un renouvellement de la classe dirigeante. « Il est temps que la vérité l’emporte sur le mensonge systémique, que les médiocres dégagent », a-t-il lancé.

Dans ce climat politique tendu, le cardinal Laurent Monsengwo Pasinya a également appelé les uns et les autres à la retenue.

RDC : « Que les médiocres dégagent » Le cardinal Monsengwo
Le cardinal Laurent Pasinya Monsengwo et les membres de la CENCO, ici au Vatican.





La police se défend

Malgré les critiques nationales et internationales, le porte-parole de la police assure que les « tentatives de manifestations » ont été encadrées « avec rigueur et professionnalisme » et que sur les 5 morts recensés, aucun n'a été tué en lien direct avec ces manifestations. Parmi ces 5 personnes, selon la police il y aurait 2 brigands, un membre de la milice Kamuina Nsapu mortellement blessé dans l'attaque d'un poste de police à Masina, commune de Kinshasa, un terroriste et un agent de police.



« J’ai bien dit que nous avons enregistré 5 morts en dehors des circonstances liées à la manifestation projetée par le Comité laïc de coordination. C’était vraiment en dehors des opérations de sécurisation. Nous avons fait un appel à témoin. Et ceux qui ont des éléments complémentaires par rapport à ce que nous venons de donner maintenant, qu’ils viennent les déposer au niveau des enquêteurs pour que nous continuions à investiguer. Ce n’est pas un problème », affirme le colonel Pierrot Mwanamputu.

RDC : « Que les médiocres dégagent » Le cardinal Monsengwo

Concernant les arrestations en marge de ces manifestations, il ajoute que la police a « appréhendé 77 fauteurs de trouble à Kinshasa » relâchés « après interrogatoire ». « Au niveau de Kamuina, dans la province du Haut-Lomami, il y a eu 11 fauteurs de trouble, tous membres de l’UDPS. Mais aujourd’hui, j’ai la confirmation que les 11 ont été tous relâchés. Parmi les 11, il y en a 4 qui ont été blessés », poursuit le colonel Pierrot Mwanamputu, qui évalue par ailleurs que sur les 49 diocèses du pays, seule une dizaine de paroisses de la capitale Kinshasa ont tenté de manifester.





RDC : « Que les médiocres dégagent » Le cardinal Monsengwo

Par RFI Publié le 03-01-2018
 
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03 Janvier 2018, 1:22
La crise que traverse la RDC aujourd'hui nourrit beaucoup de débats parmi les Congolais.

Afrique : Enjeux geopolitiques sur la R.D Congo

Pour des pessimistes : « Les Congolais sont distraits : bière, amusements ; mythe du diplôme, même obtenu par corruption et ne sanctionnant nullement la valeur intellectuelle du récipiendaire ; mythe d'un pouvoir sans contenu objectif, conçu comme un espace de satisfaction des besoins du ventre ».

Pour des analystes froids : « On ne peut pas dire que les Congolais sont si distraits que ça. Le vrai problème pour eux est qu'ils continuent d'être maintenus dans l'ignorance de leur propre identité au point que tout est mis en œuvre pour leur imposer d'accepter des vagues des conquérants Tutsi venant du Rwanda dans le pays et dans leur espace politique, de les considérer désormais comme congolais. Depuis que Joseph Kabila a été imposé au sommet de l'Etat congolais, sa famille biologique s'occupe de la fabrication des passeports. Aujourd'hui, des Rwandais ont des passeports congolais. Les congolais n'ont plus de cartes d'identité !!

Et de vivre dans une guerre permanente et la pauvreté, de manière à ne pas voir la valeur géostratégique de leur pays. Tout cela, dans le cadre des stratégies géopolitiques négatives de l'Occident ».

Qui a raison ?

Pour nous, les deux groupes ont raison.

En effet, hier et davantage encore aujourd'hui, la survie de l'Occident se joue en Afrique et au Moyen Orient où il y a des réserves immenses de pétrole et de gaz. En Amérique latine et en Chine pour les dimensions de leur marché, conçu comme débouché des produits finis d'Occident, l'atout étant l'internationalisation du dollar américain.



En ce qui concerne l'Afrique.

Dans le numéro du Match d'octobre-novembre-décembre 1953, un certain Monsieur CARTIER y écrivait que l'Europe étant une presqu'île de dix millions de kilomètres carrés, elle ne pouvait ni se suffire à elle-même ni survivre sans l'Afrique. Son avenir se jouerait donc en Afrique, même s'il fallait recourir à la guerre pour la garder. Car il y a là une question de vie ou de mort.

Ces propos incitant les gouvernements européens et, notamment français, à une politique du chaos en Afrique produisirent des effets hier dans la guerre coloniale d'Algérie (1954-1962 : Accords d'Evian) ;
au Cameroun où l'UPC dut affronter la France pour l'indépendance du Cameroun ;
aujourd'hui, en Côte-d'Ivoire pour imposer Ouattara, au Gabon et au Togo pour maintenir les clans Bongo et Eyadema au pouvoir, au Cameroun pour maintenir Biya, au Tchad pour maintenir Debi, en Libye pour chasser et assassiner Kadhafi, y maintenir le chaos et éviter de payer des milliards de dollars de dettes d'emprunt auprès de Kadhafi tout en confisquant les avoirs financiers de la Libye. Dans ce dernier cas, Kadhafi fut déclaré dictateur et non Eyadema ou Bongo ou Debi ;
et il y a acharnement à éliminer même les enfants Kadhafi pour qu'il n'y ait aucune trace ;
en Asie, après la débâcle des Français à Bien-Dien-Phu en avril 1954 dans la guerre d'Indochine, en 1957 François Mitterrand lança un appel aux Européens à se désengager en Asie, laquelle Asie ne voulait plus d'eux pour se replier sur l'Afrique où désormais se jouerait la survie de l'Europe. C'est sous sa présidence, il y a trente ans, que le président Burkinabé Thomas Sankara fut assassiné.

Ainsi, tous les hommes politiques africains qui se sont révélés « lumière » pour l'Afrique ont été éliminés. De petits potentats, protecteurs des intérêts occidentaux contre ceux de leurs pays, sont choyés et protégés jusqu'à leur progéniture. L'Afrique imbécilisée est conçue comme un espace de rapines, de pillages immenses au moindre coût grâce au noyautage de son leadership et à l'abondance de ses richesses.

En ce qui concerne la R.D C ONGO :

  • en dehors de la rivalité tragique entre les esclavagistes arabes et leurs arabisés venus du Zanzibar et Stanley opérant au nom de Léopold II, Roi des Belges, en vue d'élargir le domaine du roi au détriment des Zanzibarites , le drame radical et définitif trouve son origine dans la proclamation, le 26 février 1885 à Berlin, du fictif Etat Indépendant du Congo, puisque consacré « patrimoine commun de l'Humanité », c'est-à-dire un espace géographique où tous les aventuriers du monde pourraient venir exploiter non seulement les richesses naturelles, quasi gratuitement au début, et plus tard, moyennant un salaire de misère qui permettrait aux autochtones d'acheter des produits finis venant de l'Occident. Donc, cet espace était à la fois réservoir des matières premières pour les industries de l'Occident et débouché des produits finis de l'Occident. Il l'est jusqu'aujourd'hui : une économie résolument extravertie. La soi-disant classe dirigeante ne voit que des postes politiques à se disputer pour un dividende financier de prédation. Un système qui ignore des considérations d'ordre moral pour le peuple autochtone, producteur des richesses pillées.

    Dans ce système prédateur,

    La formation de nature critique et normative de Joseph Kasa-Vubu et des gens bien éduqués ne pouvant s'accommoder de ce système, l'Occident maffieux puise ses vassaux dociles qu'il dresse en dictateurs contre le peuple congolais chez des étrangers noirs comme Mobutu et Kanambe, ou les ramasse chez des congolais aux mœurs caractérisées par la soif du pouvoir et un penchant prononcé pour l'argent.

  • le plan du professeur Van Bilsen, conçu en 1955, envisageait l'indépendance pour 1985, dans une espèce de « Communauté belgo-congolaise, comparable au TOM-DOM (Territoires et Domaines d'Outre-Mer) français. Ce plan avait l'avantage de mentionner les tâches qui restaient à accomplir avant l'accession à l'indépendance.
  • En 1956, des intellectuels congolais, sous l'influence du Cardinal Malula, alors curé de la paroisse Christ-Roi, publièrent le Manifeste de la Conscience Africaine, qui semblait rejeter la Communauté belgo-congolaise, parce que ses auteurs ne voulaient pas être des « blancs à peau noire ».
  • Le Contre-Manifeste de l'ABAKO préconisa d'aller vite dans la besogne et proclamer l'indépendance.
  • Les troubles qui éclatèrent à Kinshasa (Léopoldville) le 04/01/1959 à la suite de l'interdiction du meeting de l'Abako mirent la métropole belge sous pression et à la Table-Ronde politique de Bruxelles du 20/01 au 20/02/1960, l'indépendance fut fixée au 30/06/1960.
  • Mauvais départ d'une indépendance « coquille-vide ».

    Ø Dès le retour de la Table-Ronde politique, mécontents, les colons et les administratifs belges pratiquèrent la politique de la terre brûlée en opposant des ethnies et tribus les unes aux autres : Dans la province de Léopoldville, Bakongo-Bayaka ; Bakongo-Bangala. Au Kasaï : Lulua-Baluba ; Basonge-Baluba ; Kanyoka-Baluba ; Batetela de la Savane contre ceux de la Forêt ( ?) etc. Au Katanga : les reconnus katangais contre les Congolais. Au Rwanda, Hutu-Tutsi, etc.

    Ø La responsabilité des leaders congolais était de ne rêver que de l'accession au pouvoir politique, sans tenir compte des moyens avec lesquels ils pouvaient mener à bien la gestion du pays. C'est ainsi qu'ils négligèrent d'aller assister, en avril 1960, à la Table-Ronde économique. Ils y dépêchèrent des gens comme Mobutu Joseph et de jeunes universitaires sans culture des dossiers et non susceptibles de soutenir une discussion valable devant des administratifs belges secondés par de grands professeurs d'université.

    Résultat :

    Les belges leur firent accepter et signer des décisions économiques totalement opposées aux intérêts économiques du futur Etat Congolais.

    Conséquences :

    A la veille de l'indépendance, une loi fut votée au Parlement belge faisant passer des sociétés de droit congolais sous le droit belge. Ce qui permit du coup de rapatrier en Belgique leur portefeuille de plus de quarante milliards de FB (francs belges).

    Ainsi, la ruse et la connaissance l'emportèrent sur la naïveté et l'ignorance. Et la naissance du nouvel Etat allait être célébrée sans les moyens de sa politique et sans les compétences ; sous le bruit des bottes au Katanga ; avec un Mobutu, agent de la Sûreté belge depuis 1958, sous la direction du Colonel Van de Waele, versé plus tard dans la C.I.A et placé en embuscade auprès de Lumumba d'abord, de Kasa-Vubu ensuite.

    Afrique : Enjeux geopolitiques sur la R.D Congo

    Mercenaires, soldats congolais et bergers tutsi. Recrutés dans les camps de réfugiés, des Tutsi rwandais sont engagés dans la rébellion. Ils participeront peu aux combats.
    Photo Courtesy Claude Déom LeMonde


    Et on connaît la suite : cinquante-deux (trente-deux) ans de dictature militaire aujourd'hui.

    Ø L'agenda de Mobutu, agent CIA :

    • Rendre le pays ingouvernable à travers des tensions ;

    • Eliminer Lumumba, faussement accusé d'être à la solde de Moscou, alors qu'on était dans la période de guerre froide entre le Capitalisme représenté par l'Occident avec à sa tête les Etats-Unis d'Amérique et le Socialisme, représenté par l'Union des Républiques Socialistes Soviétiques (URSS) ;

    • Opérer un rapprochement avec le président Kasa-Vubu, gagner sa confiance et s'appuyer sur l'armée et le Groupe de Binza, les nouveaux bourgeois congolais, pour faire un coup d'Etat au Président Kasa-Vubu et s'emparer du pouvoir le 24/11/1965.

    • Intimider la population en effectuant la pendaison des politiciens appelés les « pendus de la Pentecôte » en juin 1966, faussement accusés de fomenter un coup d'Etat ;

    • Instaurer une dictature militaire comme l'avait préconisé une Ecole américaine de sociologie vers 1962. Et dès 1963, des régimes militaires s'installèrent en Afrique pour des raisons explicables et non justifiables.

    • Livrer l'économie du pays à l'Occident, lequel fermerait les yeux sur les violations des droits de l'homme.



Dieu seul connaît le nombre des tués durant les trente-deux ans du règne de Mobutu.

- Kabila Laurent fut une parenthèse ;

- Aujourd'hui, on a dix-sept ans de Joseph Kabila, venu de nulle part. Il est imposé par l'Occident en 2001, 2006, 2011 et on cherche à le maintenir après le 31/12/2017.

Afrique : Enjeux geopolitiques sur la R.D Congo

« Depuis le début, nous touchions de près une réalité qui nous a poursuivis durant tous ces mois de lutte : le manque d’organisation. (…) L’organisation congolaise n’était pas la seule à faire défaut, la nôtre aussi » Extrait du journal du Che, ici, à gauche.
Photo AFP9


Afrique : Enjeux geopolitiques sur la R.D Congo

Laurent Desire Kabila

Son agenda surréaliste :

  • Affaiblir l'Etat congolais par un état de guerre permanent ;

  • Piller à cœur joie ses ressources naturelles dont le meilleur inventaire est entre les mains des occidentaux ;

  • Balkaniser le Congo en piquant à ce pays la partie orientale qui constitue le poumon de son économie.

Les Etats-Unis d'Amérique sont manifestement derrière et jouent sur l'usure du temps pour balkaniser le pays.

L'Opposition subit des pressions pour une transition avec Kabila après le 3112/2017. Et, entretemps, la Monusco surveille les congolais pour voir s'ils vont enclencher la révolution populaire dont l'Occident a peur.

Et Kabila a comme atouts :

    § L'acceptation de son calendrier électoral de façade par l'Occident ;

    § La convocation par lui des deux chambres du Parlement en session extraordinaire le 02/01/2018. Peut-être pour décréter l'état d'urgence.

    § La convocation par lui de la sixième conférence des Gouverneurs à Goma avant Noël 2017.

Dans un tel système de pillages, où l'Occident qui craint l'influence à la fois de la Chine et de la Russie en Afrique, deux puissances à la recherche elles aussi des matières premières stratégiques en Afrique, entend conserver son droit de premier occupant de ce continent et continue d'imposer ses vassaux au pouvoir dans les pays d'Afrique, les élections que cet Occident s'empresse de financer n'ont aucune signification démocratique pour les peuples d'Afrique. Car on leur impose des dirigeants qu'ils ne choisissent pas et qui continuent le système de rapines au détriment de ces peuples. Muholongo Malu-Malu, l'équipe Ngoy Mulunda-Ndjoli et Nangaa aujourd'hui sont là pour montrer les turpitudes de la CENI congolaise inféodée à la Majorité Présidentielle.

Cette fois-ci, si le peuple ne fait pas de révolution populaire sans crainte et tout le temps qu'il faudra, on perd le Congo.





MUAKA MATADI
29/12/2017
 
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31 Décembre 2017, 17:16
Migrant. La Fin de l'esclavage dans le monde ?

FIN DE L'ESCLAVAGE DANS LE MONDE ?

1. Fin novembre 2017, CNN, la fameuse chaîne américaine de télévision, montrait des images des nègres sub-sahariens, candidats-migrants vers l'Europe en Libye, vendus comme esclaves en Libye même par des Libyens.

2. L'Union Européenne en fit large écho, jusqu'au 5ème Sommet Afrique-Europe des 29 et 30/11/2017 à Abidjan, en Côte-d'Ivoire.

3. C'est tardivement, avant ce Sommet, que quelques pays de l'Union Africaine ont pu réagir. Et dire que l'UA n'a, à notre connaissance, jamais pris à bras-le-corps la question de la migration des Africains vers l'Europe. En parler aurait pu susciter un débat public sur la calamiteuse gestion des Etats africains où de petits potentats, après de nombreux crimes économiques ou de sang, se cramponnent à un pouvoir de prédation aux effets négatifs sur la vie de leurs pays et de leurs peuples. D'où cette fuite de la famine ou de l'insécurité vers le supposé Eldorado occidental.

4. Lorsque, interrogés, les Occidentaux disent qu'ils n'étaient pas au courant de cette pratique esclavagiste en Libye, on ne peut les croire, vu :

    § leurs antennes des services secrets en Libye ;

    § la diminution du nombre des migrants vers l'Europe, objet de leur satisfaction. Mais, la différence entre le nombre actuel des migrants en baisse et le nombre de candidats se bousculant aux embarcations vers l'Europe, que devient-elle ?

    § le déplacement des frontières de l'UE vers la Libye, en versant, semble-t-il, quatre cents millions d'Euros à un gouvernement de nom en Libye, afin de bloquer les migrants en Afrique même. Et quand il n'y a pas de gouvernement réel en Libye, des Libyens jouent avec des migrants nègres : les garçons, bêtes de somme pour des travaux lourds ; les filles, transformées en esclaves sexuelles.



L'Europe ne pouvait ignorer cet état de fait.

5. Dans le domaine qui est le sien, le BIT parle au 02 décembre 2017, jour de commémoration de la fin officielle de l'esclavage dans le monde, de quarante millions des esclaves dans le monde.

Ce qu'il conviendrait de souligner est que les soi-disant grandes démocraties (« démons-craties) de l'Occident, en confisquant le patrimoine économique des pays tiers, avec un accompagnement des mesures politiques d'imposition, mettent les peuples de ces régions en esclavage, en les confinant dans l'ignorance et la pauvreté.

6. Pour s'en sortir, l'Afrique n'a pas besoin :

  • de 0,7% du PIB occidental d'aide au développement ;
  • des codes des investissements de complaisance :
      - accordant la part belle aux investisseurs ;
      - réduisant les tarifs douaniers, etc.



Depuis quarante ans que ces recettes ont été tentées, la pauvreté n'est que plus criante.

Ce dont l'Afrique a besoin :
  • c'est de liberté démocratique ;
  • c'est de transfert de technologies ;
  • c'est de vendre ses produits bruts et transformés au prix réel du marché ;
  • c'est d'éviter de voir nos actifs économiques cédés aux multinationales moyennant corruption ;
  • c'est d'éviter qu'on parle de croissance économique de 4 ou 5%, quand celle-ci est tirée par un business occulte entre dirigeants et le monde extérieur, sans effet de ruissellement jusqu'à la base de la pyramide sociale ;
  • c'est de voir les Africains prendre conscience que le bonheur doit être indissociable de l'héroïsme, de la vérité et de la justice.





MUAKA MATADI
10/12/2017
 
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30 Décembre 2017, 13:22
La bagarre pour l'occupation de la Permanence de ce parti a commencé : Bruno Tshibala entend aller s'en emparer pour prouver à Joseph Kabila que l'UDPS, en tant que le plus grand parti politique de l'opposition, est morte ; Vive l'UDPS version Tshibala, membre à part entière de la Majorité Présidentielle.

RD Congo - UDPS : QUI DIT VRAI ?
Bruno Tshibala Nzenze et Félix Tshisekedi

C'est là le sens du Congrès-comédie de l'UDPS-Tshibala, statutairement incompétent pour convoquer un congrès-UDPS, et le discours de Tshibala retransmis sur TV5 le dimanche 10/12/2017.

Car, il ne faut pas l'oublier : pour le nommé Joseph Kabila, pour Kagame et leurs parrains, Tshisekedi, personne physique, est mort ; mais il survit par son idéologie d'un Congo libre, prospère, dans l'intérêt du peuple Congolais, vivant dans les frontières territoriales du Congo de 1960, un pays de droit, à travers l'UDPS.

Or, Tshibala a été, aux côtés de Tshisekedi, le pire traitre que l'UDPS n'ait jamais connu. On ne peut pas tourner casaque de cette manière en une année de temps. Il doit avoir préparé cette trahison des années durant. Pour des intérêts matériels mesquins !! C'est à se demander si lui, Bruno Tshibala et Samy Badibanga, ne sont pas à la fois Brutus, fils adoptif de Cicéron qui tua son père adoptif à Rome et Judas Iscariot qui livra son Maître Jésus de Nazareth qui l'avait tant aimé.

En effet, Willy Mishiki, même si aujourd'hui, il est libre de ses mouvements, est celui qui avait suggéré l'hypothèse d'un complot d'atteinte à la vie d'Etienne Tshisekedi, lorsque la nouvelle de sa mort est tombée le 01/02/2017.

Et si Etienne Tshisekedi est mort à la suite d'un complot, il est mort une seconde fois à la suite du refus de rapatrier sa dépouille mortelle en RDC. Et il connaîtra une troisième mort si la permanence de son parti passe aux mains de Bruno Tshibala. Badibanga et Tshibala qui citent abondamment son nom à la télévision aujourd'hui se sont succédé au poste de Premier Ministre ; les deux nommés par le nommé Kabila, en dehors des engagements officiels pris, simplement parce qu'ayant été de proches collaborateurs d'Etienne Tshisekedi, ils devaient lui livrer et sa personne, et l'UDPS, les deux sujets des cauchemars du nommé Kabila, de Kagame, des Tutsi et de leurs parrains occidentaux.

Situation surréaliste. Elle ressemble à la scène biblique d'un Hérode fêtant son anniversaire de naissance et à qui plut la danse de la fille d'Hérodiade, la femme qu'il avait arrachée à son frère Philippe. Hérode promit imprudemment de donner à cette fille tout ce qu'elle demanderait. Ayant consulté sa mère, ennemie de Jean-Baptiste qui demandait à Hérode de la restituer à son frère Philippe, celle-ci lui conseilla de demander sur un plateau la tête de Jean-Baptiste emprisonné. Et elle lui fut donnée. Hérode-Kabila a troqué le poste de Premier Ministre contre la tête de Tshisekedi et l'UDPS.

Car les conséquences de la mort de Tshisekedi et de l'UDPS sont, dans l'imaginaire des ennemis de l'UDPS, que :

  • l'ardeur du combat pour le Congo et son peuple vont s'arrêter ;

  • le Congo va être balkanisé comme vient de le déclarer, il y a dix jours, Azarias Ruberwa, Ministre d'Etat à la décentralisation, commettant ainsi un crime de haute trahison et un coup d'Etat constitutionnel ; affirmant aussi que les élections n'auront pas lieu en RDC (sauf la France, les Etats-Unis, le Royaume-Uni et l'UE qui veulent faire croire aux Congolais qu'elles auront lieu, afin de les endormir) ;

  • la République Unie du Kivu dont parle Ruberwa, comprenant le Rwanda, a déjà sa Constitution en Anglais et en Swahili.



Pour prétendre prendre la Permanence-UDPS, Tshibala dit qu'elle a été achetée avec les cotisations des membres de l'UDPS et, en coulisses, que c'est lui, Bruno Tshibala à qui Tshisekedi avait remis les titres de propriété de cette Permanence ; comme un passage de témoins.

Or, il y a déjà longtemps, Félix Tshilombo Tshisekedi avait, dans une interview, déclaré que la Permanence actuelle de l'UDPS a été achetée avec l'argent reçu d'un Président africain encore en vie aujourd'hui. Et, à cette occasion, Félix avait laissé entendre que ce dossier est bien connu de Samy Badibanga, à l'époque son pote.

Entre Bruno Tshibala et Félix Tshilombo, qui dit vrai ? Où sont les titres de propriété de cette Permanence ? La querelle d'héritage ainsi lancée est de toute évidence, destinée à faire oublier l'essentiel ; ce pour quoi Tshisekedi a vécu et est mort, à savoir : la survie de la RDC dans ses limites territoriales de 1960 et l'appropriation par le Peuple Congolais de son devenir politique, économique, social et culturel.

Le calcul de Kagame, du nommé Kabila, des Tutsi et de leurs parrains occidentaux dont les Français et les Anglo-Saxons ainsi que de Badibanga et Tshibala, leurs Nègres Congolais de service, ne voit que les intérêts à court terme : neutraliser la classe politique corruptible et corvéable de la RDC et une certaine Société Civile, balkaniser le Congo et s'approprier les richesses de sa partie utile coupée du Congo.

RD Congo - UDPS : QUI DIT VRAI ?

Mais le revers de la médaille est que le Congo profond, se souvenant de M'Siri tué pour le Congo, de Ngongo Lutete, Lumpungu, Lumumba, Simon Kimbangu, Kimpa Dona Béatrice, tant de congolais au destin brisé à l'Est, des crimes commis à l'Est, du traitement scandaleux des criminels du M23, peut se révolter et rendre impossible l'occupation du Congo par des bandes de pillards rwandais et occidentaux. C'est cela le message de l'Eglise Catholique congolaise et de la Diaspora congolaise. C'est là le message de la Société Civile et de la Vraie Opposition congolaise.

A Kabila et à son Nègre de service Bruno Tshibala, nous disons ceci : okay c'est bien de vous croire gagnants, puisque vous avez l'imperium du Congo pour quelque temps et que vous vous comportez de manière arbitraire à l'égard du Congo et de son peuple, assurés de l'impunité grâce à votre massive corruption assurée par She Okitundu dans le monde.

Mais sachez que la légitimité d'un pouvoir vient de sa capacité à fournir correctement du pain, de l'eau, de l'électricité, du transport, du travail et un salaire décent à son peuple, à assurer la sécurité au Pays et à son Peuple.

Etant donné que la faillite de Kabila et Tshibala sur ces points est totale et irréversible, le Peuple Congolais les considère putschistes ; Ils n'ont aucune légitimité et doivent être combattus à mort.

Par ailleurs, en Afrique, lorsque vous voyez, lors d'un décès, quelqu'un pleurer fort et rouler dans le sable, l'expérience populaire le considère bourreau occulte et mystique du défunt ou de la défunte. C'est le cas pour Badibanga et Tshibala aujourd'hui vis-à-vis de Tshisekedi et l'UDPS dont ils parlent abusivement.

MUAKA MATADI
14/12/2017
 
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30 Décembre 2017, 12:36
VIDEO - RD Congo. Un milliardaire des mines sous le coup de sanctions des Etats-Unis

Dan Gertler parmi les quinze sanctionnées par les Etats-Unis
Dan Gertler a fait fortune dans le diamant en RDC

L'homme d'affaires Dan Gertler a engrangé des fortunes via des transactions minières frauduleuses en République démocratique du Congo, dit le Trésor américain.
La pression s'intensifie sur l'un des magnats des mines les plus controversés, Dan Gertler. L'homme d'affaires israélo-congolais, qui s'est fait un nom dans le diamant, se retrouve sur une liste de quinze personnes sanctionnées par les Etats-Unis la semaine dernière pour atteinte aux droits de l'homme et corruption.

Dan Gertler « a amassé sa fortune grâce à des transactions minières et pétrolières opaques et frauduleuses de plusieurs centaines de millions de dollars en République démocratique du Congo (RDC) », indique le Trésor américain dans un communiqué .



Immenses gisements de cuivre

Le pays d'Afrique centrale est riche en ressources naturelles, il abrite parmi les plus grands gisements de cuivre et de cobalt de la planète.

Les autorités américaines estiment que Dan Gertler a utilisé ses liens d'amitié étroits avec le président de la RDC, Joseph Kabila, pour agir en tant qu'intermédiaire dans des ventes d'actifs miniers dans le pays, « exigeants que certaines entreprises multinationales passent par [lui] pour faire des affaires avec l'Etat congolais. »

Rien qu'entre 2010 et 2012, la RDC aurait perdu plus de 1,36 milliard de dollars de revenus, car ces actifs vendus à des sociétés offshore liées à Dan Gertler auraient été sous-évalués, pointe le Département américain.

Conséquence immédiate de ces sanctions, tous les biens et comptes bancaires détenus par Dan Gertler aux Etats-Unis sont gelés et il est interdit aux ressortissants américains de traiter avec l'homme d'affaires. Dix-neuf entités qui lui sont liées sont également ciblées .

Dénonciation des ONG

Des ONG pointent depuis plusieurs années les agissements de cette figure de RDC arrivée au Congo à la fin des années 1990, qui est un des plus gros investisseurs dans le secteur minier du pays. En tête, Global Witness, organisation britannique spécialisée dans les ressources naturelles, a enquêté sur des paiements « suspects », selon elle, qui auraient été faits au milliardaire par le groupe minier et de négoce Glencore.

Le géant suisse des matières premières est lui-même un investisseur majeur en RDC, selon Bloomberg. Il y a créé des milliers d'emplois, notamment dans les mines de cuivre, métal dont le pays est aujourd'hui le premier producteur d'Afrique. Dan Gertler a longtemps été son partenaire d'affaires. En février, Glencore a toutefois coupé les ponts, rachetant la participation de l'homme d'affaires dans deux sociétés minières.

Glencore sous pression

Les « Paradise Papers » ont récemment fait la lumière sur des accords secrets passés par Glencore en RDC, ce qui a contraint le groupe - qui a toujours nié toute pratique illégale - à en dire un peu plus sur ses opérations. Cela n'a pas empêché l'ONG Public Eye de saisir la justice suisse la semaine dernière, et de demander une enquête « sur les soupçons qui entourent les activités du géant zougois dans l'un des pays les plus pauvres de la planète. »



MURYEL JACQUE lesechos.fr Le 26/12/2017 à 14:28
 
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29 Décembre 2017, 13:34
La Commission électorale a définitivement fixé les observateurs sur l'issue de la présidentielle libérienne. À 51 ans, George Weah a désormais la destinée de son pays entre les mains.

VIDEO. Liberia : Les solutions du nouveau président George Weah

L'affiche avait de quoi aiguiser l'intérêt des médias nationaux comme internationaux. Un technocrate face à un footballeur. Et quel footballeur ! Après l'élection d'Ellen Johnson Sirleaf, première femme à diriger un pays africain, le Liberia a donc choisi de poursuivre sa petite révolution en élisant un ancien sportif à sa tête. Enfant des bidonvilles de Monrovia devenu star planétaire du foot dans les années 90, George Weah va prendre les reines d'un pays traumatisé par une histoire mouvementée et marquée par une guerre civile des plus sanglantes que l'Afrique ait connue au cours du XXe siècle.



Le plus grand des footballeurs africains à la tête de la première République africaine

Que dire de ce Liberia. Première République africaine, elle a été fondée en 1822 sous l'impulsion des États-Unis pour abriter le retour à la terre-mère d'esclaves noirs affranchis. Indépendant depuis 1847, le Liberia a été dirigé par les descendants d'esclaves jusqu'à l'assassinat en 1980 du président William Tolbert et de tout son gouvernement lors d'un putsch sanglant mené par le sergent Samuel Doe, dont les marques de fabrique étaient la terreur et la corruption. Cela a débouché sur quatorze ans de guerre civile entre chefs de guerre, dont Charles Taylor et sa rébellion dans le Nord-Est, mais aussi Prince Johnson et bien d'autres. Il aura fallu l'intervention en 1990 d'une force africaine pour que Charles Taylor et ses hommes n'atteignent pas la capitale, Monrovia. « No Taylor, no peace ! » le slogan des rebelles du Front national patriotique (NPLF), qui ont eu le temps de terroriser les populations. Malgré une élection à la régulière de Taylor (qui dirigea le pays de 1997 à 2003), le pire n'a pas pu être évité et la communauté internationale a fini par intervenir, le pourchasser, le juger et le condamner à 50 ans de prison en 2012.

Avec 250 000 morts et des centaines de milliers de déplacés, le Liberia est un pays K.-O. debout. Pour se remettre sur une bonne trajectoire, les Libériens ont fait leur révolution démocratique en élisant une femme, Ellen Johnson Sirleaf. Prix nobel de la Paix en 2011, elle avait plongé depuis très longtemps dans les jeux de pouvoir. Les attentes avaient-elles été immenses ? En tout cas, celle que l'on surnomme volontiers « la dame de fer » a eu le mérite de redonner un sens au mot Liberia qu'ont prononcé ses fondateurs au XIXe siècle.

VIDEO. Liberia : Les solutions du nouveau président George Weah

D'enfant des bidonvilles à président de la République

Aujourd'hui, c'est le tour de George Tawlon Manneh Oppong Ousman Weah, 51 ans, de prendre en main la destinée du pays après deux tentatives infructueuses, en 2005 et en 2011. « Le Liberia est un pays riche, mais ses citoyens sont pauvres », avait-il confié au Point Afrique pendant sa campagne électorale. À elle seule, cette phrase cristallise les motivations du nouveau président.

VIDEO. Liberia : Les solutions du nouveau président George Weah
L'ex-femme de Charles Taylor, Jewel Howard Taylor devient la vice-présidente du Liberia

Né à Clara Town, l'un des quartiers les plus pauvres de la capitale, et membre de l'ethnie kru – exclue de l'élite traditionnelle de descendants d'anciens esclaves américains –, l'ex-star du ballon rond a été élevée par sa grand-mère à Gibraltar, un bidonville de Monrovia. Durant la campagne, c'est sans doute l'élément qui a joué en sa faveur. « Je sais que [l'autre candidat, le vice-président Joseph] Boakai ne peut pas me battre. J'ai le peuple avec moi », avait déclaré l'ancien attaquant du PSG, un temps converti à l'islam, lors d'un bain de foule organisé dans le plus grand marché de Monrovia avant le second tour de la présidentielle.

Novice en politique, et alors ?

En effet, il le sait à l'échelle du Liberia, cette élection présidentielle suscite plus que de l'enthousiasme. Au-delà de cette proximité avec le peuple, George Weah est un novice en politique, et il l'assume. Comme lors des dernières campagnes électorales, il a joué la carte de la distance avec les événements tragiques de son pays. Il a aussi argumenté sur sa probité, lui qui aurait pu être tenté par la corruption qui gangrène le Liberia. Durant toute sa campagne, il s'est attiré les faveurs des jeunes et des plus défavorisés, séduits par sa réussite sociale, en dépit d'un parcours scolaire limité.

Du populisme ? Pour ses détracteurs, il ne fait aucun doute que Mister George n'a pas d'arguments politiques solides. Parmi les griefs qu'ont pu avancer ses détracteurs : son taux d'absentéisme très élevé du Sénat dont il est un élu depuis 2014 pour le comté (province) de Montserrado, qui regroupe un tiers des quelque 4 millions d'habitants du Liberia. C'est à la fois le plus peuplé et le plus petit des quinze comtés du pays.



L'ex-femme de Taylor comme colistière

Après avoir joué le plus grand match de sa seconde vie, George Weah, qui a choisi comme colistière Jewel Howard-Taylor, ex-femme de Charles Taylor et influente sénatrice, sera installé le 22 janvier prochain à Executive Mansion, le palais présidentiel, pour une durée de cinq ans. Parmi ses premiers chantiers, il y a la paix bien sûr, mais aussi et surtout le développement économique. Et cela constitue sans doute un des défis les plus ardus que George Weah aura à relever, lui dont la progéniture suit la trace dans le domaine du football avec son fils Timothy, 17 ans, de nationalité américaine, qui évolue au Paris Saint-Germain. Et dans ce domaine crucial de l'économie, George Weah a multiplié les promesses durant la campagne électorale. « Au niveau national, j'envisage déjà de mettre en place un système qui fait que tout le monde a droit aux soins quand il se présente à l'hôpital. Je veux accorder la priorité à la vie », avait-il confié au Point Afrique avant de clamer combien il souhaitait favoriser l'emploi pour les jeunes et l'éradication de la corruption... En attendant, celui à qui il faut désormais servir du « Mister President » peut savourer une victoire historique à plus d'un titre.





VIDEO. Liberia : Les solutions du nouveau président George Weah
George avec sa femme clar Weah

VIDEO. Liberia : Les solutions du nouveau président George Weah
George et sa femme clar Weah et leurs enfants



PAR VIVIANE FORSON
Publié le 28/12/2017 à 20:16 | Le Point Afrique
 
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23 Décembre 2017, 11:21
Amputée d’une jambe, la top-modèle Lauren Wasser part en guerre contre certains tampons hygiéniques

VIDEO. Une top-modèle amputée à cause d’un tampon hygiénique


Durée : 01:39 |

Le 3 octobre 2012, la mannequine Lauren Wasser tombe gravement malade. Elle ne le sait pas encore, mais elle a contracté un syndrome de choc toxique à cause d’un tampon hygiénique.

VIDEO. Une top-modèle amputée à cause d’un tampon hygiénique

A l’hôpital, elle apprend qu’elle va être amputée de la jambe droite. Cinq ans plus tard, elle annonce que sa jambe gauche va, elle aussi, être amputée. Aujourd’hui, elle raconte son histoire pour alerter les femmes sur le danger des tampons hygiéniques. Son prochain objectif est de pousser les fabricants à rendre publique la composition de leurs produits. Un projet de loi devrait être examiné aux Etats-Unis en mai 2018.

VIDEO. Une top-modèle amputée à cause d’un tampon hygiénique

LE MONDE 22.12.2017 à 17h19
 
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22 Décembre 2017, 7:09
"VITAL KAMERHE vs RASSEMBLEMENT : <<L'HISTOIRE SECRÈTE D'UNE LUTTE POUR LE POSITIONNEMENT>>"

RDC: VITAL KAMERHE 'SA LUTTE SECRÈTE POUR LE POSITIONNEMENT'Il était fermement opposé à ce processus. Il était convaincu que la Majorité présidentielle (MP) n’était « pas sincère dans son projet de dialogue ». Il déclara haut et fort qu’il s’agissait « d’un dialogue alibi aux fins de glissement ».

Pendant des mois, Vital Kamerhe, le président de l’UNC (Union pour la nation congolaise), s’est montré farouchement opposé au dialogue convoqué par le président Joseph Kabila. «Le peuple est fatigué de voir les politiciens congolais dialoguer. On peut décrisper la situation sans passer par le dialogue», avait-il affirmé le 18 mai 2015. Et d’ajouter : «Nous aimons notre peuple mais nous refusons d’aller légitimer une démarche qui s’accommode à un coup d’État constitutionnel. Nous ne sommes pas contre le dialogue. C’est une vertu en démocratie. Nous sommes contre le glissement. Nous sommes contre les personnes qui sont au-dessus de la Constitution et des lois de la République», a-t-il insisté.

Puis, ce fut le grand «basculement». Un virage à 399 degrés digne d’un film de science-fiction hollywoodien. L’ancien président du parlement changea d’avis sans transition et se retrouva, comme par magie, à «piloter» le dialogue comme co-modérateur, déclenchant ainsi l’ire d’une partie de l’opinion et des opposants réunis au sein du « Rassemblement» conduit par Étienne Tshisekedi.

Les attaques ont été violentes. «Enfarineur, fourbe, roublard, Vital Kamerhe Rwakanyasigize apparaît comme l'incarnation de la traîtrise en République démocratique du Congo», écrit un journaliste de la diaspora. Pour Peter Kazadi, conseiller juridique d’Etienne Tshisekedi, «Kamerhe n’a fait que retourner dans sa famille naturelle (Ndlr : la majorité au pouvoir)». Le président de l’UNC a beau expliquer sa démarche, brandir l’exemple de Mandela et de Frederik de Klerk pour atténuer les critiques, rien n’y fait.

Que s’est-il passé pour que Vital Kamerhe se retrouve à jouer le co-modérateur d’un dialogue qu’il avait pourtant rejeté de toutes ses forces ?

RDC: VITAL KAMERHE 'SA LUTTE SECRÈTE POUR LE POSITIONNEMENT'Luxueux chateau du lac à genval
Il convient de revenir quelques mois en arrière pour comprendre la manœuvre de VK. En fait, c’est à Genval que tout s’est joué. Les «opposants» réunis ce jour-là en Belgique, sur invitation du président de l’UDPS, avaient décidé de créer un mécanisme de suivi baptisé «Rassemblement pour la Défense des Valeurs de la République».

Son autorité morale, M. Étienne Tshisekedi. Partisan d’un dialogue avec le pouvoir, ce dernier a usé de tout son entregent pour convaincre les opposants récalcitrants de participer à ce processus.

Après plusieurs heures de discussions, les «conclavistes» ont fini par s’accorder sur un certain nombre de points, dont «le rejet d’un dialogue convoqué par Kabila». Mais ils se sont dits favorables au dialogue conforme à la résolution 2277 du Conseil de sécurité de l’ONU et l’Accord-cadre d’Addis-Abeba. Vital Kamerhe, lui, avait refusé de se mêler à cette «opposition caviar». «Se retrouver en juin en Belgique comme en 1959 lors des négociations pour l’indépendance, c’est aussi revenir 50 ans en arrière. Le combat doit se mener sur le terrain», avait martelé le président de l’UNC. Des propos jugés «malveillants» dans les rangs des conclavistes qui l’accusèrent de jouer contre l’opposition. «Faux» rétorque un membre de l’UNC. «Nous sommes un grand parti et ils veulent que nous nous prosternions devant Tshisekedi, pas question».

RDC: VITAL KAMERHE 'SA LUTTE SECRÈTE POUR LE POSITIONNEMENT'
Le é des sages du rassemblement (gauche à droite) Katebe Katoto, Etienne Tshisekedi et Mwando Simba

Mais l’UNC n’avait-elle pas délégué deux de ses cadres ─ Jean-Bertrand Ewanga et Claudel André Lubaya, respectivement secrétaire général et secrétaire général adjoint ─ à ce conclave?

Réponse d’un cadre du parti : «Non, ils s’y étaient rendus à titre individuel.» Une autre source au sein de l’UNC d’accuser: «C’est Moise Katumbi qui tire les ficelles. Ewanga et Lubaya ont été “achetés”.»

Même s’il ne s’est pas rendu en personne à Genval, l’ombre de l’ancien gouverneur du Katanga, candidat à la présidence, a plané en permanence sur le conclave. C’est son frère aîné, Raphaël Katebe Katoto, richissime homme d’affaires très proche d’Etienne Tshisekedi, qui a chapeauté et financé en partie l’organisation de la réunion bruxelloise. C’est également lui qui en a choisi le lieu : le luxueux hôtel Château du Lac. C’est bien là que son frère Moïse aurait célébré son mariage avec Carine Nahayo.

À l’UNC, on est convaincu que Moise Katumbi manœuvre pour «diviser l’UNC et détruire la dynamique de l’opposition». Pourquoi? «Parce que le président n’avait pas répondu à sa demande positivement» glisse un membre du parti. Selon certaines sources, Moise Katumbi aurait en effet demandé à Kamerhe de soutenir sa candidature à la présidence, moyennant quelques millions de dollars et la primature s’il devenait calife à la place du calife Kabila.



Mais VK, jugeant la démarche prématurée, aurait demandé à l’ancien gouverneur d’attendre la publication du calendrier électoral.

Non content, celui-ci se serait alors tourné vers Jean-Pierre Bemba, avant de se rapprocher de l’UDPS, faisant au passage un clin d’œil à... vital Kamerhe. Boudé par une partie de l’opposition affiliée à l’UDPS, isolé plus que jamais après le conclave de Genval, VK, malin qu’il est, décida de jouer le jeu de ses détracteurs du «Rassemblement» en participant au dialogue, mais selon sa propre feuille de route. C’est le tollé! «Franchement, je n’ai pas vu venir celle-là», ironise un diplomate européen. C’est la frustration dans le rang du «Rassemblement» qui critique sévèrement Kamerhe et récuse dans le même temps le facilitateur de l'Union africaine, Edem Kodjo. Dans les chancelleries occidentales et africaines, où l’on suit la situation congolaise de près, on ne comprend plus rien. «Ils (les opposants réunis au sein du Rassemblement) lui reprochent de faire ce qu’ils ont toujours fait», s’étonne un diplomate africain. «Les Congolais de RDC ont une extraordinaire capacité à dire en public le contraire de ce qu’ils vous ont confié en privé. Alors, forcément, je suis parfois un peu perdu», soupire de son côté Edem Kodjo.

Le facilitateur se trouve en effet dans une opposition intenable. Récusé par les uns et soutenu par les autres, il doit dealer avec une classe politique dont les positions ne sont jamais claires. On le récuse la journée alors qu’on marche avec lui la nuit! « Dans cette mare aux sauriens glissants comme des savonnettes qu’est le cloaque politique congolais, tenir en équilibre relève de l’exploit, et n’était le soutien – pour l’instant – de l’Union africaine, de l’ONU, de l’Union européenne et de la conférence épiscopale, l’insubmersible Kodjo aurait depuis longtemps coulé au milieu du fleuve Congo » écrit François Soudan dans Jeune Afrique.
Alors qu’on se frotte les mains du côté du pouvoir et on gesticule au « Rassemblement, à l’UNC, on se se congratule comme des joueurs de base-ball qui viendraient d’expédier une balle sur la Lune. Vital Kamerhe est pressenti comme prochain premier ministre dans un gouvernement de transition.

À ceux qui l’accusent de faire le jeu de Kabila, ses partisans répondent que l’initiateur du dialogue a toujours été Étienne Tshisekedi et non l’UNC. Ce qui n’est pas faux. En effet, ce ne sont pas les cadres de l’UNC qui ont rencontré les émissaires du pouvoir secrètement à l’étranger, notamment à Venise, à Ibiza et à Monaco, mais bien ceux de l’UDPS. De plus, le «Rassemblement» ─ et plus particulièrement l’UDPS─ n’a jamais été contre le dialogue. «Ce qu’ils veulent, c’est un dialogue sur mesure qui rencontre les désidératas de M. Tshisekedi, ce qui n’arrivera pas» assure le même diplomate africain.

L’argument d’un dialogue convoqué non pas par Kabila, mais par la communauté internationale est aussi fallacieux que les autres revendications du «Rassemblement». Car la seule personne habilitée à convoquer le dialogue, c’est bien Kabila, et la résolution 2277 [S/RES/2277 (2016)] est très claire à ce sujet. Un membre de la Majorité y est allé de son couplet bien pensant : «Nous, on va respecter la Constitution. M. Kabila est là jusqu’à l’installation d’un nouveau président élu.» Et d’ajouter d’un air aussi moqueur que le cousin du diable : «Nous au moins, on respecte la Loi fondamentale. Ce n’est pas comme l’autre là (Ndlr : Félix Tshisekedi) qui dit qu’“il faut mettre la Constitution entre parenthèses”». «Vraiment!» complète son collègue à côté.

En clair, ce que les Tshisekedistes et alliés reprochent au président de l’UNC, c’est le fait d’avoir court-circuité la stratégie de conquête du pouvoir de l’UDPS par dialogue interposé. Cela n’avait d’ailleurs pas échappé à certains «conclavistes» réunis à Genval. La plupart d’entre eux ne voulaient pas entendre parler du dialogue. Étienne Tshisekedi a dû peser de tout son poids pour arracher un consensus à ce sujet. Aujourd’hui, certains regrettent. «Nous n’aurions pas dû suivre ce vieux» fulmine un membre du «Rassemblement». Certains s’interrogent sur l’obsession des Tshisekedi à diriger le pays. «L’UDPS n’existe nulle part dans les institutions et Étienne Tshisekedi s’était autoproclamé président de la République. Comme Joseph, son mandat prend fin en décembre. Mais il veut diriger la transition!» s’étonne un député présent à Genval.

«L’UDPS est prise à son propre jeu » souligne pour sa part un proche de Félix Tshisekedi, qui s’interroge sur la nécessité d'une alliance avec Katumbi. «Attention! Katumbi est un allié de circonstance» nuance un autre membre important du parti. «Le moment venu, nous allons nous débarrasser de lui» dit-il d’un ton ferme.

Or dans le camp Katumbi, on pense aussi à la même chose : «dribbler» l’UDPS le moment venu. «Tshisekedi est vieux, il est malade et imprévisible», confie un proche de l’ancien gouverneur. Mais ce n’est pas tout. D’après certaines indiscrétions, les Américains auraient reproché à Katumbi de s’être justement «rapproché d’un homme imprévisible». «En voulant se refaire une virginité auprès des Congolais en s’alliant à Tshisekedi, il (Katumbi, Ndlr) s’est mis à dos certains de ses amis américains», confie une source européenne.

De part et d’autre, l’heure est donc à la suspicion. C’est un véritable jeu de poker menteur auquel nous assistons actuellement. On fait semblant d’être ensemble, on se regarde du coin de l’œil en essayant de doubler le voisin. Reste à savoir qui va dégainer le premier. «La politique au Congo ressemble à un film de western. Les Occidentaux perdent leur latin» s’amuse un ancien diplomate socialiste français. Les grands perdants de tout ce « remue-ménage» sont connus : les Congolais.

Le «cinéma politique» congolais a ceci de particulier qu’il n’a jamais intégré le peuple dans ses différents scénarios. Sauf quand il s’agit de lui demander d’aller mourir dans les rues de Kinshasa pour le bonheur quelques politiciens déterminés à devenir califes à la place du calife. Kingakati doit résonner du rire puissant du raïs...







September 21 at 11:25pm · PATRICK MBEKO

http://www.mastakongo.com/news/images/arrow-blue-right.pngSUIVANT - New-york: L'ONU a expulsée la délégation RD Congolaise
 
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21 Décembre 2017, 3:32
VIDEO. Migrants: la vidéo choc d'Amnesty international qui dénonce les complicités entre l'Europe et la Libye

VIDEO. Migrants - Esclavage : Preuves des complicités entre l'Europe et la Libye
Un migrant secouru par l'ONG allemande Sea-Watch au large de la Libye, le 6 novembre 2017 - ALESSIO PADUANO / AFP

Dans un rapport publié le 12 décembre dernier, qui s'accompagne désormais de preuves en images, Amnesty international accuse les gouvernements européens de se rendre complices des violations des droits humains des réfugiés et des migrants perpétrées par la Libye.

Ils pensaient être secourus puis conduits vers les frontières européennes. Mais ces migrants, dont l'embarcation sommaire s'apprêtait à couler, ont été repêchés par des garde-côtes libyens dont la violence est sans équivoque. Sur ces images filmées par l'ONG allemande Sea-Watch, on peut en effet voir un homme, qui n'a pas eu le temps de monter sur la frégate, se faire traîner dans l'eau avant que d'autres ne se fassent frapper sur le ponton du bateau. Au cours de ce soit-disant "sauvetage" qui visait en fait à rapatrier les migrants sur le sol libyen où ils sont ensuite incarcérés dans des conditions déplorables, cinquante migrants ont trouvé la mort, rapporte Amnesty international.

L'ONG, qui lutte pour le respect des droits de l'Homme dans le monde, accuse les gouvernements européens de se rendre "sciemment complices des violences et des tortures infligées à des dizaines de milliers de réfugiés et de migrants détenus par les services libyens de l'immigration". Amnesty international a en effet retrouvé la trace de ce navire libyen, grâce au numéro 648 inscrit sur sa cabine de pilotage.

65% de migrants en moins sur les plages italiennes

Il s'agit en réalité d'un bateau donné à la Libye par le gouvernement italien, dans le cadre des accords conclus entre les deux pays afin de fermer la route migratoire en Méditerranée. Des accords qui visent notamment à apporter équipements, formation et assistance technique aux garde-côtes libyens afin de les aider à stopper les traversées de migrants.

VIDEO. Migrants - Esclavage : Preuves des complicités entre l'Europe et la Libye

Une stratégie qui semble avoir fait ses preuves puisque les arrivées de migrants sur les plages italiennes ont chuté de 65% entre juillet et décembre, par rapport à la moyenne aux mêmes périodes entre 2014 et 2016. "Mais les réfugiés et les migrants interceptés par les garde-côtes libyens sont envoyés dans les centres de détention où ils subissent des traitements terribles (détention arbitraire, torture, travail forcé, extorsion, homicides illégaux...)", dénonce Amnesty international.



Mélanie Rostagnat
19/12/2017 à 21h02
BFMTV Midi
 


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